‹ Contribution à l'étude des albuminuries transitoires dans quelques maladies du système nerveuxChapitre 3 sur 16 · IG · texte numérisé non relu

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Acides, elles ont une densité de 1020 et ne présentent pas de mucus. Quelques cristaux d'acide nrique,

12 Février. — Repos de la malade, disparition de l'albumine.

8 juin. — Traces douteuses d'albumine non granuleuse que nous ne retrouvons pas le lendemain et les jours suivants.

2g juin. — L'alcool absolu seul révèle quelques traces de matières albuminoîdes insensibles à l'action de la chaleur.

Ainsi nous voyons ici les matières albuminoîdes insensibles à l'action de la chaleur et révélées par l'alcool. L'albumine paraît sous l'influence de la fatigue, disparaît avec le repos. Elle coïncide avec l'existence de cristaux uriques.

Observation III. — Tabès dorsal. — Albuminurie transitoire. Suppression de la sueur.

St- Vincent, 19. — M. P... 54 ans, tisseur, né à Plérieux, entré le 21 décembre 1882.

. La mère du malade était d'un tempérament très excitable, névropathe et atteinte de spasmes probablement hystériques.

De son côté, il a eu un enfant qui a succombé à une néphrite scarlatineuse. Syphilis à 25 ans. A 28 ans, perte de connaissance suivie d'une période d'excitation. Dix ans après, hémiplégie droite. Il y a deux ans, plaques d'anesthésie et surdité. Ensuite apparurent des douleurs variées dans diverses régions. Aujourd'hui, amaurose complète et troubles de la sensibilité.

Sécrétion sudorale presque supprimée, miction normale sans albumine ni sucre.

Au cœur, souffle systolique, râpeux à la pointe. — Pouls régulier.

8 mars. — Les urines sont claires, légèrement neutres, ont une couleur ambrée, une densité de 1018. Elles né sont pas odorantes. Les divers procédés montrent 0,10 centigrammes d'albumine non rétractile, plus abondante le soir.

9 mars. — L'albumine qui n'existe plus le matin se montre encore le soir. Le malade éprouve quelque tranquillité, sa nutrition se fait mieux. Les douleurs ne sont pas fulgurantes et deviennent plus rares.

10 mars. — Rien par le réactif de Gûbler dans des urines acides, légèrement troubles ; un léger nuage non granuleux par le r. acéto-picrique. Ce caractère n'existe que le soir.

11 mars. — Mêmes réactions. D. 1017. Q. i' 1/3.

i3 mars. Repos du malade. Il n'y a plus de douleurs ni d'albumine.

16 mars. — Absorption copieuse de viandes. Apparition le soir de traces d'albumine.

17 mars. — L'albumine existe également le matin. Ni cylindres, ni globules de sang.

19 mars. — Régime habituel. Pas de douleurs, pas d'albumine.

22 mars. — Pas d'albumine le matin; le soir, sous l'influence d'une alimentation féculente, o,3o cg. d'albumine non rétractile.

23 mars. — Le malade ne s'alimente que de bouillon gras. o,5o albumine matin et soir. Densité de l'urine 1020.

24 mars. — L'albumine disparait le soir.

25 mars. - Apparition des douleurs. o,5o centigrammes d'albumine non rétractile. Quelques fragments épithéliaux de la vessie.

3i mai. - Urines riches en acide carbonique, pas d'albumine.

I- avril, matin. - Urines très claires, pas d'albumine, ooir : idem.

2 avril. — Rien.

d'albuminY'^' ~ ^'''^^"^""^^"^î «^ir, un peu

8, 10, II, i3, i5 Avril. — Pas d'albumine. 10, II, 13 juin. — Pas d'albumine.

Cette observation mérite tout intérêt, car elle semble prouver que l'albuminurie du soir est le plus souvent en rapport avec la digestion et celle du matin avec les douleurs. Nous y voyons aussi la sécrétion sudorale supprimée.

Observation IV. — Ataxie; — Influence de l'alimentation sur l'albuminurie.

St-Lazare, 12. — Louis P 52 ans, entré le i^' février i883.

Son père était épileptique. Sa mère nourrice de profession (i3 enfants et i3 nourrissons). Le malade confesse des habitudes alcooliques.

En 1879, paralysie subite du pied droit et parésie des deux mains.

