OBSERVATION XXXII
(in Hydatidosis osea par Ivanissevica, Buenos-Ayres, 1934). Hydatidosis de l’os huesos de la cara.
Timbaldi Juan, Tesis, Buenos Aires, ano 1924.
Localizacion : quiste hidatico del maxilar superior.
b) Les mycoses osseuses.
Les affections mycosiques des os, comme les affections mycosiques de la peau, comprennent :
L’actinomycose, La sporotrichose.
L’ACTINOMYCOSE \
Nous ne reviendrons pas ici sur le parasite qui est à l’origine de cette affection, puisque nous l’avons déjà sommairement étudié à propos des actinomycoses de la peau.
Mais il nous faut d’abord convenir de la délimitation exacte qu’il convient d’assigner à l’actinomycose osseuse. Comme l’a montré DEcnaumE, au VIIe Congrès Français de Stomatologie, et, avant lui, Poxcer et Bérarp, il ne faut pas confondre les actinomycoses osseuses avec les réactions du tissu osseux qui sont la conséquence d’une actinomycose cutanée : À
« Il ne faut conserver dans cette catégorie que les faits où l’un des «deux maxillaires, plus rarement les deux, ont été détruits ou altérés «partiellement par le parasite lui-même, en reléguant parmi les «localisations dans les parties molles les cas où l’un de ces os présente «seulement un épaississement localisé ow diffus, dû à uné réaction (périostique banale au voisinage d’un foyer mycosique, souvent in- « fecté. »
Ainsi réduite à ses justes proportions, l’actinomycose des maxillaires reste encore la plus fréquente des actinomycoses osseuses.
Cette actinomycose se présente schématiquement, sous deux formes : une forme raréfiante, habituelle chez l’homme ; une forme néoplasique, exceptionnelle chez l’homme, habituelle chez le bœuf.
Le processus pathogénique est le même que pour l’actinomycose cutanée et le parasite pénètre par les mêmes voies. Notons, d’autre part, que, pour certains auteurs, l’actinomycose osseuse n’est que la conséquence de l’actinomycose cutanée et que la première n’existe pas sans la seconde.
Nous ne connaissons pas d’actinomycose localisée à l’apophyse montante du maxillaire supérieur et les formes les plus fréquentes se rencontrent au voisinage de l'articulation temporo-maxillaire ou au niveau de la mandibule.
LA' SPOROTRICHOSE
La sporotrichose osseuse est dûe au même parasite que la sporotrichose cutanée : nous n’y reviendrons donc pas. : Du reste, nous passerons sous silence cette affection parasitaire de l’os, car, si nous en connaissons des exemples au tibia, aux os de l’avant-bras, à la clavicule, au sternum, à la rotule, à l’olécrane, à l’astragale, aux phalanges, aux métacarpiens et même au frontal,
nous n’en connaissons aucun au maxillaire supérieur. 3. LES OSTÉITES CHIMIQUES
Certaines substances chimiques sont capables de provoquer des ostéites dont nous étudierons ici les deux grandes modalités :
L’ostéite mercurielle,
L’ostéite phosphorée.
a) L’ostéite mercurielle.
Nous ne craignons pas d’affirmer que l’ostéite du maxillaire d’origine hydrargyrique n’existe pas, car tous les auteurs qui se sont occupés de la question sont d'accord pour montrer que, tant chez les mineurs d’Almaden del Azogue (Espagne), de Chillon (Espagne), et d’Idria (Austro-Hongrie), que chez les ouvriers qui construisent des appareils à mercure (thermomètres, baromètres, etc.), l’ostéite du maxillairen’est pas dûe au mercure, mais aux agents microbiens : soit que ceux-ci pénètrent dans los, à la faveur des lésions ulcéreuses de la gencive, soit que l’intoxication hydrargyrique provoque une
endartérite des vaisseaux nourriciers de l’os.
96 AFFECTIONS SUSCEPTIBLES DE MODIFIER b) L’ostéite phosphorée.
L’ostéite phosphorée a reçu le nom de nécrose phosphorée.
Ce chapitre de la pathologie faciale a, pour ainsi dire, vécu, car les intoxications professionnelles par le phosphore ont presque totalement disparu depuis qu’on a substitué le sesquisulfure de phosphore au phosphore blanc dans la fabrication des allumettes.
Néanmoins nous rappellerons brièvement les grandes lignes de
cette affection.
Pour certains auteurs elle est dûe uniquement à l’intoxication phosphorée ét à la déminéralisation qui en résulte ; pour d’autres auteurs, il y aurait toujours une carie dentaire qui permettrait aux vapeurs phosphoriques de pénétrer dans la chambre pulpaire et de créer une monoarthrite apicale, point de départ d’une vulgaire ostéomyélite.
Quelque soit la pathogénie de cette affection, nous noterons que l'ostéite phosphorée évolue en deux phases : dans la première phase, il y a ostéo-périostite et, partant, possibilité de production d’une. tuméfaction naso-génienne : dans la deuxième phase, il y a nécrose et élimination lente de volumineux séquestres. Cette phase revêt une gravité toute particulière au maxillaire supérieur, car, à l’nverse de ce qui se passe à la mandibule, il n’y a jamais régénération osseuse et cette deuxième phase pourra donc aboutir à un vide naso-génien.