OBSERVATION VI
(In Annales d'Olo-Laryngologie, 1934, p. 1004. Harpnen et Zua. Kyste du yestibule nasal. Communication faite à la Société de Laryngologie des Hôpitaux de Paris, séance du 18 juin 1934).
Kyste mucoïde du sillon naso-génien.
Notre malade, âgée de trente ans, consulte pour une petite tuméfaction du seuil narinaire droit, peu douloureuse, mais siège d’une certaine tension. La malade en fait remonter le début à trois ou quatre ans sans pouvoir préciser.
Depuis quatre mois, la tumeur est devenue plus apparente, au point de tuméfier légèrement la joue et la lèvre supérieure, au voisinage de l’aile du nez. La malade pensant qu'il s'agissait d’un petit bouton, dit-elle, réduisit à plusieurs reprises le volume du kyste en le pressant et en exprimant quelques gouttes liquide.
A l'examen on voit une petite masse allongée selon le grand axe du cornet inférieur, développée surtout au-dessous de la tête de ce cornet, comblant le
méat inférieur.
Indépendante de la cloison, elle est séparée du cornet par un sillon net. Les téguments qui la recouvrent sont:normaux : cutanés en avant, muqueux
en arrière. EX
La consistance du kyste est molle, élastique.
Une goutte de liquide muqueux, légèrement trouble, sort par un orifice punctiforme quand on comprime la masse au stylet.
L'examen des dents voisines, incisive latérale en particulier, les montre absolument normales. À signaler cependant que l’incisive est en malposition : en rotation méso-vestibulaire, point peut-être à signaler en raison des discussions pathogéniques qu'ont soulevé ces kystes. a
La radiographie montre un squelette et des dents normaux.
On retire par ponction un liquide franchement muqueux, louche, filant, sans cristaux de cholestérine. ù
On pousse dans l’aiguille un centimètre cube et demi de lipiodol et l’on peut ainsi préciser sur cliché le siège exact de l’étendue du kyste. Il est nettement indépendant des dents et du maxillaire supérieur.
b) Les pseudo-kystes
Les pseudo-kystes reçoivent, le plus souvent, le nom de kystes séreux, d’hygromas chroniques, de bursites chroniques et c’est donc judicieusement que ces pseudo-kystes sont étudiés par LEcÈxE, d’une part, par M. le Professeur Maucraire, d’autre part, au chapitre de la pathologie des bourses séreuses.
On est donc en droit de se demander ce que leur étude peut venir faire dans ce travail. Nous aurons l’occasion un peu plus loin d’en montrer les raisons. |
Pour le moment qu’il nous suffise d’étudier successivement la définition clinique, la définition anatomo-pathologique et la pathogénie de ces pseudo-kystes.
DÉFINITION CLINIQUE
Elle nous est fournie par M. le Professeur Mes qui, dans son Traité de chirurgie générale des Muscles, des Tendons, des Boërses séreuses et de la Peau, écrit : 5
€ Une tumeur lisse, plus ou moins sphérique, fluctuante, existant « aux lieu et place d’une bourse séreuse superficielle est suff-
€ samment caractéristique pour permettre le GÉERAUE d’hy- ( groma ».