‹ Contribution à l'étude des affections susceptibles de modifier l'aspect du sillon naso-génienChapitre 38 sur 147 · POSSIBILITÉ EMBRYOLOGIQUE · texte numérisé non relu

POSSIBILITÉ EMBRYOLOGIQUE

Les kystes congénitaux peuvent-ils exister au niveau du sillon naso-génien, du point de vue embryologique ? Telle est la question que nous voudrions essayer de résoudre maintenant.

Nous avons vu, dans notre rappel embryologique, qu’il existait à la cinquième semaine de la vie (in utero » une fissure qui séparait le bourgeon maxillaire supérieur du bourgeon nasal externe et que cette fissure représentait le futur sillon naso-génien et une fissure qui séparait le bourgeon maxillaire supérieur du bourgeon nasal interne.

Nous avons également montré qu’à la neuvième semaine de la vie «in utero » il ne subsistait normalement aucune trace de ces fissures maxillo-nasales.

Or, on conçoit facilement que si, lors de la coalescence du bourgeon maxillaire supérieur et du bourgeon nasal externe ou du bourgeon maxillaire supérieur et du bourgeon nasal interne, il se produit un enclavement de l’ectoderme embryonnaire, il puisse se développer ultérieurement un kyste aux dépens de cet enclavement ectodermique. ? -

Voici donc démontrée embryologiquement la possibilité de l’existence d’un kyste au niveau du sillon naso-génien. Passons maintenant à la possibilité clinique.

Page 1