‹ Contribution à l'étude des Allylcyclohexanones et des MéthylallylcyclohexanonesChapitre 51 sur 51 · RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS

Le présent travail peut se résumer en les conclusions sui-

vantes :

1e Partie. — 10 Il est possible de préparer, par sodation à lamidure de sodium et allylation subséquente, toutes les 4-allyl- ou méthylallyleyclohexanones dont on peut prévoir la formation à partir de la cyclohexanone et de ses trois homologues monométhylés.

20 L’allylation, tout en restant très aisée, est d'autant moins facile qu’elle est déjà plus avancée.

3e Au cours de chaque allylation il y a formation de deux corps au moins qu'on peut séparer par distillation fractionnée.

4° Les dérivés monoallylés (qui ont tous une odeur de menthe plus ou moins franche) s’obtiennent avec un rendement d'autant moins bon que le groupe méthyle est plus éloigné du groupe carbonyle. Le rendement est encore plus faible avec la cyclohexanone. Par contre la quantité de cétone initiale récupérée varie en ordre inverse, ce qui donne une mesure grossière du phénomène de diallylation au cours

des monoallylations.

Rendement

en dérivé Cétone initiale monoallylé pur récupérée ‘ a-méthyleyclohexanone. . 37 0/0 8 0/0 8-méthylcyclohexanone. . 16 — En = 7-méthylcyclohexanone. . 16 — 12 — Cyclohexanone nu. 5 — 25 —

5° La réaction de condensation qui accompagne l’allylation est d'autant plus importante que le groupe méthyle est plus

108 R. CORNUBERT +

éloigné du groupe carbonyle et est plus importante encore avec la cyclohexanone.

a-méthylcyclohexanone 2 0/0 y-méthyleyclohexanone 16 0/0 B-méthyleyclohexanone 7,5 — cyclohexanone 23 — 6° La faculté à donner une oxime disparaît à partir de la troisième substitution en &. Il convient d’ailleurs d’ajouter que les cétones allylées qui donnent une oxime l'engendrent plus difficilement lorsque la molécule comporte deux groupes alcoyle en « que lorsqu'elle n'en contient qu'un.

2e Partie. — 1° Les dialcoylcyclohexanones ainsi engendrées sont dans trois cas sur quatre principalement constituées par des cétones dissymétriques ; ce sont ceux de l'aax-méthylallvlcyclohexanone, de l’xx-diallyleyclohexanone et de la y-méthyl-xa-diallylcyclohexanone; les rendements en combinaison benzylidéniques sont tels (72,61 et 73 0/0 que l’on peut considérer ces cétones comme contenant seulement de petites quantités de composé symétrique s'il y en a. Par contre la f-méthyl-a-diallylcyclohexanone n'a donné une combinaison benzylidénique qu'avec le faible rendement de 21 0/0 Sans que nous ayons pu démontrer chimiquement que le reste était constitué par l’isomère symétrique.

20 La formation des combinaisons benzylidéniques s’accompagne de la production d’une substance jaune qui est entraînée par distillation avec ces combinaisons et dont on ne peut les en séparer que lorsque ces combinaisons cristallisent. Le produit de condensation est alors obtenu sous la forme- d'un solide blanc. Ceci explique que l'analyse des combinaisons benzylidéniques restées liquides ne soit pas absolument rigoureuse,

3° Partie. — La réduction de ces allylcétones par le sodium et l'alcool absolu nous a fourni les allyleyclohexanols correspondants tandis que l’hydrogénation catalytique en pré-

sence de nickel, à la pression atmosphérique et à la température de 60-65°, nous a conduit aux propylecyclohexanones, dont la réduction par le sodium et l’alcool nous a donné les cyclohexanols correspondants. Ces opérations nous ont en particulier fourni des isomères normaux de la menthone et du menthol inactifs. Les expériences effectuées’'ont fait ressortir la complexité du phénomène catalytique et quelques remarques ont pu être faites qui serviront de base à une étude ultérieure.

3e Partie. — L'étude des relations entre la constitution des allyl- et propylcyclohexanones et cyclohexanols et leurs constantes physiques a fait aboutir à des règles en général en complet accord avec celles établies par M. v. Auwers pour les méthyleyclohexanones et cyclohexanols. En particulier cette étude milite en faveur de la théorie des groupes doubles de cet auteur, ce qui nous a permis, en nous appuyant sur des considérations spectrochimiques, de penser que la $-méthyl-e-diallylcyclohexanone pourrait bien être surtout constituée par une cétone symétrique, résultat qui sérait conforme à celui fourni par l’action de l’aldéhyde ben-

zoïque sur cette cétone.

5e Partie. — L'étude de l'oxydation permanganique de l’«x-méthylallyleyclohexanone a montré que les produits d’oxydation formés ne sont pas les mêmes lorsqu'on opère en présence de potasse ou en présence de soude.

Dans le premier cas il y a surtout formation du trimère de l'oxyde d’éthylène de formule LVIIT bés accompagné d’une très petite quantité d’un corps qui doit en être la forme monomère LVIII et d’une petite quantité du glycol de formule LXII avec production simultanée d’un acide qui peut répondre soit à la formule LIX soit à la formule LX.

110 R. CORNUBERT

CHS Ê CHS C0 CH#0/ Nc: — CH — CH? Nc - CH— CH?

LV bis LVIII

CH CH

CsH#0// CsH#0//

CH? — CHOH — CH?0H CH2— CHOH - COH

LXIT LIX GE CSH80

Nc: C0 = CO

Dans le second cas nous n'avons trouvé que le glycol de formule LXIL accompagné d’une petite quantité d’un corps qui semble être le composé :

CH? CH

na” NC: . cry Nc

k CHE GPS | |

RUE A A A Pine ns 2 CO co

et du même acide que dans le premier cas. La déshydratation du glxcol par l'isocyanate de phényle nous a donné une petite quantité du trimère précédemment obtenu et un mélange de ce trimère, de diphénylurée que nous n'avons pu éliminer complètement et probablement de l’éther-oxyde précédent.

L'étude de l’oxydation chromique de cette même cétone ne nous à fourni aucun produit défini ; 40 o/o de la cétone sont récupérés, 20 0/0 sont transformés en diacides et 4o o/o sont brûlés. Nous n'avons obtenu qu’une trace d’un produit neutre cristallisé répondant à la formule C’H1103.

Page 1