‹ Contribution à l'étude des affections cardio-vasculaires consécutives aux traumatismes non pénétrants et à l'effort violentChapitre 12 sur 20 · QE FE SAR ES · texte numérisé non relu

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d’ailleurs perceptible dans toute l'aire cardiaque. Un souffle systolique d'accompagnement peu important est perçu, en particulier dans le troisième E. I. C. droit.

La tension artérielle est à 14/6, le pouls à 75, régulier. La silhouette radioscopique d’hypertrophie ventriculaire gauche. Poumons normaux, sans signe de stase.

Ni spléno, ni hépatomégalie. \ :

L’électrocardiogramme montre une prédominance gauche.

Il n’y a pas d’albuminurie. :

Sérologie spécifique et test de Nelson sont négatifs. £

Le malade est revu en juin 1953. Tension artérielle à 14/6. Assez bon état général.

Ainsi ces deux observations nous montrent-elles deux insuffisances aortiques traumatiques bien tolérées depuis treize et quinze ans, en

dépit de la symptomatologie caractéristique mise én évidence dès le

début de ces affections. Le myocarde ne présente à l’heure actuelle aucun signe de défaillance, et il nous semble alors nous trouver devant une affection nettement différente des cardiopathies sigmoïdiennes d’étiologie commune, rhumatismale en particulier. En effet, l'importance clinique des lésions, révélée par les signes cliniques très particuliers, invitait à porter un pronostic lointain des plus défavorables. Or, nos malades continuent à mener une activité normale. L’un d’eux, instituteur, dirige une classe (suivant les conceptions modernes, moins pénibles que les méthodes traditionnelles) ; l’autre conserve son emploi de comptable. Tous deux sont chargés de famille. ;

Nous rapprocherons d’ailleurs ces deux cas de celui que citent BARBER et OSBOR\ : chez un malade atteint de cardiopathie valvulaire, la mort survient à la suite d’une pneumonie vingt-deux ans après le traumatisme.

Sommes-nous en droit, devant ce pronostic favorable, de penser avec LUTEMBACHER [39 bis] que la défaillance cardiaque dans les cardiopathies valvulaires rhumatismales est le fait plus de la continuation subaiguë de la maladie rhumatismale au sein du myocarde que de la destruction, même assez importante, d’un organe nécessaire au mécanisme de la circulation ? Du moins, le pronostic jusque-là favorable dé nos deux observations semble constituer une nouvelle preuve, assez surprenante il est vrai, mais cependant intéressante, de l’authenticité des lésions invoquées.

ETUDE MÉDIGO-LÉGALE

Reconnaître l’origine traumatique d’une affection cardiaque et en apprécier l'importance pose au médecin-expert des problèmes délicats.

Nous savons en effet déjà que le diagnostic de l'atteinte cardiaque peut être malaisé en raison souvent de la banalité de la symptomatologie. Mais celui de son origine traumatique exige une enquête très approfondie et de multiples conditions à satisfaire. En outre, les bases et modalités de la réparation sont très différentes suivant qu’il s’agit d’un

accident du travail, d’un accident de droit commun ou d’une demande de pension militaire.

bai MR

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