OBSERVATION I
(Personnelle). È ee
Cellulite naso-génienne.
Mme AÀ..., 65 ans, amie de famille, se présente un jour à nous, se disant atteinte de rite et nous demandant de bien vouloir l’examiner.
Avant tout nous sommes frappé par la présence d’une tuméfaction qui siège en plein sillon naso-génien gauche.
La malade se plaint de violentes céphalées frontales et occipitales.
‘ La rhinoscopie antérieure est négative ainsi que la diaphanoscopie.
Par contre, l'examen de la cavité buccale nous montre que la malade est porteur d’un dentier-qui, primitivement, prenait appui, par des crochets, sur la canine et la prémolaire supérieures gauches. Mais à l'heure actuelle, ces deux dents ne servent plus de soutien à l'appareil, car la canine est abrasée au niveau du collet et la prémolaire n’est guère en meilleur état.
Nous reportons alors notre attention sur la tuméfaction du sillon naso- génien. Il s’agit d’une petite tuméfaction, sans coloration spéciale de la peau. La palpation donne une impression d’æœdème. On ne sent absolument pas de masse dure ou arrondie qui puisse faire songer à une adénopathie. Pas de fluctuation non plus qui puisse orienter le diagnostic vers une collection suppurée.
Nous adressons la malade à un chirurgien-dentiste qui pratique l’avulsion des deux dents malades. Au bout de six jours les céphalées ont disparu. Quant à la tuméfaction naso-génienne, il n’en est plus question.
Le chirurgien-dentiste nous avait renvoyé la malade avec le diagnostic de cellulite d’origine alvéolo-dentaire, cellulite siégeant dans le tissu cellulaire sous-cu-
tané qui sépare le muscle releveur profond de la lèvre Ro du muscle releveur superficiel.