‹ Contribution à l'étude des affections susceptibles de modifier l'aspect du sillon naso-génienChapitre 114 sur 147 · OBSERVATION XXXIX · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXXIX

#® (In Annales des Maladies de l’Oreille, 1924, p. 582, F. Lemarrre, Roucer et Ruppe, Un cas de Léontiasis ossea présenté à la réunion mensuelle des Oto- Rhino-Laryngologistes des Hôpitaux de Paris, séance du 9 février 1924).

Léontiasis ossea.

Me J. D..., âgée de 47 ans, n’a pas eu d'enfant, n’a pas fait de fausse couche, rien de suspect dans ses antécédents personnels ; Wassermann négatif.

La maladie actuelle, dont le début remonte à 7 ans, a commencé par une tuméfaction de la branche montante du maxillaire supérieur droit qui a évolué lentement, progressivement, sans douleur. [1 y a 2 ans; la malade a fait pratiquer l’avulsion de sa première grosse molaire supérieure droite ; cette avulsion a été suivie d’une élimination d’esquilles, mais la brèche opératoire s’est cicatrisée spontanément. À peu près à la même époque, est apparue, sur la branche montante du maxillaire supérieur gauche, une masse analogue à la tuméfaction dans la branche montante du maxillaire supérieur droit... =

Enfin, il y a 1 an, la malade s’est aperçue que ses 2 maxillaires, surtout le gauche, présentaient au niveau de la région vestibulaire une augmentation de

- volume très marquée. Elle se décide alors à consulter un médecin qui incise alors la muqueuse alvéolaire : l’incision ne se cicatrise pas et par intermittences donne issue à un léger écoulement de pus et de sang ; en outre, une ouverture spontanée apparaît, il y a deux mois, à côté de l’incision vestibulaire. Depuis cette époque, la malade éprouve quelques difficultés pour s’alimenter.

Examen clinique (5 novembre 1923) ; cet examen montre les déformations suivantes : |

Les branches montantes des deux maxillaires supérieurs sont augmentées de

— volume. À droite, on note, plaquée contre l’os, une saillie du volume d’une grosse noix ; cette saillie pyriforme présente une pointe supérieure qui vient se perdre vers l’angle interne de l’œil, un pôle inférieur arrondi et un bord externe mousse qui se confondent insensiblement avec la région jugale ; l’aile du nez est refoulée en avant et en dedans : son sillon est effacé et l’orifice narinaire présente la forme d’une simple fente. À gauche, l’hyperostose de la branche montante reproduit les mêmes lésions, mais, de ce côté, elles sont moins accentuées.

La région labiale supérieure ainsi que la sous-cloison, sont projetées en avant ; la lèvre supérieure avance nettement sur la lèvre inférieure, elle est étalée. Les sillons naso-labiaux et la gouttière sous-nasale sont effacés. Les fosses canines sont pleines. :

On ne relève rien d’anormal au niveau. du maxillaire inférieur.

Le front, par contre, semble plus saillant que normalement ; la bosse frontale gauche en particulier est nettement proéminente.

Au niveau de ces déformations, les téguments, non altérés, simplement refoulés; se mobilisent facilement sur des masses lisses, arrondies, d’une dureté osseuse et qui émanent visiblement de l’os sous-jacent. Pas de douleur à la pression ; pas de trouble de la sensibilité.

(Nous abrègerons volontairement cette observation qui est suivie d’un examen

Dumonr. 8

buccal, d’une rhinoscopie antérieure, d’une radiographie, d’une intervention pratiquée le 12 novembre 1923, d’une étude histologique, anatomique, radiographique, clinique et opératoire).

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