RME ARS
point de départ auriculaire (Haporw), chez un malade ayant en apparence fort bien supporté le traumatisme précordial. ;
En s’éloignant de la période initiale, on peut assister à la défaillance cardiaque progressive. Il s’agit là souvent de la conséquence d’une cardiopathie valvulaire traumatique, mais parfois aussi l’on peut se trouver en présence d’une défaillance cardiaque due à l'extrême diffusion de lésions contusionnelles à travers le myocarde, et s’établissant peu à peu, comme dans le cas de MM. FROMENT et CAMELIN.
Beaucoup de troubles cardiaques post-traumatiques régressent. Cependant persistent souvent des signes fonctionnels, des algies précordiales faisant de ces malades de petits infirmmes. L’on ne peut nier cepen- , dant l'existence de l’angor traumatique, affirme Lran [38], mais celui-ci ne doit alors s’observer avec netteté que chez le jeune sujet. Il est alors uniquement traumatique. La plupart du temps, un angor à la suite d’un traumatisme révèle un état cardio-vasculaire antérieur. DONZELOT a d’ailleurs publié un cas d’angor traumatique chez un sujet jeune.
Cependant, l’étude des troubles du rythme doit souligner l'atteinte souvent persistante, parfois même définitive, de certains centres de la régulation cardiaque intrinsèque. On connaît, depuis GALLAVARDIN [21], des cas de blocs auriculo-ventriculaires typiques.
Des fibrillations auriculaires ont été notées (Etienne MARTIN, GRAVIER et MazeL). Ce trouble peut cesser après traitement à la quinidine, ou spontanément en s’éloignant du moment de production du traumatisme. L’arythmie extrasystolique est banale et peu symptomatique de l’atteinte ventriculaire.
Enfin, quelques tachycardies sinusales permanentes ont pu être notées (LANGERON [34]). Peu de progrès ont cependant été effectués dans cette étude au cours des dernières années.