‹ Contribution à l'étude des affections susceptibles de modifier l'aspect du sillon naso-génienChapitre 74 sur 147 · OBSERVATION XXIV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXIV

(Frireau, ‘in l'Odontologie, 29 février 1904).

Adénite tuberculeuse naso-génienne (?) |

M. X.., 32 ans, sans profession, célibataire, se présente à ma consultation pour » une arthrite alvéolo-dentaire consécutive à une carie du quatrième degré, occupant la face postérieure, de la première pré-molaire supérieure droite. Ce malade présente des antécédents tuberculeux très nets : sa mère est morte à 37 ans de tuberculose pulmonaire ; un de ses frères est mort en bas âge de méningite et sa sœur est atteinte d’une tumeur blanche du genou qui est ankylosé. Le faciès de ce malade est celui d’un strumeux : ses lèvres sont épaisses, sa bouche est constamment entr’ouverte et ses ganglions sous-maxillaires et cervicaux sont hypertrophiés. L’arthrite alvéolo-dentaire pour laquelle il vient me consulter a d’ailleurs cédé très rapidement au nettoyage de la cavité cariée et à l’antisepsie des canaux par des lavages à l’eau oxygénée. Mais au cours de ce traitement le malade a appelé mon attention sur la présence d’une petite tuméfaction douloureuse située à la partie supérieure du sillon naso-génien droit. Cette tuméfaction a le volume d’une noisette, elle est dure, elle roule sous le doigt et donne au doigt qui la palpe la sensation très connue que fournit un ganglion hypertrophié ; il n'y a pas de rougeur, de la peau qui est mobile sur la tuméfaction. Malgré la rareté du fait clinique, je portais aussitôt le diagnostic d’adénite génienne secondaire à une arthrite alvéolo-dentaire. Cette adénite a d’ailleurs cédé à quelques pansements humides appliqués sur la Joue et surtout à la désinfection de la dent, cause initiale de l'affection ganglionnaire. Peut être la poussée inflammatoire de ce ganglion fut-elle favorisée chez ce malade par l’imprégnation tuberculeuse qui semblait avoir envahi une grande partie de son système lymphatique.

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