‹ Contribution à l'étude des affections multiples des nerfs crâniens compliquant le zonaChapitre 8 sur 24 · A ONE · texte numérisé non relu

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la paralysie qui, le plus souvent postérieure à l’apparition des vésicules, lui aurait toujours été au moins contemporaine.

Tous les auteurs qui ont cherché à établir l'existence d’une paralysie faciale dépendant du zona et bien distincte des troubles nerveux qui, au contraire, sont la cause de l’éruption, se sont appliqués à mettre en évidence cette particularité. La succession ou tout au moins la simultanéité des deux phénomènes contribuerait à prouver la relation de cause à effet entre l’éruption et la paralysie. Bien que nous admettions l’existence d’un zona-maladie, impliquant dans sa symptomatologie l'apparition de troubles nerveux, nous estimons que cette relation de cause à effet ne saurait être démontrée par l’ordre chronologique de ces deux symptômes : éruption et troubles nerveux.

Il existe dans la science des exemples de zonas symptomatiques ayantfait leur apparition en même temps qu'une hémiplégie et dans lesquels la coexistence de l’hémiplégie et de l'éruption vésiculeuse résultait jusqu’à un certain point d’une coïncidence fortuite.

Charcot dans ses lecons sur les maladies du système nerveux nous rapporte un fait de ce genre vraiment frappant. Bien qu’il ne s'agisse pas d’une paralysie faciale nous croyons utile d’en donner un court résumé.

L’éruption vésiculeuse, chez la malade de Charcot, siégeait au membre inférieur, du côté paralysé suivant la distribution des rameaux superficiels de la branche cutanée péronière. Elle s'était déclarée er méme temps que l’hémiplégie et celle-ci, dont le début avait été brusque, se rattachait à la formation dans l’un des hémis-

phères cérébraux d’un foyer de ramollissement déterminé lui-même par l’oblitération embolique d’une artère cérébrale postérieure. Quant au zona, voici, d’après Charcot, suivant quel mécanisme il s'était produit: « Un rameau artériel spinal, issu sans doute d’une des artères sacrées latérales fut trouvé à l’autopsie obstrué par un caillot sanguin et formant un cordon relativement volumineux, accolé à l’une des racines spinales postérieures de la queue-de-cheval. Il est probable qu’à son passage à travers le trou sacré, cette artériole, distendue à l'excès par le thrombus, avait comprimé soit le ganglion spinal, soit une branche d’origine du nerf sciatique, de manière à en déterminer l’irritation. »

On peut admettre que par un mécanisme analogue il puisse survenir une lésion irritative du trijumeau ou d’une de ses branches, donnant lieu à une éruption faciale et plus tard à une hémiplégie soit totale soit partielle due à un foyer de ramollissement. Par défaut d'observation, par légèreté d'interprétation, on pourrait dire alors que le zona précédant la paralysie a été la cause de cette dernière et se demander alors si l’irritation du trijumeau qui à été la cause de l’éruption n’aurait pas gagné par propagation le tronc du facial, ou bien encore, si les troubles nerveux observés du côté du facial ne sont pas dus à une action réflexe ayant eu son départ dans le trijumeau.

Nous aurons à revenir, au cours de notre étude, sur la discussion des théories réflexes ou de la propagation qui ont été émises dans le but d'expliquer la pathogénie du zona.

Si par ce court commentaire de l'observation deCharcot,

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