EN PT
d'a ee. Se DE sont examinés par le médecin-expert : à une te parfois fort éloignée de celle de l’accident. Ils allèguent alors, tantôt des roubles subjectifs en rapport avec des anomalies du rythme cardiaque, He des malaises de caractère a mais Htiiae. d'affecter
l'examen dde a déjà reconnu des ones du rythme, s'impose de
toutes manières une exploration électrocardiographique. La constatation
de troubles du rythme, tels que flutter, fibrillation auriculaire, dissocia- __ tion auriculo-ventriculaire, ne laisse aucun doute sur l'organicité de Vatteinte cardiaque. Mais l’on ne saurait ignorer que nombre de troubles fonctionnels ne se traduisent par aucune anomalie électrique, même avec
les techniques les meilleures. Il convient cependant d’en préciser l’exis- tence par une adroite mise en évidence, afin de pouvoir établir un caractère objectif aux troubles allégués. Faut-il ajouter que de très nom-
breuses épreuves fonctionnelles ont été proposées pour chercher à
reconnaître et à évaluer la diminution de la valeur fonctionnelle cardiocirculatoire. Certaines sont des épreuves d’effort, comme celles de Mar-
- TINET, de Lran et de VioLa. D’autres recherchent la durée de l’apnée
volontaire. Mais toutes comportent une part subjective d'exécution et
mesurent imparfaitement la fonction cardio-vasculaire. L'épreuve du
temps de circulation à la lobeline s’ajoute à ces méthodes et l’on pourrait encore, avec SEGERS, proposer l’électrokymographie, la balistographie et la rhéocardiographie. Malgré tout, l’appréciation du retentissement exact du traumatisme cardiaque échappe encore à des moyens de détermination rigoureux.
20 Il s’agit maintenant d'établir l’origine traumatique de ces lésions.
L'étude des circonstances de l’accident, le point d'application du traumatisme apporte en premier lieu des données intéressantes. Un choc peut avoir causé des fractures de côtes ou du sternum, tout en laissant le cœur parfaitement indemne. Mais, en général, une chute sur la poitrine ou le dos, un objet qui frappe avec force les régions précordiales ou dorsales sont en faveur d’une atteinte cardiaque possible. On doit noter aussi le rôle d’un effort violent, comme la tétanisation présentée dans notre deuxième observation. Enfin un grand traumatisme a sévèrement frappé l’organisme, et ainsi dans le cas de notre premier blessé, l’on ne cherche même pas (peut-être à tort), devant les signes généraux, à dresser le bilan de toutes les lésions organiques. Cependant, si ces éventualités représentent la grande majorité des cas, il faut demeurer réservé
près l'accident. .
en de même de bien faire a les signes
l . Ureue 4 nes de Les. Par contre, des documents a cote
re à sa sortie de YhôDital le médecin-expert qui l’examine pourrait penser au Se l’hyposystolie présentée est due aux lésions pulmonaires qui ont affecté ce cœur
; ‘porteur d’une maladie de Roger. Or, une radiographie pratiquée quelques heures après l’accident, montre une silhouette cardiaque hormale. Le cliché pris au moment de l'expertise révèle une saillie de l’arc moyen gauche : il y a dilatation incontestable de l’artère pulmonaire et de ses branches. D’autre part, un examen clinique, effectué des années auparavant, n'avait jamais mis en évidence ce souffle systolique en rayon de roue. Le médecin-expert peut alors conclure à l’existenc
: d’une rupture traumatique du septum interventriculaire. ù x CNE à du ES =
RU Cependant le sujet a pu présenter des troubles tardifs, après un véritable « intervalle libre » pendant lequel il a poursuivi normalement ses se occupations. On doit alors se référer aux documents et certificats médicaux délivrés pendant cet intervalle, puis pendant la période de roublee 0 et qui peuvent éclairer très utilement le médecin-expert sur la nature des premiers symptômes, les constatations effectuées et les soins prati-
qués.
