LES OSTÉITES PARASITAIRES
Les ostéites parasitaires sont des lésions osseuses dûes soit à l’infection hydatique soit à des infections mycosiques. Nous étudierons donc successivement :
Les kystes hydatiques osseux, -
Les mycoses osseuses.
a) Les kystes hydatiques osseux.
Les kystes hydatiques des os constituent une affection rare dûe à un cestode cyclophyllidé : le tæœnia echinocoque ou Echinococcus granulosus, qui vit dans l’intestin du chien. L’œuf de ce ténia peut être avalé par l’homme ; arrivé dans l’estomac il est partiellement digéré et l’embryon exacanthe est mis en liberté. Il passe alors dans la circulation lymphatique ou sanguine. Arrivé à destination : soit dans le foie, soit dans le poumon, soit dans un os, l'embryon se transforme en larve ou hydatide qui s’entoure d’une membrane adventice.
L’ensemble formé par l’hydatide et sa membrane constitue le kyste
hydatique. 4e
Nous n'’insisterons pas sur l’anatomie pathologique de ce kyste, nous passerons sous silence sa physiologie car s’il n’est pas rare d’observer des kystes hydatiques au niveau des os il est exceptionnel d’en
rencontrer au niveau du maxillaire.
Gancorrxe, dans son ouvrage sur les kystes hydatiques des os signale de nombreux cas parmi lesquels il en est qui sont localisés au frontal : mais aucune de ses observations n’intéresse le maxillaire
supérieur.
Rogin, dans sa Thèse, a réuni 122 cas de kystes hydatiques des os dont 12 localisés aux os du crâne (frontal, pariétal, temporal, occipital, voûte du crâne, mastoïde, sphénoïde). Mais aucun de ces kystes ne siège au maxillaire.
Seul, Ivaxissevicn dans son ouvrage : Hydatidosis osea, publie
une statistique qui s’étend sur 81 observations de kystes hydatiques des os. C’est le seul auteur que nous connaissions qui aït publié, parmi ces 81 observations, un seul cas localisé au maxillaïire supérieur et encore ne sommes nous pas certain que cé kyste ait amené une tuméfaction du sillon naso-génien, bien que le schéma que l’auteur a joint à l'observation semble montrer que le kyste intéressait l’apophyse
montante du maxillaire supérieur.