LES PHLÉBITES
Le chapitre des phlébites de la veine faciale est un des chapitres les plus intéressants de la pathologie faciale que nous n’avons fait qu’effleurer quand nous avons étudié les furoncles et anthrax du sillon naso-génien.
Nous ne ferons à peine que l’aborder ici car son étude dépasserait
- de beaucoup les limites de ce travail.
Qu'il nous suffise de savoir que la phlébite est « l’expression d’une infection plus ou moins intense de la paroi veineuse. »
Nous avons passé l’ère des phlébites par inoculation locale qui, jadis, furent tant redoutées des médecins ; mais, si l’asepsie chirurgicale et l’antisepsie ont pu venir à bout de cette première forme, il n’en est pas moins vrai qu’à l’heure actuelle nous assistons encore trop fréquemment au déclanchement des phlébites par propagation directe dans lesquelles les germes qui envahissent la veine viennent d’un foyer inflammatoire voisin.
Et, c’est le cas pour la veine faciale dont la majorité des phlébites trouve son explication dans la présence d’un furoncle ou d’un anthrax de la face. ge
Nous ne pensons pas devoir donner d’exemple de ces phlébites de la veine faciale : ils sont légion et il n’est pas de médecin ou de chirurgien dont ils ne hantent le pronostic.