‹ Contribution à l'étude des affections multiples des nerfs crâniens compliquant le zonaChapitre 16 sur 24 · AE F1 0 A · texte numérisé non relu

AE F1 0 A

dique diminua graduellement, au point que la difference entre l'écartement des bobines atteignit environ 20 millimetres. Épreuve galvanique du facial, le 14 septembre : Fa ? P

A droite, nerf frontal K.S.Z. avec 2 milliamperes ; A gauche — — — 31/2 —

Les jours suivants, lexcitabilité galvanique du nerf s’abaissa . jusqu’à 10 milliampère K.S.Z., l’électrode restant la même.

19 septembre. — C'est-à-dire précisément huit jours apres le début de la paralysie, l’excitabilité nerveuse avait augmenté pour les intensités des deux sortes de courants.

L’excitabilité musculaire resta absolument parallèle jusqu'au 24 septembre. À cette époque la réaction de dégénérescence se manifesta, d’abord des deux côtés ; le 27 elle augmenta à gauche :

A droite avec 2 milliamp. KS L.

A gauche avec pas même { milliamp. KS L.

En même temps l’excitabilité mécaniqne augmentait.

Pendant que la paralysie faciale demeurait stationnaire, le zona dessécha presque completement et les douleurs spontanées avec sensation de pesanteur diminuérent.

L’hyperesthésie objective de la région sous-maxillaire gauche a fait place à une anesthésie relative :

Sensibilité générale cutanée à l'électricité :

À droite avec 0 millim.

A gauche 3 —

Sensibilité à la douleur :

À droite avec 12 millim. d'écartement des bobines À gauche 25 —

Essai au compas d’épaisseur :

A droite 1% millim.

À gauche 20 —

Traitement. — Courants galvaniques sur le nerf facial et la branche cervicale transverse, Puis électrisation des museles paralysés. #

Les douleurs diminuent, l’ouïe s'améliore, mais la paralysie faciale persiste et une amélioration n'est guère à attendre avant

SiX MOIS.

OBSERVATION V (Tesraz) (1)

Le nommé Émile L... dix-huit ans, bijoutier,entre le 12 février 1885, salle Audral n° 59. Pas d’antécédents à noter.

22 janvier. — Apres avoir pris un bain, ileutfroid en se prome. nant tard le soir. Deux jours après, il éprouva une forte douleur dans le fond des oreilles avec battements dans la tête, le soir, en se couchant, comme si on lui tiraillait ou perforait le tympan. Pas de douleurs ailleurs, mais il ressent des démangeaisons sur le côté gauche de Ja face, qui paraît enflé. Le lendemain matin du jour où il a commencé à sentir la douleur, il se fait une éruption de vésicules pleines d'un liquide incolore ; au bout de trois jours, elles se transforment en croûtes qui démangent; ces vésicules sont disposées en trois groupes arrondis, l’un grand comme une pièce de 5 francs, au niveau de la pommette, les deux autres grands comme une pièce de 0,50 au milieu de la joue et à un centimètre de lacommissure labiale ; du côté droit, absolument rien. Un médecin porta sur cette affection le diagnostic de zona. Les dents du côté gauche étaient douloureuses au point que le malade ne pouvait mâcher les aliments, les gencives saignaient.

Vers le sixième jour, toute douleur disparut, mais le malade s’apercut, tout à coup, que sa bouche était fortement déviée à droite ; les aliments s’accumulaient dans le sillon gingivobuccal. Le malade ne peut plus ni siffler ni jouer de la flûte. La salivation est abondante, l’œil gauche se ferme mal. IF y a de l’épiphora. Les phénomènes de paralysie durent cinq jours, tout en décroissant peu à peu. L'état général a toujours été bon,

(4) Déjà cité.

DE

9 février. — Reprise des douleurs et le malade entre à hôpital le 12. |

13 février. — État actuel. La douleur existe à l'entrée du conduit auditif externe. La région présente un peu de rougeur diffuse, La douleur est vive au niveau du tragus. Il y a un peu de douleur à la pression sur le trajet du nerf maxillaire inférieur et au niveau de la pommette. On ne réveille pas de douleur à. la pression du front, de la tempe et du trou sus-orbitaire, sousorbitaire et mentonnier.

La sensibilité explorée avec une épingle est conservée. Sur

la peau, on voit des taches rougeâtres, aux points où siégeaient les croûtes, traces des anciennes vésicules d’herpès. Il y a un peu d’asymétrie faciale. Toutefois la bouche n’est pas déviée, sauf quand le malade montre les dents.

: La commissure gauche présente quelques petits mouvements convulsifs et il existe une sorte de tic dans le côté gauche de la face. La langue n’est pas déviée, la luette l’est énormément à droite. La déglutition, difficile des les premiers jours s'effectue bien maintenant. La salivation, qui étaitabondante, est normale. L’œil ne peut se fermer complètement. L’ouïe est très affaiblie à gauche ; une montre appliquée sur l'oreille est entendue un peu, mais à deux ou trois centimètres elle ne l’est plus.

