‹ Contribution à l'étude des affections cardio-vasculaires consécutives aux traumatismes non pénétrants et à l'effort violentChapitre 11 sur 20 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

G... Henri, 33 ans, instituteur, pilote aviateur. sa

Aucun antécédent héréditaire, ni collatéral, et, en dehors des maladies de l'enfance, on ne relève ni R. A. A., ni chorée. Le malade, en 1939, entre dans larmée de l'air, et, à la suite des examens médicaaux du personnel navigant a. pratiqués (Prof. Coumel), il est reconnu apte au P. N. En mars 1940, lors d’un vol . d'entraînement, accident entraînant une fracture du crâne (perte de vitesse au 7 décollage, chute d’une dizaine de mètres). Le malade demeure six jours dans le coma et ne reprend définitivement connaissance qu’au bout de vingt-cinq jours. Au terme de sa permission de convalescence, le sujet qui ressent une oppression, d’ailleurs légère, est noté un frémissement de la région endo-apexienne, mal localisé dans le temps vu la rapidité du rythme et un énorme souffle diastolique de base avec maximum au niveau du sternum. Il existe aussi à l’apex un souffle systolique. La tension artrielle est à 16/5. (Prof. Dumas. Société Médicale des Hôpitaux de Lyon, 25 mai 1943.

Le malade est alors réformé. C’est à partir de 1943 seulement que des troubles subjectifs commencent à être notés, à type d’algies précordiales, à l’effort en particulier. Par ailleurs, sujet très nerveux, mais on note ni dyspnée d'effort, ni œdème.

Au début novembre 1949, la palpation objective la pointe dans le 6me E, I. C. gauche à travers de doigts en dehors de la ligne médioclaviculaire, un frémissement de base systolique siège au niveau des 3me et 3me E, I. G. Le rythme est régulier et, à la base, le souffle diastolique, très intense dans le 2me espace, se propage vers la pointe où il est nettement perçu.

À la base il existe aussi maintenant une souffle systolique intense se propageant dans les vaisseaux du cou, du type souffle d'accompagnement.

La tension artérielle est à 19/5.

Par aïlleurs, albuminurie assez importante, 1 gr. 40 par litre, et azotémie à 0,50 %o.

En février 1951, il n'y a pas de changement de la symptomatologie, et l’albuminurie s'élève à 0,90 par vingt-quatre heures,

En somme, énorme fuite diastolique avec gros souffle e d'accompa ï ment sans rétrécissement de l’orifice aortique, et hypertrophie du ventricule PA. Depuis plus de deux ans tous les gros troncs artériels donnent. des pbs Ho

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C+, 40 ans, marié, deux enfants, est examiné à oo d’une expertise. . Aucun antécédent héréditaire, ni collatéral, et 10 ne relève, en dehors des

sante, est vérifiée au cours du stage, avant et après les épreuves, FR au point

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un isolateur se : trouve brisé, et, sous la pluie, l’attelage du camion est électrocuté. C'est en voulant dégager les chevaux que le malade reçoit une décharge élec-

É trique dans le membre supérieur droit et tombe dans un état de contracture

. musculaire intense. Dégagé au bout d’une minute, il est évacué sur l’infirmerie,

puis sur l’hôpital militaire D.-Larrey, à Toulouse, où, le soir même, le médecinlieutenant-colonel Audouy, médecin des hôpitaux militaires, dictait la note sui-

: vante :

. « À son arrivée, malade ayant toute sa connaissance. Tremblements des mem- bres inférieurs. Se plaint de douleurs dans les jambes. Ni contusion, ni brûlure. A l’auscultation cardiaque, bruit de galop intense. Tension artérielle, 16/6. »

DV Les jours suivants on individualise un souffle intense d'insuffisance aortique.

Vérification radiologique avec augmentation du volume des différents diamètres, ” surtout au niveau du ventricule gauche et une augmentation de calibre de l’aorte + descendante.

Le malade est présenté devant le conseil de réforme de Toulouse qui décide un changement d’arme. C’est dans l’aviation que le malade terminera sa carrière militaire, en 1948, comme comptable.

En 1951, lassitude générale et algies précordiales légères à l'effort, et, depuis six mois. apparition d’une dyspnée d’effort.

Le 21 février 1953, sujet apparaissant en assez bon état général : 1 m. 67 et 63 kilogrammes. A l'inspection, danse des artères, Pointe battant dans le Vme E.I.C, gauche à deux travers de doigts en dehors de la ligne médio-claviculaire. De fait, à la palpation, choc en dôme, très net. Pas de frémissement de base.

L'auscultation révèle un gros souffle diastolique dont le maximum se trouve dans le troisième E. I. C. droit avec propagation vers l’apophyse xyphoïde, souffle

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