OBSERVATION XLI
(In Thèse de Bouvssou, Paris 1903, Traitement des É. para- dentaires).
Kyste radiculo-déntaire à évblation naso-génienne.
Félix O..., 22 ans, n’a jamais été malade. Rien de notable dans ses antécédents. N'a jamais ne des dents jusqu’à l’âge de 20 ans. Mais, depuis plusieurs ‘années, il est sujet à des névralgies ; il attribue celles-ci à des crises dentaires. En effet, ses dents sont en mauvais état ; au niveau de la gencive, on voit un dépôt de tartre assez épais. Il présente au maxillaire inférieur une carie de la dent de sagesse du côté droit et de la première molaire du côté gauche. Au maxillaire supérieur, la canine du côté droit est presque complètement détruite et la couronne n’existe plus.
Il y à deux ans environ, il prétend avoir reçu un coup assez violent surla mâchoire, si bien que la gencive avait été déchirée au niveau de cette dent malade.
- Les premiers jours, il remarqua une légère tuméfaction de la joue et de la gencive. Mais, tandis que la lésion de la joue disparaît, il constate la persistance de la tuméfaction de la gencive. Celle-ci toutefois est peu douloureuse spontanément et à la pression. Elle a environ le volume d’une noisette et ne gêne, au début, qu’au moment de la mastication.
Pendant 17 à 18 mois, l’état reste stationnaire, de temps à autre cependant le malade éprouve des douleurs irradiées à la face, du côté de la tumeur, douleurs qui surviennent surtout quand le malade s’expose au froid ou quand il prend des aliments trop chauds.
Il y a 2 mois environ, à la suite d’un second traumatisme de la région, la tuméfaction subit une nouvelle poussée, elle augmente notablement de volume, devient douloureuse, saillante, repoussant le sillon naso-génien.
Comme le malade souffre et que = tuméfaction va en rent il se décide à se faire opérer. ;
Il entre dans le service du D' MarcnanD le 28 mars 1896. La tumeur est du volume d’une noix, elle siège dans le gencive de la mâchoire supérieure du côté droit, fait une saillie assez marqiée, si bien que la dépression du sillon nasogénien est masquée, elle fait une saillie légère dans la bouche, refoulant le sillon gingivo-labial. |
La gencive au niveau de la canine semble épaissie. La muqueuse glisse facilement sur la tuméfaction sous-jacente qu'il est impossible de déplacer et qui fait nettement corps avec le maxillaire.
Si l’on percute la dent malade avec un corps dur, on provoque des douleurs assez vives. Par la palpation, on ne constate pas de fluctuation notable, on a plutôt la sensation de rénitence.
: On fait le diagnostic de kyste radiculaire de la mâchoire développé au niveau de la canine.
Le malade est opéré le 127 avril par le D' Lrcuru.….
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