Le goût est un peu plus altéré, car de l’acide salicylique, mis sur la moitié de la langue, n’est pas perçu.

État général bon. [

15 février. — Le voile du palais n’est plus dévié, la douleur disparaît le soir, l'œil se ferme complètement avec un peu d'effort; l’ouïe revient un peu.

: 17 février. — Plus de douleurs, même à la pression. Il reste un peu de déviation de la bouche quand le malade montre ses dents.

20 février. — Il reste un peu de faiblesse lors de la fermeture de l'œil.

Sortie de l'hôpital.

OBSERVATION VI (GRASSMANN)

(Traduction inédite)

Une dame de quatre-vingt-un ans, très alerte, fut atteinte de cette affection. |

Voici les antécédents dignes de remarque

À quinze ans, la patiente eut une pneumonie ; plus tard on soupçonne la tuberculose; il y a quinze ans, grave infection par la vératrine, à la suite de l’application inappropriée d’un onguent fabrique avec cette substance dans le but de combattre des douleurs ressenties au bras gauche.

La maladie qui fait l’objet de cette description commença dans les dix premiers jours de février 1897 par des douleurs dans l'épaule droite, dans la région droite du cou et à la nuque. On applique sur l’épaule un papier dit « contre les douleurs ». Durant cetle application, les douleurs continuent depuis le 43 février jusqu’à l’apparition de petites nodosités qui se transformèrent bientôt en vésicules d’abord isolées et situées sur des points cutanés hyperhémiques et saillants par rapport à la peau saine environnante. Jusqu'au 16 février les vésicules se développent sur une plus large étendue; elles se groupent d’une façon régulière ; les parties cutanées sur lesquelles elles reposent se gonflent. Ces vesicules ont un contenu séreux, en partie aussi hémorragique : elles se rompent etse recouvrent de croûtes.

Vers la même époque, à la partie antéro-inférieure de la joue droite, jusqu’à l'angle de la bouche, apparut une sorte d’æœdème, une enflure de la peau, sans inflammation, sans rougeur et ne procurant aucune sensation de pesanteur. Puis, sous la lobule de l'oreille droite et en avant de lui se développe un groupe de vésicules étendu comme une pièce de trois marks environ.

Au terme de son évolution, l'exantheme herpétique couvrait les parties suivantes : en avant : la fosse sus-claviculaire, la

région droite du cou jusqu'a la ligne médiane, la surface interne de la conque ; — en arrière : la fosse sus-scapulaire et la nuque jusqu’au ligamentum nuchæ. Des diverticules s’étendaient en avant jusqu'au deuxième espace intercostal et jusqu’a l’acromion; en arrière, sur l’épine de l'omoplate. Sur la moitié droite du cuir chevelu, il y avait un exanthème isolé, couvert de croûtes (note : aucune vésicule ne s'était développée sur les muqueuses de la bouche et de la langue). — En avant des vésicules, dans Je conduit auriculaire externe, l'oreille droite présentait une enflure considérable avec rougeur, comme dans l'érysipèle. Dans la région de l’omoplate et de la nuque, la confluence des aéroles hyperhémiques avait aussi formé, par places, une sorte d’inflammation érysipélateuse de la peau, qui s'étendait en haut jusqu’au cuir chevelu et gagnait même le sommet de la tête. Il en résultait, du côté droit, une sensation de pesanteur.

Comme phénomènes subjectifs à cette époque, de vives douleurs dans les limites de l’herpes, des céphalées, des vertiges, des troubles de l'appétit, de légères manifestations fébriles.

Le 24 février, les branches inférieures du facial sont complètement paralysées ; la paralysie de la branche frontale existait déjà quelques jours auparavant. Le visage est alors fortement dévié à gauche; la commissure des lèvres est affaissée à droite; la salive s'écoule ; les rides du visage sont flasques et tombent à droite; la région sourciliere droite se creuse; l'œil reste ouvert; il y a une violente conjonctivite ; la langue est déviée a gauche; les sensations gustatives sont altérées ; le palais est intact ; la luette se tient droite. À

Au 1° mars, l'herpes est en grande partie guéri ; il disparaît sous les croûtes, ca et la d’abord; puis, plus tard, dans les endroits où des groupes vésiculaires s'étaient constitués surtout en avant de l'oreille droite et sur la moitié supérieure de la tête, la cicatrisation de la peau s'effectue. L’enflure de l'oreille diminue. Sur la moitié antérieure de la branche horizontale de la mâchoire inférieure, cependant Pœdème ne s’est pas modifié ; il forme un pli épais et affaissé. Sur la moitié droite de la

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