Il y a un an, troubles dans la motilité et douleurs. A son entrée insomnie et cauchemars nocturnes, éblouissements et palpitations. Aux membres- inférieurs, diminution de sensibilité, incoordination.

Le cœur offre les signes d'une double lésion de la base.

9 mai 1884. — Erysipèle phlegmoneux de la cuisse gauche (suite de piqûre de morphine). Le malade urine difficilement et le liquide sécrété renferme de fortes proposions d'albumine.

3o mai. — Pas d'albumine, sueitrs très fortes la nuit.

10 février i885. — Pas d'albumine dans les urines.

11 février. — Début de nouvelles crises, de douleurs fulgurantes : Urines ambrées, sansodeur,D : 1022. Pas d'albumine. Longs filaments de mucine. Pas de cylindres.

1 3 février. — Les douleurs continuent. Les urines renferment de nombreux phosphates.

14 février. — Sous l'influence du vent du midi, le malade est plus fatigué. Les urines, acides, renferment matin et soir 0,80 centigrammes d'albumine non rétractile.

16 février. — Traces d'albumine plus abondante le matin que le soir. Rares cristaux d'acide urique, d'urates de soude, quelques cellules de la vessie.

La salive renferme plus de substances albuminoïdes que de coutume. 3,240,000 globules rouges dans le sang, 1 3 1/2 % d'hémoglobine.

20 février. — Les traces d'albumine ne sont plus que douteuses.

23 février. — Pas d'albumine dans les urines de la journée. Le malade a bu une assez grande quantité de lait.

26 février. — Plusieurs œufs dans l'alimentation de la journée. Rien dans les urines.

27 Février. — o,o5 cg. d'albumine non rétractile. Urineâ D : 1018.

28 février. — Lassitude générale, fatigue lombaire, gêne dans la vision. Douleurs fulgurantes. Les urines qui ne renfermaient pas d'albumine le matin en contiennent o,5o cg. le soir. Carbonates abondants.

i^r mars. — Urines acides. Q. iioo grammes. D. 1018. Albumine non rétractile plus abondante le matin.

4 mars. — L'albumine n'existe plus. Le malade s'électrise depuis trois jours avec des courants constants descendant le long de la colonne vertébrale et des membres inférieurs.

Ainsi, chez ce malade, on voit l'influence d'une alimentation dont font partie le lait et les œufs. Les douleurs réveillent l'albuminurie que l'électricité fait disparaître. On doit aussi remarquer l'existence momentanée d'un phlegmon très grave à la suite d'une piqûre de la seringue de Pravaz.

Observation Y.—Ataxie locomotrice-, — Existence du disque tardif dans la réaction de Gubler.

St.-Emile, 12. >— F... 55 ans, tisseur, entré le 6 mai 1884.

Pas d'antécédents héréditaires. Syphilis antérieure. Alcoolisme prononcé. En 1879-1880, troubles visuels, difficulté de la marche, incontinence de matières fécales. Entré le 2 mai 1884 au Perron, le malade a df^puis deux ans des douleurs fulgurantes. Actuellement, affaiblissement des fonctions génitales, hyperesîhésie et céphalalgie. Douleurs en ceinture, et le long du membre inférieur droit. Incoordination dans la mctiiité, miction fréquente, peu abondante, légèrement douloureuse. Les urines en mai 1884 ne renferment ni sucre ni albumine.

Parfois douleurs lombaires et diarrhées séreuses sans ténesmes ni coliques. Rien au cœur, rien aux poumons. Pas d'athérome.

9 mars. — Urines, claires, acides, densité 1018. Dépôt de mucus et de phosphates avec des cellules de la vessie ou du canal uréthrai. Précipité blanc d'albumine par la chaleur et l'acide azotique.

La pression lombaire n'est pas douloureuse.

10 mars. — Pas d'albumine le matin, des traces le soir. Pas de douleurs.

12 mars. — Le matin 0,20 centigrammes d'albumine non rétractile, le soir o,o5 à o,to centigrammes.

13 mars. — Mêmes résultats. Urines acides. D. 1018.

14 mars. — Résultat inverse. D. 1020.

1 5- 1 6-1 7 mars. —o. 10 centigrammes d'albumine légèrement granuleuse soir et matin.

