‹ Contribution à l'étude des affections multiples des nerfs crâniens compliquant le zonaChapitre 9 sur 24 · NAT · texte numérisé non relu

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nous sommes sortis un peu de notre sujet, c’est pour mieux mettre en évidence : 1° le peu de valeur de l’ordre chronologique dans lequel se succèdent les deux affections ; 2° pour prouver que ce qui a pu paraître une relation de cause à effet dans quelques-unes des observations publiées, peut se résumer à une simple coïncidence.

Nous n’insisterons pas sur la description clinique de l’éruption zostérienne, pas plus que sur la symptomatologie générale de la paralysie faciale qui l'accompagne. Cette paralysie faciale peut être partielle ou totale, avec ou sans déviation du voile du palais. Ce qu’elle présente de particulier, c’est sa ressemblance frappante avec les paralysies faciales a frigore. Dans la succession des symptômes, nous avons à signaler une particularité intéressante : la névralgie est généralement la première en date, suivie d’éruption zostérienne qui, elle-même, accompagne ou précède à intervalles variables la paralysie.

Nous noterons deux autres faits intéressants sur lesquels nous aurons à revenir plus tard au sujet de la pathogénie.

1° La relation existant entre ces différents symptômes au point de vue de leur intensité et de leur gravité respective est loin d'être absolue ;

2° Etc’est là un fait capital sur lequel nous ne saurions trop insister : l'absence possible de douleurs.

MM. Klippel et Aynaud ont trouvé dans ce dernier détail une occasion de démontrer que l'irritation des nerfs sensibles n’est pas la cause de la paralysie. Pour nous, le fait aura une importance d’un autre ordre pour la discussion du mécanisme de l’éruption zostérienne.

Enfin, il est à remarquer que dans la plupart des cas, le pronostic de la paralysie avait été favorable; la

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bénignité, la courte durée des complications nerveuses serait, d’après la plupart des auteurs, un des caractères distinctifs du zona-maladie. Quelques observations semblent démentir cette assertion qui ne saurait cadrer, du reste, avec l'hypothèse étiologique qui parait la plus admissible dans l’état actuel de la science.

Enfin, nous noterons en terminant l’analogie de la paralysie faciale zostérienne avec les paralysies oculaires compliquant le zona ophtalmique.

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