LES ADÉNITES TUBERCULEUSES
La plupart des auteurs sont d’accord pour affirmer que la tuberculose ganglionnaire est secondaire à une adénite aiguë banale, l’inflammation aiguë « faisant le lit à la tuberculose ».
C’est le cas pour les adénites du ganglion naso-génien dûes à une ulcération tuberculeuse des muqueuses.
En dehors de cette pathogénie, l’adénite naso-génienne tuberculeuse reconnaît une cause encore très discutée : la pénétration des bacilles de Koch au niveau d’une carie dentaire. Le bacille de Koch se comporterait alors comme un germe banal. La mortification de la dent aurait créé une arthrite alvéolo-dentaire ; les germes banaux qui auraient suivi la voie lymphatique auraient créé une adénite inflammatoire banale : les bacilles de Koch auraient ensuite envahi le foyer dentaire et tuberculiseraient secondairement le ganglion naso-génien.
Nous ne trancherons pas cette question encore dans le doute, mais nous reproduirons, sous toutes réserves, l’observation suivante que Frireau a fait paraître dans l’Odontologie du 29 février 1904.