CHAPITRE PREMIER
PARALYSIES FACIALES ZOSTÉRIENNES
Les observations de paralysies faciales zostériennes,
6 pour être plus fréquentes que les lésions multiples de
même nature des nerfs craniens, n’en restent pas moins fort disséminées dans différents recueils scientifiques. MM. Klippel et Aynaud à la suite de leurs recherches bibliographiques n’ont pu en recueillir que dix-sept dont ils nous donnent le résumé dans la Revue Générale de la Gasette des Hôpitaux du 20 mai 1899. Ces
observations émanent de MM. Letulle (1882) (1);
( Eulenbourg (2): Remak (3): S. Arubing (4); Testaz
(1887) (5) ; Despaigne (1888) (6); Darabseth (7) et Spencer (1894) (8); Rabbe (1896) (9); Grasmann (1897) (10);
(1) Lerulse. — Sur un cas de zona ophtalmique gangreneux compliqué de paralysie faciale (4rch. de phys. 1882).
(2) EuLensoune, — Centralbatt f. Nervenheilk. 1 mars 1885.
(3) Woicr. — S{-Petersb. med. Wochens. n° 45, 1885.
(4) STRuBING. — Deuts. Arch. f. klin Med. 1886, vol. XXX VII.
(5) Tesraz. — Thèse de Paris, 1887 (obs. XIV).
(6) Desparene. — Étude sur la paralysie faciale périphérique. Thèse de
: Paris, 1888 (obs. III).
(7) Daragsera. — The Lancet, 5 mai 1894.
(8) Spencer. — 7T'he Lancet, 9 juin 1894.
(9) Rage. — Thèse de Paris, 1896.
(10) GnasmaNN. — Deuts. Arch. f, klin, Med,, 1897, LIX, p. 645.
Rene EL
Raymond (1898) (1); enfin celle de Klippel et Aynaud (1899) (2). :
Ce serait sortir de notre sujet, tout au moins le faire trainer en longueur ou nous attarder à des répétitions inutiles que de reproduire ces observations qui ont été publiées déjà à plusieurs reprises, dans plusieurs thèses (Rabbe, Testaz) et dans différents articles de Revues.
Il ressort de leur lecture qu'il existe bien réellement une paralysie faciale zostérienne accompagnant le zonamaladie, la fièvre zoster nettement différenciée des éruptions zostéroïdes qui peuvent compliquer les paralysies faciales.
La paralysie faciale zostérienne a des caractères cliniques et un mode d'évolution qui lui sont propres. Au point de vue topographique, le zona, tantôt occupe la face seule, tantôt la face en même temps que d’autres régions; dans d’autres cas plus rares, l’éruption vésiculaire a intéressé le thorax, le cou ou la région occipitale.
Déjà, de cette différence dans la disposition topographique se dégage une conclusion importante que MM. Klippel et Aynaud n’ont pas manqué de mettre en: relief: « Quand le zona se complique de paralysie faciale l’éruption vésiculaire peut n’intéresser la face que d’une facon accessoire où même pas du tout.»
Il est nettement établi.que la paralysie faciale peut être un accident à distance, paralysie aberrante.
Un autre point saillant que met bien en relief la lecture de ces observations consiste dans la date d'apparition de
(1) Raymonn, — Cliniques des maladies du système nerveur, 3° série, 1898, p. 615.
(2) KzrppeLz et AyNaup, déjà cités.