‹ Contribution à l'étude des affections cardio-vasculaires consécutives aux traumatismes non pénétrants et à l'effort violentChapitre 17 sur 20 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° Nous présentons deux cas d'insuffisance aortique traumatique, qui ont été considérés par la Commission de Réforme de Lyon comme imputables au service.

2 Ces insuffisances aortiques traumatiques sont survenues chez des sujets jeunes, âgés respectivement de 20 et 28 ans. Les examens systématiques du Personnel Navigant et de l’Institut National d'Education Physique permettent de considérer ces sujets comme rigoureusement sains, en particulier du point de vue cardio-vasculaire, au moment de leur accident.

3° Ces insuffisances aortiques importantes sont bien tolérées depuis treize et quinze ans, ce qui permet, semble-t-il, d'accorder à l’insuffisance sigmoïdienne traumatique pure un pronostic beaucoup plus favorable que celui classiquement admis.

4° Le chapitre des cardiopathies traumatiques s’est récemment enrichi de lésions des parois coronaires saines, soit par rupture lors de traumatismes directs de la région précordiale, soit par anévrysme disséquant sans atteinte importante de l’intima, au cours d’efforts exceptionnellement importants.

5° La fréquence des troubles cardiaques de nature diverse chez les polytraumatisés semble plus élevée que ne le mentionnaient les travaux classiques. Ils demandent une étude plus approfondie.

6° Devant tout accident de cette nature, il convient d'effectuer un bilan cardio-vasculaire immédiat, cliniquement, comme le montre notre seconde observation, et, si possible, avec documents radiographiques et électrocardiographiques. Ce bilan sera répété à intervalles réguliers. L'examen du fond d’æil s'impose en de tels cas : il renseigne en effet sur l’état artériel antérieur.

7° De l’étude générale ci-dessus, relative aux affections cardio-vasculaires consécutives aux traumatismes non pénétrants ou à un mécanisme d'effort, nous avons rapproché un cas d’hypertension artérielle constaté après un traumatisme cranien et une fracture du col de l’humérus, et considéré par la Commission de Réforme de Lyon comme imputable au service.

Le Président de Thèse, M. MAZEL.

Vu :

Le Doyen, H. HERMANN.

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