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lies, on étudie très soigneusement l'état du malade ; et après avoir noté les signes de violences extérieures éventuelles sur le thorax, l’aspect général du malade, les signes fonctionnels présentés, on contrôle en premier lieu le pouls, dont l'étude apporte peu de renseignements en géné-
ral, tant la tachycardie et l'apparition d’extrasystoles sont habituelles …
aussitôt après l’accident.
En second lieu, un examen cardiologique soigneux repère l’apex, recherche des frémissements pouvant signer une atteinte valvulaire d'une manière formelle. La percussion, même dans les cas de tamponnement du cœur, peut être délaissée et ne présente qu’un intérêt relatif.
L’auscultation cardiaque précoce revêt bien entendu, dans le cas d'une cardiopathie valvulaire traumatique, une importance exceptionnelle, et dans notre deuxième observation, pratiquée le jour même de l’accident, elle apporte des renseignements d’une valeur capitale. Signalons, à ce propos, le caractère intense et rude du souffle diastolique d’insuffisance aortique ou du souffle d'insuffisance mitrale. Ces caractères évoquent en particulier ceux des souffies décrits dans les cas d’endocardite infectieuse. Le souffle se propage en général fort loin, plus même que ne le décrivent les irradiations classiques, et c’est ainsi que le souffle d'insuffisance aortique peut être perçu jusqu’à l’extrémité de la région scapulaire droite. Son timbre est piaulant, en balle de fusil, et l’on a même parfois parlé de correspondance avec le son d’une harpe (KISSANE). Enfin, et c’est là une éventualité intéressante, à plusieurs reprises, VAQUEZz [68], LiviErATO [39], Ramon et Mizztez [51], notent que ce souffle peut être perçu à distance de la poitrine du malade. TESSIER, dans la thèse de BELLOT, indique même avoir pu percevoir un souffle d’insuffisance aortique jusqu’à sept mètres du thorax du malade. C’est d’ailleurs ce bruit qui, parfois, a pu amener consulter le malade (BURNEY- VEo [10 bis], RAmonp et MILLIEZ).
Si l’auscultation, dans le cas d’une cardiopathie valvulaire traumatique, apporte des renseignements indiscutables, quand bien même les irrégularités du rythme ou la rapidité de celui-ci peuvent venir l’entraver, il n’en est pas de même pour les autres cardiopathies, mis à part le cas exceptionnel de rupture septale se traduisant par un souffle difficilement distingué d’avec celui d’une rupture valvulaire (SouLté, Dr Marreo et CHicHE [63].
Un bruit de tic-tac, suivant les auteurs anglo-saxons, un frottement péricardique est-il un signe caractéristique d’une rupture du myocarde entraînant un tamponnement du cœur ? En fait, un assourdissement des bruits du cœur paraît le signe le plus habituellement rencontré.
La prudence commande alors de recourir à l'exploration radiologique et électrocardiographique, non sans avoir au préalable noté le chiffre de la tension artérielle toujours abaissé, et si possible celui de la pression veineuse qui augmente en sens inverse.
La radiographie montre une dilatation cardiaque transitoire signalée expérimentalement par SCHLOMKA et que SCHULZ [59] a retrouvé clini-
Ne
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d S Le. ventriculaires, en die des anomalies ‘æ dorée
rapide allant jusqu’à l’image du bloc de branches et, très fréquemment, s inversions de l’onde T, tout comme dans les enregistrements d'infare- Le tus du myocarde. |
Signalons, cependant, un dernier geste chez un malade aux ondes
rapides, au voltage extrêmement bas et qui présente une dyspnée intense, très douloureuse. L’agitation, l’anxiété, une petite toux sèche et
superficielle font alors évoquer un hémopéricarde. Dans ce cas, il semble
indiqué de pratiquer une ponction exploratrice (DARDENNES [131), et, en
cas de résultat positif, de poser, sans délai, l'indication d’hémostase
directe par suture du myocarde. Notons que, dans ce cas, le pouls est encore petit et irrégulier, et le fait de remuer le malade entraîne, suivant BLALOCK, l'apparition d’une importante cyanose.
Les formes cliniques, avons-nous vu, revêtent les allures les plus variables. Nous nous efforcerons de les caractériser rapidement.
Parmi les lésions mortelles à bref délai, l’hémopéricarde impose une décision thérapeutique immédiate, Mais à côté de ce cas, la mort peut survenir soit du choc traumatique lui-même, soit aussi de défaillance cardiaque brusque. MM. FROMENT et CAMELIN [20] admettent alors que la mort, en cas de contusion du cœur, survient du fait d’une fibrillation ventriculaire, soit immédiate, soit plus tardive. L’asystolie peut se constituer assez rapidement. D’autres fois, la. mort peut survenir chez un sujet ayant présenté de nets symptômes d'atteinte myocardique traumatique, ceux-ci ayant rétrocédé rapidement. C’est le cas des ruptures myocardiques secondaires dont parlent BRIGHT et BECK, un foyer de contusion myocardique s'étant ouvert dans le péricarde. Parfois même, la symptomatologie initiale passe inaperçue. Citons, à ce propos, la belle observation G'HEDINGER (1947) [27] : un coup de pied de. cheval a atteint un soldat à la poitrine et entraîné une fracture du sternum. Au bout de trois jours, le soldat peut reprendre son service, mais est réhospitalisé trois jours plus tard pour insuffisance cardiaque. On note alors un frottement péricardique. La mort survient en neuf jours et l’autopsie révèle, avec la rupture traumatique de la branche descendante de la coronaire gauche, l’existence d’un infarctus du myocarde et d’un tamponnement abondant du cœur. Malgré l’occlusion de l’artère coronaire gauche, il n’y avait pas eu de douleurs de type angineux.
Signalons, pour terminer, ce cas de mort par embolie pulmonaire à