1 9 mars. — Ce jour-là,le précipité blanc ne se forme pas immédiatement dans la réaction de Gûbler. Les urines (i5oo grammes) sont jaunes, ambrées, non odorantes. Les matières colorantes sont abondantes. Quand on fait chauffer l'urine avec

l'acide azotique elle devient rougeâtre. L'albumine traitée par la potasse et la liqueur de Fehling n'a pas donné de réaction.

22 mars. — Cessation des douleurs. Les urines offrent un dépôt blanc constitué par des cellules polyédriques, des pliosphates, des cristaux d'acide urique.' L'albumine légèrement rétractile est plus abondante le matin (o,o5 centigrammes) que le soir (0,20 centigrammes.)

24 mars. — Les douleurs sont venues sous l'influence du vent et des giboulées. La présence de l'albumine non rétractile a été constatée par l'acide azotique et la chaleur dans des urines légèrement neutres.

26 mars. — Etat général meilleur, diminution de l'albumine.

avril. — Les urines du matin renferment des traces d'albumine; celles du soir, traitées par l'acide nitrique, donnent une quantité notable de matières colorantes et ne présentent pas d'albumine.

2 avril. — Pas d'albumine.

3 avril. — Quantité notable d'albumine, douleurs intenses.

4 avril. — Pas d'albumine.

5 avril. — Traces d'albumine.

8 avril. — Grandes quantités de matières colorantes.

10 avril. — Les urines du soir, traitées par l'acide nitrique, renferment une quantité notable de matières colorantes. Il ne semble pas y avoir de précipité albumineux; toutefois, au bout d'un quart d'heure, on voit au-dessus du disque coloré un nuage diffus ayant l'aspect de l'albumine.

Les urines du matin observées parallèlement montrent ce disque plus prompt et plus intense.

Le réactif acéto-picrique précipite o,o5 i 0,10 centigrammes d'albumine, mais sans formation de grumeaux.

En chauffant, le mélange s'éclaircit tout en prenant une teinte rouge sombre. A l'ébullition, dégagement gazeux abondant, la couleur rouge sombre disparaît, le liquide devient ambré et parfaitement limpide sans aucun précipité.

Au bout d'un quart d'heure, le liquide louchit, en se refroidissant.

Le précipité formé par l'acide nitrique n'est pas soluble dans l'alcool.

Il faut avouer que, même après la filtration, les urines étaient légèrement louches et que cette teinte ne s'est éclaircie ni par la chaleur, ni par addition d'acide acétique.

29 mars. — Pas d'albumine.

3 avril, soir. -— Quantité notable d'albumine non rétractile.

Dans cette observation, l'apparition du disque albumineux de Gûbler a été retardée. Nous l'avons vu coïncider avec la présence d'abondantes matières colorantes. La manière dont ces urines se sont comportées vis-à-vis de la liqueur de Feliling, semble éliminer l'existence des matières albuminoïdes en faveur de la présence des peptones ou des matières grasses.

Observation VI. — Ataxie locomotrice ; — Influence des douleurs sur l'albuminurie transitoire,

St-Emile, 8. — B 68 ans, tisseur, entré en i85o.

Antécédents héréditaires cérébraux. Quelques abus sexuels. Début par les troubles de la vision : le 4 septembre 1848, le malade était devenu aveugle. En 1849, gêne dans la marche, apparition de douleurs lancinantes dans les jambes.

Depuis sont venus des troubles de la sensibilité surtout du côté gauche. Rétention des urines qui ne renferment pas d'albumine ni de sucre en i883.

Poumons et cœur sains, pouls petit.

Vertiges, — céphalalgie, — bourdonnements et surdité.

Ces derniers troubles se sont montrés le g mars sous l'influence du vent du Midi. En même temps, l'albumine a paru dans les urines plus abondante le matin (o,25 centigrammes) que le soir (o,o5 centigrammes). Les urines, claires et acides le matin, renferment le soir un gros dépôt de phosphates et sont neutres.

10 mars. — Mêmes résultats.

1 1 mars. — L'existence de quelques globules sanguins montre une plus forte excitation de la moelle. L'albumine est plus abondante (0,50-0,70 centigrammes).

12 mars. — Souffrances plus intenses. Urines acides D. loio. L'albumine est plus abondante le matin.

13 mars. — Urines acides. Quantité : i5oo grammes. Densité : 1018.

Jusqu'au 20 mars, les urines conservent ces caractères. Les douleurs n'existent plus dès le i5 et l'albumine disparait le 20 pour reparaître le 23 mars.

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