‹ Contribution à l'étude des affections susceptibles de modifier l'aspect du sillon naso-génienChapitre 21 sur 147 · VEINES · texte numérisé non relu

VEINES

Au niveau du sillon naso-génien, l’artère faciale est accompagnée dans son trajet par la veine faciale ou veine maxillaire externe. Les Allemands la nomment encore veine faciale antérieure réservant le nom de veine faciale postérieure à la partie supérieure de la jugulaire externe, partie supérieure que CruvEILHIER désignaïit sous le nom de tronc temporo-maxillaire, et distinguant ainsi la veine faciale proprement dite des petites veines faciales qui accompagnent l’artère transversale de la face.

La veine faciale, ainsi définie, naît, au niveau de l’angle interne de l’œil, de la veine angulaire. :

Elle se termine dans la jugulaire interne, le plus souvent par un

tronc qui lui est commun avec la linguale et la thyroïdienne supérieure ou tronc thyro-linguo-facial.

La veine faciale est toujours dans le sillon naso-génien en dehors et en arrière de l'artère. |

Elle reçoit généralement très haut, presque à son origine, la veine de l’aile du nez.

Elle passe ensuite, comme l’artère, sous le muscle releveur super-

ficiel. È : :

On conçoit l’énorme importance de cette veine faciale qui doit son

origine aux veines frontales, aux veines dorsales du nez, à la veine sus-orbitaire et à une anastomose avec l’ophtalmique (anostomose par conséquent qui fait communiquer à plein canal la faciale avec le sinus caverneux) et qui se termine dans la jugulaire interne.

La veine faciale se révèle donc comme un véritable collecteur.

capable, par l’intermédiaire même de ses branches et de ses anastomoses, de propager une infection localisée primitivement au sillon naso-génien.

LES LYMPHATIQUES La question de l’existence d’un ganglion naso-génien à été fort discutée ; nous n’avons pas la prétention dans ce modeste travail de

faire une historique complète du ganglion naso-génien ; nous rappelle-

ï + - L'ASPECT DU SILLON NASO-GÉNIEN ÿ 13

rons cependant que les traités classiques d'anatomie humaine passent

très rapidement sur cette question.

Tizraux, dans son Traité d’ariatomie topographique ne fait pas mention du ganglion naso-génien.

Tesrur, dans son Traité d'anatomie humaine le considère comme une exception.

Porrier et Cuneo, dans le Prat d'anatomie Joe. de Poirier et Cuarpy, n’attachent que peu d’ importance à son existence.

Rouvière, lui consacre quelques lignes, mais conclut à son inconstance. |

Enfin, si nous reprenons toute la série des travaux publiés sur cette question, nous verrons que Mascacni PAULo, dans son ouvrage remarquable : Vasorum lymphaticorum corporis humani historia et ichonographia, que CLoquer en 1832, dans son Traité d'anatomie descripüive, que Vicier, dans sa Thèse, de 1892, sur Les adénites de la joue, que ArBerTiN dans les Archives provinciales de chirurgie en 1895, n’ont jamais signalé l’existence d’un ganglion naso-génien.

Il faut arriver à l’année 1899 pour en entendre parler.

C’est Caperre LapLainEe dans sa Thèse, qui, reprenant les travaux de PRINCETEAU, écrit :

«le DT PrINCETEAU a rencontré un petit ganglion en avant de « l’artère faciale, en regard de la partie moyenne du sillon nasogénien.» |

En 1900, Taevenor, écrit un article dans la Gazette des hôpitaux sur les adénites géniennes et signale lui aussi l’existence du ganglion naso-génien.

En 1902, D re dans les Archives stomatologie, considère le ganglion naso-génien comme une exception.

En 1905, Nocus, dans les Archives de stomatologie, écrit un article sur les adénites géniennes, mais passe sous silence les adénites naso-. géniennes.

En 1905 encore, Moxres puis Lebuc écrivent chacun une Thèse

sur les adénites géniennes ; ils reprennent la question du ganglion

naso-génien sans donner leur avis:

Ce n’est qu’en 1914 que Fournier, dans sa Thèse, insiste vraiment sur le ganglion naso-génien. .

En 1923, Rareau publie dans la Revue de Laryngologie, une très intéressante observation d’adénite naso-génienne. ë En 1927, Ricnarn publie dans Paris Médical un article sur les

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