‹ Contribution à l'étude des affections susceptibles de modifier l'aspect du sillon naso-génienChapitre 44 sur 147 · PATHOGÉNIE · texte numérisé non relu

PATHOGÉNIE

= Ce qui constitue l'originalité classique de ces pesudo-kystes, c’est leur pathogénie.

«€ La grande cause est le trauma sous quelque forme que ce soit, mais surtout le microtrauma répété. »

Donc, causée par les petits traumatismes Kepetes c’est le plus souvent une maladie professionnelle : les frotteurs, les religieux, les domestiques, les maçons, les lavandières présentent fréquemment des pseudo-kystes pré-rotuliens ; les mineurs, des pseudo-kystes

rétro-olécraniens.

Il nous reste maintenant à élucider la question suivante : pourquoi étudier tes pseudo-kystes à propos du sillon naso-génien ?

C'est que, si étrange que cela puisse paraître, nous pensons en avoir observé un cas au niveau de ce sillon.

La chose est-elle possible ?

Au point de vue clinique et au point de vue anatomo-pathologique, elle est indiscutable comme nous le verrons par l’observation qui suit.

Au point de vue anatomique et topographique, il en est autrement ; mais nous pensons que la présence d’une bourse séreuse au

niveau du sillon naso-génien ne doit pas paraître tellement extraordinaire.

En effet, M. le Professeur MAucrairEe écrit encore :

« L’hygroma ne se développe pas seulement dans les bourses « séreuses normalement existantes chez tous. Il peut apparaître

dans des bourses séreuses anormales, développées elles-mêmes « sous l'influence de causes professionnelles. »

Nous pensons du reste avec LECÈNE que l'influence des causes

professionnelles n’est pas la seule à mettre en cause; car il existe des bourses séreuses accidentelles, atypiques ou anormales et, partant, des pseudo-kystes .de ces mêmes bourses séreuses chez les amputés porteurs d’appareils prothétiques.

Voici donc une affection : le pseudo-kyste, qui frappe normalement des bourses séreuses connues anatomiquement. Mais, sous des influences diverses, on peut rencontrer ces bourses séreuses aux endroits les plus divers.

Dès lors, pourquoi nier & priori qu’il ne peut en exister une dans le sillon naso-génien ? D’autant qu’on en connaît qui ont un siège tout aussi bizarre : FLiriscumann n’a-t-il pas décrit une bourse séreuse dont l’hygroma, d’après M. le Professeur MxucraiRE, ne serait qu’une variété de grenouillette ?

Nous n’avons pas la prétention de résoudre le problème que nous venons de poser. Nous nous contenterons simplement de reproduire ici l’observation et le compte rendu anatomo-pathologique de la malade que nous pensons atteinte d’un pseudo-kyste du sillon nasogénien.

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