‹ Contribution à l'étude des affections susceptibles de modifier l'aspect du sillon naso-génienChapitre 113 sur 147 · L'OSTÉITE FIBREUSE LOCALISÉE · texte numérisé non relu

L'OSTÉITE FIBREUSE LOCALISÉE

C’est une forme qui nous intéressé particulièrement. Cette ostéite reste longtemps latente et indolente, le malade ne s’en inquiétant que lorsqu’elle déforme la face : l’ostéite fibreuse localisée reçoit alors le nom de « léontiasis ossea », du fait qu’elle donne au malade le faciès léonin. | |

C’est une tumeur, caractérisée par une sclérose hypertrophique, dans laquelle le tissu ostéoïde exubérant est parsemé de zones de . nécrose, qui se calcifient. EC

Généralement, la lésion initiale siège au point d’union de la branche montante du maxillaire supérieur et du frontal. Nous reproduirons ici la description qu’en donnent Rousseau-Drcezce et Rxisan dans la Pratique Stomatologique : k

« Au début c’est une petite saillie diffuse, à peine visible, qui devient «bilatérale et gagne peu à peu la face externe du maxillaire supérieur, «le malaire, l’arcade zygomatique ; le maxillaire inférieur lui-même «äugmente de volume. Les sillons naso-labiaux sont comblés ; la «région vestibulaire proémine et la face prend un ABRQCE de mufle «léonin.… »

| Rurpe, dans sa Thèse, s’ exprime sensiblement de LÉ même façon :

« Habituellement la lésion initiale siège sur la branche montante du « maxillaire supérieur à son union avec le frontal. Il s’agit au début, «d’une petite saillie diffuse, à peine disgracieuse, qui, d’uni-latérale, « devient bi-latérale ; car la maladie est assez symétrique. Puis l’hyper- «trophie gagne la face externe du maxillaire supérieur, le malaire, « l’arcade zygomatique, comble la fosse canine et augmente le volume «du maxillaire inférieur. Dès lors, le nez a perdu son ensellure ; les «sillons naso-labiaux sont comblés, la région vestibulaire proémine. ÇUn véritable mufle se trouve ainsi constitué, donnant au faciès un «aspect léonin. » :

Nous rappellerons que cette tumeur ne doit pas être considérée comme une exception.

En 1924, à la réunion mensuelle du 9 février deS$ Oto-Rhino- ee gologistes des Hôpitaux de Paris, M. le Professeur F. Lemarrne et MM. Roucer et Ruppe présentèrent un cas de « léontiasis ossea ».

En octobre 1932, au VIIe Congrès français de Stomatologie, Mi- NIÈRE avait relaté l’observation d’une « léontiasis ossea ».

- L'ASPECT DU SILLON NASO-GÉNIEN ETS

Enfin, à la séance du 10 novembre 1933 de la Société de Médecine

de Paris, DEcHAUME en présenta un cas.

Nous en reproduirons ici deux observations et. une photographie.

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