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lui ont accordé le terme plus exact, de tumeurs à cellules géantes, terme adopté par SABRAZÉS, JEANNENEY et Maruey-Cornar, dans leur ouvrage sur les tumeurs des os. Cette terminologie variée, nous prouve combien il est difhcile, d’assigner une place à ces tumeurs dans la classification générale des tumeurs osseuses. - |
Sous la dénomination de sareomes giganto-cellulaires, MAUCLAIRE, dans le Tome V du Nouveau Traiti de Chirurgie de Le DEnru et Dezser, les rangeait parmi les ostéosarcomes, c’est-à-dire, parmi les tumeurs osseuses malignes, au même titre que les sarcomes fusocellulaires et que les sarcomes globo-cellulaires.
Dans le tome XVI du même Traité, OMBREDANNE réunit, dans le même chapitre des tumeurs malignes, les tumeurs à myéloplaxes, les sarcomes globo-cellulaires et fuso-cellulaires, les endothéliomes.
De même LEexormanT, dans le tome IT du Précis de Pathologie Chirurgicale, englobe sous le titre de sarcomes du maxillaire, les tumeurs à myéloplaxes. :
Nous préférons, à l’exemple de Trxrer et PArTEz, dans le tome I du Précis de Pathologie Chirurgicale, ranger les tumeurs à myéloplaxes dans le chapitré des tumeurs osseuses bénignes.
Quoi qu’il en soit les tumeurs à myéloplaxes sont fréquentes aux maxillaires. Un pourcentage de 10 % leur est accordé à ce niveau par SABRAZÉE, JEANNENEY et MaTuHEy-CoRNAT, par rapport au squelette entier. D’autre part, la statistique personnelle de Porrosson et BÉrRARD rapportait 168 cas de tumeurs à myéloplaxes au niveau des maxillaires dont 93 au maxillaire inférieur et 75 au maxillaire supérieur, contre 55 ostéo-sarcomes dont 46 au maxillaire inférieur et 9 au maxillaire supérieur.
" OmMBrEDANNE leur accorde un pourcentage énorme : « Ce sont de beaucoup les tumeurs les plus fréquentes, écrit-il, elles représentent plus de 75-%, des néoplasmes observés au niveau des mâchoires. »
Microscopiquement l’élément caractéristique est constitué par des cellules très grandes ou myéloplaxes de Ros1ix dont la nature est incertaine. Certains auteurs le rattachent à l’ostéoclaste de KorLixer, d’autres aux cellules vaso-formatives de Moxon et MALassez : d’autresen fin, à une cellule géante qui résulterait d’une inflammation locale.
Au point de vue étiologique, on a voulu incriminer les traumatismes comme étant les responsables de cette tumeur. Il faut avouer, qu’il n’est pas impossible, que l'apparition d’une tumeur à myéloplaxe du -
maxillaire soit favorisée par des avulsions dentaires répétées, suivies d’hémorragies mal résorbées, d’infection chronique. Mais cette question est loin d’être résolue.
L'évolution de la tumeur à myéloplaxes du maxillaire supérieur, telle que l’ont présentée Saprazés, Jeanwewey et Marney-Corwar, . mérite d’être rapportée ici, car elle montre le processus par lequel cette tumeur déforme le sillon naso-génien :
« Elles (les tumeurs à myéloplaxes) prennent naissance au niveau « d’une racine de l’incisive latérale, de la canine, près de la fosse canine, « au-devant du sinus maxillaire. Si la tumeur est primitivement sous- « périostée, elle proémine dans la fosse canine, raréfie l’os à son con- « tact ; si elle est endo-osseuse, enkystée, elle force en se développant «les parois du sinus qu’elle dédouble j Le à n’être recouverte, au « « dehors, que par une coque osseuse mince. )
- Et plus loin :
« Les tumeurs (à myéloplaxes) du maxillaire supérieur déforment «la face, soulèvent l'aile du nez, font saillie dans la fosse canine « d’abord, dans la fosse nasale ensuite... »
Nous reproduirons ci-dessous deux observations de tumeurs à myéloplaxes, amenant des modifications dans l’aspect du sillon
naso-génien.