‹ Contribution à l'étude des adénopathies cancéreuses secondaires du couChapitre 9 sur 23 · PO · texte numérisé non relu

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évidement ganglionnaire, on peut toujours dénuder l'artère et la séparer sans trop de peine.

3° Troisième période. — La tumeur ayant ainsi envahi tous les plans profonds, la (périadénite s'attaque aux plans superficiels.

Bientôt, les téguments sont épaissis, infiltrés, durcis, raides, ils sont rouges, des plis y sont creusés dont il est impossible d’écarter les bords ; l'élasticité a complètement disparu, le glissement de la peau sur la tumeur est désormais impossible.

La peau est prise, elle est envahie par le cancer:

Îci la tumeur bourgeonne dans la partie supérieure de la trame cutanée et l'on pressent déjà l'ulcération.

Là un processus de rétraction l’attire dans la profondeur, la déprime, la sillonne de rhagades., Cela donne à la tumeur un aspect bosselé, vallonné, inégal, irrégulier, très caractéristique.

Vers la périphérie, la peau n’a plus qu'un état chagriné. Si on la pince entre deux doigts, on provoque le phénomène de la peau d'orange.

Plus loin, tout à la périphérie, la tumeur est entourée de peines superficielles gorgées de sang, indice d’une mauvaise circulation de retour.

40 Période des ulcérations. — Cette énorme tumeur ganglionnaire peut quelquefois rester uniformément dure, mais c'est l’excention.

Le plus souvent la tumeur subit des transformations. Ces transformations consistent en un ramollissement qui peut être soit caséeux, soit séreux.

me. Les parties bourgeonnantes se ramollissen ES la tumeur ressemble à un véritable adéno-phlegmon cancéreux,-sorte de cuirasse ligneuse enserrant 5 toute la hauteur et toute la largeur du cou. | :

Dans toute l'étendue de cette vaste infiltration, les téguments sont rouges, violacés, épaissis, plissés, 4 adhérents.Puis, peu à peu au niveau des parties bour- 4 geonnantes, la peau se sphacèle, elle est détruite 5 par le processus de dégénérescence. Sur cette vaste É + tumeuril peut ainsi y avoir une, deux ou plusieurs 3 = ulcérations rondes (voir photographie n° 2) par où , s'écoule un liquide blanc-roussâtre, séro-purulent contenant de nombreux grumeaux.. TES

Ceux-ci ne sont autre chose que des fragments de ganglions cancéreux frappés de nécrose parcellaire ; 5 il se forme, en effet, dans les ganglions, des phéno- 3 mènes de nécrobiose et de spacèle semblables à. ceux qui se passent dans les néoplasmes primitifs. | Bientôt ces petites ulcérations gagnent en étendue | ; et se réunissent ; on a alors une vaste ulcération en Re à forme de cratère qui peut atteindre une assez grande : é dimension et dont la profondeur peut être quelque- mi. fois assez considérable (voir photographie n° 3-40 Ces bords sont éversés, rouges, grumeleux, la base K est extrêmement dure et adhérente aux plans pro- E. fonds. Il s'écoule de cette ulcération un liquide sanieux, roussâtre. Get écoulement est si abondant

qu’on doit renouveler le pansement très fréquem-

ment, plusieurs fois dans la: journée.

Re" GA … De op en teinps on détache de la profondeur

de l’ulcération de gros blocs de grumeaux.

3 Le malade dégage une odeur épouvantable, la __ fétidité est si grandequ'il est un objet d’ horreur et de répulsion même pour sa famille,

Ilse produit assez souvent des hémorragies plus | ou moins abondantes qui peuvent, parfois, emporter D. lemalade. ‘. - à à b) Ramollissement séreux. — Il se produit, très 4 4 exceptionnellement, une sécrétion à l'intérieur des 4 ganglions, La tumeur a alors l'aspect d’un véritable : kyste contenant un liquide séreux. Ce kyste d’ailleurs ne tarde pas à s'ouvrir et l’ulcération qui est ainsi formée présente les mêmes caractères que ceux décrits précédemment.

94 Tous ces symptômes ne vont pas sans que l’état physique du malade ne soit gravement atteint, la 4

4 maigreur est de règle ainsi que la dysphagie et la dyspnée.

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