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langue, en avant, laigre et le salé sont sentis comme « fades ». Le bruit obtenu en frottant une petite touffe de cheveux est entendu par l’oreille droite en avant et en arrière, mais beaucoup plus faiblement que par l'oreille gauche.
6 mars. — Un courant faradique intense est perçu avec assez. de précision, quoique très faiblement, dans les limites de l’herpès ; il n’est pas du tout senti sur la conque de l'oreille droite, ni au cou dans la région qui répond approximativement au Platysma myoïdes, ni dans la partie inférieure de la joue.
10 mars. — Des douleurs persistent dans la région herpetique. La paralysie faciale s'atténue ; l'œil peut se fermer. Il y a des rides légères à la région frontale droite. Le goût s’améliore. La joue droite est comme bouffie ; la peau en est pâle. Un courant faradique est mieux perçu dans la majeure partie du domaine de l’herpès. La conque de l'oreille est completement insensible au pinceau faradique de même que le foyer d’éruption herpetique, pourtant guéri, situé en avant du lobule de l'oreille. |
13 mars. — Le frottement d’une touffe de cheveux est soidisant perçu faiblement par l'oreille droite ct dans ses environs. | Il y a amélioration graduelle de la fonction du facial; il y a, en particulier, une bonne réaction par des mouvements mimiques.
L’ædème diminue. Les douleurs sont particulièrement vives aux endroits où la sensibilité tactile est affaiblie. Elles se manifestent surtout à la moitié droite du cuir chevelu, lorsque la malade est couchée,
18 mars. — Il y a des bourdonnements et des illusions auditives dans l'oreille droite. Des croûtes et des membranes épidermiques s'échappent du conduit auriculaire. La membrane du tympan est injectée. Les illusions auditives disparaissent; les bourdonnements continuent. En ce qui concerne la paralysie faciale, il y a encore une légère parésie du muscle frontal et de l’orbiculaire des levres. Contre les douleurs qui persistent on emploie l’antipyrine et la phénacétine combinées avec de petites doses de morphine; le soulagement qui en
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résulte est très léger. Les douleurs se manifestent quotidiennement par des crises de plusieurs heures et de grande intensité. Dans les intervalles, il se produit des sensations de brûlure à l'épaule et au cou. Le sommeil et la santé génerale sont profondément troublés;, la nutrition s’affaiblit. Il y a des périodes où la douleur est plus faible et pendant. lesquelles la conque de l'oreille est émoussée dans sa sensibilité; il se produit comme « une sensation de lourdeur ». Un courant constant et intense (quinze éléments, cathode) agissant sur la peau située derrière l'oreille n’entraîne pas de douleur.
Fin mars. — La sensibilité cutanée pour les contacts légers est encore faible dans les parties avoisinantes de l'oreille, même à gauche; elle s'améliore cependant. L'œdème redevient plus fort à la joue. Les douleurs ne disparaissent pas sous l'influence de l'intervention électrique (anode) continuée même pendant des heures.
Mi-avril. — Les symptômes subjectifs ne sont pas modifiés. Un courant cathodique intense, le pinceau faradique sont bien perçus en avant de l'oreille et à la surface dorsale de la conque; ils le sont moins bien à la surface cervicale latérale correspondant à peu près aux deux tiers supérieurs du sterno-cléidomastoïdien. La partie située le long de la mâchoire inférieure est épaissie et complètement insensible. L'intervention avec un pinceau faradique n’améliore pas cette anesthésie.
Au commencement de mai, la patiente se rend dans le Midi.
Les douleurs sont ‘alors permanentes dans la région droite du plexus cervical; elles sont quotidiennes, irrégulières, présentent des exacerbations. L’anesthésie dont il a été question plus haut n’est pas modifiée. Il y a affaiblissement de la sensibilité tactile au-dessous de l'oreille et au cou. L’épaississement de la peau à la joue droite est encore très manifeste. Une très légere paralysie faciale persiste a la commissure droite des lèvres.
La malade était allée jusqu'a Venise, accompagnée seulement
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de son mari âgée de plus de quatre-vingl-onze ans. Je Ja vis à son retour de voyage, au commencement de juillet, Elle a bonne mine; la nutrition générale est satisfaisante. L'état névralgique persiste. Toute la région qui avait été envahie par l'herpes est le siège de douleurs permanentes, procurant des sensations de
-brülure et qui augmentent de temps en temps; elles acquièrent
leur plus vive intensité le matin, au lever. L’épaississement de la peau à la joue droite a disparu. Il ne reste de la paralysie faciale qu’une trace très légère à la commissure des lèvres, d’où la salive s’écoule légèrement. La sensation produite en grattant avec intensité la partie de la joue qui était insensible auparavant est maintenant perçue; elle ne lest pas, au contraire, sur la peau située au-dessous du lobule de l'oreille. Dans ces régions, les douleurs sont aussi fortes qu’autrefois, et la sensibilité purement tactile y est diminuée. La conque de l'oreille est sensible au contact, et le plus souvent, un contact léger engendre de vives douleurs. Les cicatrisations peu profondes du devant de Poreille ont presque complètement disparu; celles qui sont situées au-dessous du lobule de l'oreille et à la région sont encore tres visibles, f | Les bourdonnements persistent dans l'oreille droite, sans ètre cependant trop gênants.
Une recherche sur la façon dont se comportaient sous l'influence électrique les muscles envahis par la paralysie faciale n’a pas pu être faite pour des raisons extérieures.
Les observations de ces auteurs présentent avec la nôtre plusieurs points communs :
1° Par la multiplicité des territoires intéressés par le ZONA ;
2° Par les troubles sensitifs ou moteurs ayant intéressé à la fois trois nerfs craniens différents : facial, trijumeau, auditif;
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3° Par la complexité des phénomènes observés du côté de l’audition (réaction paradoxale dans le cas de Woigt, diminution de l’acuité auditive et vertiges dans l’observation de Hammerschagl), troubles qui n’ont été accompagnés d'aucune lésion apparente du côté du tympan, de l'oreille moyenne et du rocher.
D'autre part, ces cas different de celui que nous rapportons par quelques détails dont la constatation nous sera utile lorsque nous aurons à envisager l'étude de la pathogénie : ns
1° Différence apparente, au. moins, des conditions étiologiques ;
Tandis que dans les antécédents héréditaires et personnels de notre sujet, nous n’avons pu relever aucune tare ni aucun incident morbide pouvant expliquer l’apparition du zona et de ses complications, Woïgt reconnait pour cause de l’éruption le refroidissement alors qu Hammerschlag insiste sur le tempérament arthritique et névropathique de son malade;
. 2° L'absence dans le cas que nous rapportons de troubles de la sensibilité gustative signalés dans ces deux auteurs.
Si nous avons insisté un peu longuement sur ce rapprochement entre notre observation personnelle et les observations de Woigt, Hammerschlag, Kaufmann, etc., c'est surtout en raison des hypothèses que ces auteurs ont émises au sujet de la pathogénie du zona accompagné. de lésions multiples des nerfs craniens. Le moment est venu d'envisager la question de l’étiologie et de la pathogénie de cette affection.
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