UNE CES
n’accuse aucun trouble subjectif ; la respiration, la phonation, la déglutition s'exécutent chez lui d'une manière presque
normale ; à peine s’il existe quelques vagnes douleurs dans
. la nuque et un peu d'hyper-sécrétion salivaire, On ne voit
rien à l'examen de la bouche, mais en s’aidant du miroir
laryngé on voit l’épiglotte, le sillon glosso-épiglottique, les
deux replis aryténo-épiglottiques, les cornicules et la bor-
+ dure inter-aryténoïdienne envahis par un épithélioma végé-
E-. OBSERVATION IV (Personnelle)
M. D...,63 ans, agriculteur. Il y a quatre ans,a constaté
4 l'apparition d’une grosseur sous-maxillaire gauche. Cette #3 grosseur augmente progressivement de volume pour attein- Cu dre les dimensions d’une petite pomme. Pas de douleurs, Il ; vient consulter à Saint-Antoine où on lui fit dix ‘applications de rayons X. Assez rapidement la grosseur diminua de volume, une noix environ. Au bout d'un an et sans traite-
ment, elle avait encore diminué et n'était plus qu’une noi-
sette. Depuis elle n’a pas changé. Elle est très adhérente
1 aux plans profonds, elle est assez douloureuse au toucher. : Il y a un an une grosseur semblable à la première survient É. à droite,assez rapidement elleaugmente de volume et actuel- À | lement elle atteint les dimensions d’une mandarine Enfinil
y a quelques semaines le malade s'aperçoit que sa bouche se ferme de plus en plus. Actuellement le trismus est très considérable, malgré tous ses efforts pour ouvrir la bouche les
Rs __ dents supérieures chevauchent d'environ 5 centimètres les
— A4 es, dents inférieures. Ce trismus est du à une tumeur ulcérée de
l'amygdale gauche,
OBSERVATION V (Personnelle).
M. D... 56 ans, artiste. Le début remonte à environ cinq mois par des douleurs dentaires. Peu après est apparue une grosseur cervicale droite du volume d’une noix, absolument sans douleur. Peu à peu cette grosseur augmente de volume et actuellement elle atteint les dimensions d’une grosse pomme. Depuis trois mois des picottements sont apparus, d’abord légers ils se sont rapidement accentués. Sa langue depuis deux mois est de moins en moins mobile, il la manie très difficilement, la parole est embarrassée et la déglutition est pénible. |
Actuellement la tuméfaction est très dure, non douloureuse au toucher, très adhérente aux plans profonds, quelques nodosités saillent de la masse ganglionnaire,
En faisant tirer la langue du malade on voit une petite ulcération sur le bord gauche, la langue est déviée du côté malade, car à sa partie postérieure gauche on voit au miroir laryngé une vaste ulcération jaune sale, saignantau moindre
moindre contact, l’épiglotte est également infiltrée.
OBSERVATION VI (Personnelle).
M. R..., 61 ans, représentant de commerce s'aperçoit il y a cinq à six ans de la présence d'une grosseur non douloureuse du volume d’un petit pois sous l’angle de la mâchoire, Cette grosseur devient bientôt de plus en plus importante.
Un médecin l'envoie à l’Institut du radium où on découvre
une petite ulcération au pôle supérieur de l’amygdale droite.
On pratique une biopsie qui confirme le diagnostic de néoplasme. Actuellement cette ulcération a perdu une partie de ses caractères primitifs, mais ses bords sont cependant très durs.
Il existe une tumeur volumineuse envahissant toute la partie latérale du cou à droite. Uniformément dure sauf à la partie toute inférieure où on voit un petit point un peu rouge, moins dur, en voie de ramollissement.
La tumeur en général est très adhérente aux plans su-
perficiels et profonds.
OBSERVATION VII (personnelle).
Photographie nr 7.
M. G..., 52 ans, mécanicien, avait mal à la gorge depuis six mois. Il avait, disaitil, un bout de chair détachée qui allait et venait avec la sensation très nette d’une brûlure, d’une écorchure. Il avait mal pour avaler mais sa gêne était peu accentuée.
On lui ordonna des gargarismes. Peu à peu la douleur s’accentua, Fin octobre apparut un ganglion dur, sans gêne appréciable et non douloureux.
Puis cette adénopathie augmenta de volume et actuellement elle est considérable, très dure, fixée complètement au plan profond vertébral.
La peau n’est pas touchée, il y a un léger œdème intermit-
tent, Puis le ganglion devint douloureux, il ÿ eut une gêne con-
sidérable à la déglatition. Le corps thyroïde est déplacé vers la droite. La tête est penchée vers le côté gauche.
Ici c'est un néoplasme pharyngo-laryngé gauche n'ayant pas encore envahi le bord libre de l’épiglotte. C’est un chou-
fleur rouge et non ulcéré.
On note une paralysie récurentielle gauche. La langue est
parfaitement libre.
OBSERVATION VIIT (Personnelle).
M. P..., 59 ans, camionneur, a été opéréil y a quatre ans
à l'hôpital Saint-Michel pour un néoplasme de pylore. EE
Il y a sept mois enrouement, puis, trois semaines après, la 4 respiration devient de plus en plus difficile ; il entre dans me. notre service à l'hôpital Lariboisière. 7
A l'examen on constate une grosse infiltration du repli
DE
aryténo-épiglottique gauche ; il n'y a pas d'adénopathie. ‘On pratique rapidement une trachéotomie. = 4 | Trois mois après le malade vomit et crache du sang rouge < et noir à différentes reprises, puis une masse ganglionnaire occipito-mastoïdienne gauche apparaît. 4
. Rapidement la tumeur progresse et actuellement on cons-
x 4 ai] tate une vaste adénopathie cervicale prenant toute la largeur du cou ; cette tumeur est assez rouge, très dure, avec de nombreux noyaux. .
OBSERVATION IX (Personnelle).
Photographie n° 2.
M. L.., 54 ans, chauffeur, s’aperçoit de la présence de :
PSS petits ganglions sous-maxillaires durs il y a environ six
he