‹ Contribution à l'étude des adénopathies cancéreuses secondaires du couChapitre 8 sur 23 · LAS · texte numérisé non relu

LAS

Ces ganglions sont en assez grand nombre éche-

lonnés le long de la chaine jugulaire principale.

2° Deuxième période. — Rapidement la périadé- 4

nite s’installe ; le premier organe atteint est le …

muscle sterno-cléido:mastoidien. 24

I faut savoir reconnaitre la position de ce gan-

glion par rapport au muscle sterno-mastoïdien ; M à Fe.

il situé au-dessus ou au-dessous ?

via

Saisi à pleine main sa mobilité ne varie pas quand

le muscle est en état de relâchement ou de contracture, si le ganglion est superficiel, il saille légèrement sous l’etfet de la contraction musculaire. e

Si, au contraire, le ganglion est souSmite ni il devient insaisissable quand on fait contracter le muscle. | |

Quand le ganglion est adhérent au sterno-mastoïdien, il est mobile dans le plan latéral, mai: immobile dans le plan vertical quand le muscle est

en état de relâchement ; si alors on le fait contracte

Lo RE

| le ganglion dt complètement immobile dans tous les plans.

Déjà à cette période on constate un léger torticolis qui ira d'ailleurs en s’accentuant au fur et à mesure que l’envahissement des organes voisins de sera plus important, jF+e | Bientôt, en eflet, les ganglions les plus De | # ne tarderont pas à être envahis, ils sont comme . cimentés les uns aux autres par la périadénite adhé-

sive ; ils s’agglomèrent et forment une sorte de bloc. + FANS (voir photographie, n° 1).

Cette tumeur qui déforme la région cervico-faciale est dure, bossuée, sans la moindre rénitence.

Si on essaie de la mouvoir dans le plan vertical, 4 elle demeure obstinément immobile ; d'avant en 4 arriére elle se laisse, il est vrai, déplacer, mais c’est __ à peine, On dirait que de sa face profonde émanent : 1 des tentacules invisibles qui la retiennent aux vis- PE À cères du cou et, d’ailleurs, quand on la mobilise,on

mobilise en même temps le sterno-cleido-mastoi- __ dien; elle s’est infiltrée dans le parenchyme deceluiciet s’est incorporée à lui.

4 Faisons maintenant contracter le muscle, la tumeur devient tout à fait immobile ; elle est bloquée.

L'adhérence devient par la suite de plus en plus | complète avec le sterno-cléido-mostoïdien.Le malade “4 est atteint d’un véritable torticolis par myosite ; il

a une attitude caractéristique : inclinant la tête du côté de la tumeur, il ne peut d’ailleurs la tourner ni

à droite, ni à gauche, le muscle du côté malade ne | se contracte plus,il bride même par son irréductible 10 rétraction les mouvements dont le muscle du côté Ps sain est l’agent.

F La tête est figée dans une position immuable.

“2 175 Rapidement l’adhérence gagne les plans profonds 4 et bientôt elle atteint le périoste des vertèbres et du

- . maxillaire inférieur.

Qu’advient-il des artères, nerfs et veines ?

hi - La veine est très rapidement atteinte, le nerf plus : : tardivement, quant à l'artère elle n'est jamais adhérente. Cela s'explique aisément.

13e La veine adhère très vite parce que :

? Es | 1° C’est contre elle que les ganglions sont dispons . sés, elle est donc plus exposée à être englobée parla Ra: périadénite ;

4 | 20 Sa paroi est molle ; donc ne se défend pas ; Ne. 3° Elle est immobile ; en effet le sang circule par

l'effet de l'appel thoracique, c’est donc un organe passif.

ue 4

KE ré

Il est d’ailleurs impossible d'enlever des ganglions

cancéreux sans être obligé de lier la veine jugulaire et de la réséquer. .

Le nerf est lui aussi immobile, donc peut être facilement atteint par la périadénite.

Au contraire l’artère se défend très bien, car elle est en état de travail permanent, sa paroi est très

Lo

élastique, elle oppose donc une grande résistance à

AE Mae RO NÉ eee Ë Fe += AD

l’infiltration cancéreuse, ce qui fait que, dans un

Page 1