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est très notablement diminuée, ainsi que l'excitabilité galvanique des nerfs. Les vésicules herpétiques sont pour la plupart guéries. 5
28 juin. — L'excitabilité galvanique et faradique des nerfs s'estélevée, ainsi que l’irritabilité faradique des muscles. L’excitabilité galvanique des muscles s’est manifestement accrue. Les contractions sont lentes. L’excitabilité mécanique des muscles s'est également élevée. En frappant les muscles avec le marteau à percussion, on obtient de vives contractions. Les points douloureux décrits plus haut concernent la même sensibilité.
8 juillet. — La réaction faradique des muscles et des nerfs a augmenté. L’excitabilité galvanique des nerfs disparaît, la contractilité galvanique des muscles s’est accrue.
La patiente demeura en observation pendant environ quatorze jours encore. Durant tout ce temps la réaction de dégénérescence persista complètement.
La malade fut ensuite perdue de vue.
Elle revient au mois d’avrilde l’année suivante, c'est-à-dire neuf mois environ apres. L'observation fournit les résultats suivants :
Les mouvements sont réapparus du côté gauche; ils sont cependant moins vifs que du côté sain. L'œil se ferme, le nez est refrogné, le front est ridé, la bouche n'est pas écrasée. Il y a une contracture manifeste des muscles du côté paralysé, l’angle de la bouche est dévié à gauche; le pli naso-labial est plus vivement prononcé à gauche qu’à droite, la fente palpébrale est plus petite de ce même côté gauche. L'excitabilité galvanique et faradique des nerfs a encore diminué, ainsi que la contractilité galvanique et faradique des muscles. Les contractions provoquées par l'excitation directe des muscles sont encore un peu lentes.
La mise en action de groupes musculaires isolés entraîne des mouvements concomitants d’autres groupes. Ainsi, l’action d'avancer les lèvres provoque des contractions de l’orbiculaire des paupières, et de même l’action de fermer les veux est
suivie d’une légere déviation de l'angle de la bouche vers la gauche. L’excitation de la peau du menton provoque des contractions des muscles du côté gauche du menton et de la bouche; de même, vient-on à exciter la peau des joues, il se produit des contractions de l’orbiculaire des paupières et de l’orbiculaire des lèvres.
La pression exercée sur le trou stylo-mastoïdien gauche, qui était très douloureuse au commencement de la maladie, ne l’est plus maintenant. Du reste, les points douloureux des régions innervées par le trijumeau et le sympathique, ceux de la colonne vertébrale, etc., demeurent identiques à ce qu’ils étaient auparavant.
OBSERVATION IV (E. Vorcr) (1) Sur un cas d'herpès zoster compliqué d'une grave paralysie faciale périphérique du méme côté.
(Observation prise à la polyclinique du D' Rewar, Berlin) (Traduction inédite)
K..., âgé de quarante-quatre ans, ouvrier, se présente à la consultation le 14 septembre.
9 septembre. — Il éprouva des douleurs à la région oceipitale, à la région latérale gauche du cou, dans la fosse auriculo-mastoïdienne et au visage. A cette époque déjà, quelques petites macules rouges étaient devenues visibles dans les endroits douloureux.
11 septembre. — À son réveil, son visage est dévié, le lendemain, la paralysie atteint le degré qu’elle présente actuellement. Le même jour, le malade éprouvait une sensation d’amertume dans la moitié gauche de la langue ; l'oreille gauche était le siège de bourdonnements et l’ouïe y était dure,
(4) Déjà cité.
Son travail de chaudronnier l'expose à des variations de température fréquentes et rapides. Toutefois, on ne saurait invoquer aucun refroidissement comme cause de l'affection actuelle. Une pleurésie a été contractée il y a six ans. |
État actuel. — Paralysie faciale complète du côté gauche. L'œil demeure ouvert, il n’ya pas d’ectropion. Le voile du palais s'élève régulièrement, il ne subit pas de déviation pendant la phonation. L’élocution est convenable. La déglutition s’acomplit sans difficultés. Le goût, à l'épreuve galvanique, ne présente aucune différence des deux côtés, malgré les renseignements que fournit le malade sur des sensations d’empâtement éprouvées sur la moitié gauche de la langue. Le tic-tac d’une montre west pas entendu à la distance d'un pouce. |
L'examen de l'oreille révèle tout d’abord une vive sécrétion de cérumen remplacée ensuite par un catarrhe de l'oreille moyenne avec hyperesthésie et réaction paradoxale. Le malade fournit un renseignement qui paraît extraordinaire : il entend en double, dit-il, la musique, surtout les notes aiguës ; ef vienton à parler haut, il saisit deux voix.
On note une éruption récente d’herpès sur la région latérale gauche. Elle constitue un groupe de vésicules d’une largeur de 2-3 centimètres. Elle s'étend sur le bord antérieur du trapèze, depuis le cou jusqu’au sommet du cartilage thyroïde. En haut, elle dépasse le bord du trapeze, englobe la partie supérieure gauche de la nuque et s'étend jusqu'au cuir chevelu de la région occipitale gauche. Il y a quelques groupes de vésicules sur la partie {out à fait supérieure du sterno-cléidomastoïdien, dans la région occupée ordinairement par la barbe et sous le menton. On remarque aussi un groupe herpétique long de 2 cent. 1/2 sur la partie de la joue correspondant au bord alvéolaire de la mâchoire inférieure ; il est limité en arrière par le bord antérieur du masséter. La moitié gauche du visage est sensible aujourd'hui encore aussi loin que s’étend la barbe : c’est pourquoi le malade n’a pas dû se raser pendant les derniers jours.