LES ADÉNITES SYPHILITIQUES
L’adénite syphilitique du ganglion naso-génien n’a jamais été observée.
Toutefois, nous croyons utile de rappeler sa possibilité. Etant donné que Caperre LaPrène, dans sa Thèse, a montré la possibilité et l'existence d’une adénite syphilitique du ganglion infra-maxillaire (observation [IX de la thèse de Caperre Lapiène), il y a tout lieu de penser que n’importe quel autre ganglion génien peut être atteint
par la syphilis.
4. LES ADÉNITES NÉOPLASIQUES ; Nous n’avons pas en notre possession d’observation à ce sujet. Toutefois nous pensons devoir insister sur la possibilité d’une adénite néoplasique naso-génienne par exemple dans un épithélioma de la lèvre supérieure.
LEeNorMAND, dans un article de la Presse médicale du 127 juin 1931, écrit à ce sujet :
( L’adénite cancéreuse génienne (il ne parle pas de l’adénite naso-
« génienne) serait assez fréquente au dire des auteurs allemands et
- «TRENDEL en a réuni vingt-cinq cas observés dans des cancers de « la face, du nez, des lèvres. »
€ Pour ma part, je n’en ai pas vu un seul cas bien que j’aie recherché
{systématiquement des ganglions géniens chez les nombreux ma-
« lades, atteints de cancer de la face ou des lèvres, que j'ai eu à .
« traiter à l'Hôpital Saint-Louis. »
| Nous pensons done, comme Lenormanp, que, bien que n’ayant jamais observé d’adénite naso-génienne d’origine cancéreuse, il ne faut jamais manquer de rechercher, à son exemple, le ganglion nasogénien, dans toutes les cures chirurgicales de néoplasmes qui inté-
ressent la région draînée par les afférents de ce ganglion.
C. — TUMEURS PRIMITIVES Les néoplasmes primitifs ganglionnaires sont relativement rares. Ils peuvent être rangés, comme l’a montré LECÈNE, en trois catégories : Er e Les lymphadénomes, Les lymphosarcomes, Les sarcomes ganglionnaires.