Enfin il importe de bien étudier toutes les pièces, certificats relatifs à l’évolution de l'affection, en particulier radiographies et électrocardio- S grammes, et d'éliminer formellement toute nouvelle maladie survenue … ne depuis le traumatisme. D'ailleurs, ce n’est qu’en l’absence de toute expli- ; À Ë
cation plus habituelle des troubles mis en évidence que la lésion traumatique sera admise. L’existence de maladies antérieures, et de rhumatisme articulaire aigu en particulier, laisse en effet subsister un doute important sur la nature des troubles constatés. Par contre, différentes \ dispositions permettent, dans un certain nombre de cas, d’avoir la notion très nette d’un état antérieur cardio-vasculaire indemne. Ainsi les exa- À mens subis à l’armée, comme la visite d’incorporation, les visites d'apti tude aux emplois spécialisés comme ceux du personnel navigant de l’armée de l’air, apportent-ils des éléments de comparaison extrêmement précieux. Soulignons ici la grande fréquence de ces examens avec le développement des techniques militaires modernes : turbo-propulsion, parachutage. De même le personnel sous-marinier, les stagiaires des
écoles d'éducation physique ou de haute montagne font-ils l’objet d’une sélection médicale rigoureuse.
S Dans le cadre de la médecine du travail Gaterient les examens SyS- Fa tématiques et périodiques peuvent offrir de solides garanties. Enfin l’on peut avoir la notion d'examens médicaux antérieurs, ou même d’observations effectuées dans un service hospitalier.
Cependant il n’est pas toujours permis de conclure d’une manière formelle en dépit de ces preuves. Chez un sujet âgé, à bon droit, un athérome coronarien peut toujours être suspecté. Mais il n’est cependant pas la règle, et par contre, fait rarissime mais rencontré, une lésion cardiaque apparemment attribuable à un traumatisme peut n'être qu’une conséquence d’un athérome précoce. Une observation de Mac Doxnarp illustre d’une manière particulière ce fait [41].
Un jeune homme de 21 ans est frappé à la partie gauche du thorax par un ballon d'entraînement. Il ne ressent aucun trouble particulier, mais au retour ül éprouve une sensation d’oppression thoracique. Il se couche alors et progressivement s’installera une dyspnée importante et des algies précordiales si pénibles qu’un traitement à la morphine est institué. La tension artérielle est à 11/6. L'E. C. G. fait porter le diagnostic de thrombose coronarienne. Le malade, guéri de cet épisode, reprend son travail de bureau, mais dix mois après une nouvelle
: thrombose, ayant débuté de nuïit, est mortelle en l’espace de quinze jours. L’autopsie révèle alors des artères coronaires athéromateuses sténosées, les traces de la thrombose ancienne de la coronaire gauche et un infarctus récent dans le Ver ritoire de la coronaire droite.
Devant cet exemple, très exceptionnel sans doute, devant aussi la difficulté, chez un adulte assez âgé, de préciser l’état antérieur au point de vue athérome, il nous paraît intéressant de souligner la bonne valeur de l'examen du fond d'œil, et sans doute toute expertise de traumatisé gagne-t-elle à être complétée par cet examen facile.
Enfin il est des cas litigieux où le problème de l’origine des lésions ne se trouve définitivement résolu qu’à l’autopsie.
3° La réparation du dommage ne soulève en principe aucune difficulté majeure. Une fois admise sur des bases solides l’origine traumatique de la cardiopathie, les modalités de la réparation due à la victime dépendent d’une part de la forme et de la gravité de l'affection, et d'autre part de son cadre juridique.
Le barème militaire en ce qui concerne les affections cardio-vasculaires n’est qu'indicatif. Il correspond d’ailleurs au barème des Accidents du Travail. Celui-ci . ainsi pour des lésions cardiaques bien compensées un taux de 5 à 20 %, pour des troubles fonctionnels bien caractérisés de 20 à 80 %, et Dole répond au taux de 80 à 100 %. Quant aux ruptures valvulaires, on admet une réduction de capacité de 30 à 90 %. Notre cas n° 1 était d’ailleurs évalué en premier recours au taux de 60 % (auxquels s’adjoignent 45 % d'invalidité pour le traumatisme cranien). Sur demande de l'expert, ce taux est passé à 100 % en 1950. DE Larr signale qu’en Belgique, une rupture traumatique de valvule bien compensée est réparée de 10 à 30 % en matière d'accident, et avec troubles fonctionnels, de 30 à 70 %. De même les affections traumatiques
myocE de bien compens: ee
1 l'ince on se Po su . bis L est. lus ee Celle-ci ne | dédor mager:
o pert à fo cr
Lu ‘même En cas de troubles graves dasssgle, car : l'expert se est “sou +)
| moyenne où l'évolution, imprévisible, peut être brusquement : aggravée par des complications diverses. S
nt Re économique, l'incapacité professionnelle pouvant nécessiter un changement de profession. De l’ensemble de ces données, dont ae l'appréciation générale est laissée au pouvoir du juge, celui-ci évaluera le préjudice subi et assurera la réparation intégrale.