‹ Contribution à l'étude des affections susceptibles de modifier l'aspect du sillon naso-génienChapitre 93 sur 147 · OBSERVATION XXX · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXX

{in Rejorma Medica, 26€ année, n° 4, Crrorca. Un grave caso de ostéoperioste sommosa della regione nasale con vasta distruzione consecutiva, provocato da Le)

lesione traumatica).

Syphilis du squelette sous-jacent au sillon naso-génien. Homme de 23 ans, sans antécédents héréditaires ou personnels. Cet homme présenta à 20 ans une tuméfaction etune rougeur de la région naso-génienne à la

suite d’un traumatisme sur le nez. Ces lésions furent traitées localement pendant une année durant laquelle les os du nez se nécrosèrent et s’éimmèrent. Seul le traitement spécifique eut une action...

e) Le goundou.

Nous avons vu précédemment, au chapitre des affections cutanées diverses, que le goundou n’était autre qu’une maladie de l'os, constituée par les lésions tertiaires du pian. Nous n’insisterons donc pas sur son étiologie. $

Qu'il nous sufise de savoir que le goundou est principalement caractérisé par l’ostéite chronique hypertrophiante de l’apophyse montante du maxillairé supérieur qui devient exubérante, prenant successivement le volume d’une amande, d’un œuf de pigeon, d’un poing.

Evidemment il nous a été impossible d’observer nous-même cette affection bien caractéristique du sillon naso-génien qui a été particulièrement bien étudiée par Borreau-Rousser. Nous rappellerons que MM. Besançon et PuiriBerr ont publié à la page 177 du tome II du Précis de Pathologie Médicale (édition 1926) une très belle photographie que l’on retrouve également à la page 24 du livre de Borreaü- Roussez sur les ostéites pianiques et qui représente un nègre atteint de goundou. Qu'on se représente une face de noir au milieu de laquelle le nez serait remplacé par l’as de pique d’un jeu de carte et l’on a absolument l’impression que donne cette photographie. La pointe supérieure un peu élargie de l’as de pique correspond à la suture naso-frontale, le pied lancéolé représente la partie inférieure des ailes” du nez, les renflements latéraux sont la représentation exacte des deux sillons naso-géniens tuméfiés. Cette comparaison paraîtra peutêtre humoristique mais elle nous a semblé tellement frappante que nous n’avons pas cru devoir la passer sous silence. D’autre part nous reproduisons ci-dessous l” observation du même malade par Borreau Roussez. 5

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