‹ Contribution à l'étude des Amnésies AsphyxiquesChapitre 12 sur 28 · À. FORMES CLINIQUES · texte numérisé non relu

À. FORMES CLINIQUES

Les observations détaillées d’amnésies asphyxiques sont relativement rares. Les faits relatés sont peu connus. Nous n'avons pu, malgré nos recherches, en observer personnellement. Ce travail a donc pour but de rassembler les faits et les constatations de différents auteurs dans des circonstances analogues, afin d’en tirer des conclusions sur les points de similitude relevés parmi les effets de causes se ressemblant.

Quelles sont ces circonstances, ces causes, et en quoi peuvent-elles être comparables les unes aux autres ? Comme l'indique le titre que nous avons choisi, ce sont des asphyxies vraies, des asphyxies mécaniques.

D'abord la pendaison.

D'après Littré :« C’est un genre de violence dans lequel le corps, retenu par un lien noué autour du cou et abandonné à son propre poids, exerce sur le lien suspenseur une traction assez forte pour interrompre l’entrée de l’air et le cours du sang »(1).

Remarquons en passant que c'est la pendaison, et la pendaison suicide, qui nous à fourni le plus grand nombre d'observations.

(1) Lurrre. Dictionnaire de médecine, Art. Pendaison.

« La strangulation, dit Tourdes,est un acte de violence qui consiste en une constriction exercée directement, soit autour, soit au devant du cou, et ayant pour effet, en s'opposant au passage de l'air, d’arrèter brusquement la respiration et la vie 5 (4).

Nous verrons plus loin sur quels points la pendaison et la strangulation se ressemblent ou différent l’une de l’autre ; disons tout de suite que si la pendaison est le plus souvent un moyen de suicide, la strangulation est en général une action criminelle.

Pour la submersion,, nous trouvons : « Action de plonger ou d’être entièrement plongé dans un liquide... L'homme meurt par submersion, que la totalité du corps ou une partie seulement soit plongée dans le liquide, pourvu que ce soit l'entrée des voies respiratoires » (2).

Nous n'avons trouvé qu'une observation d’àmnésie consécutive à la submeérsion, c'est celle de Dunn eitée par Carpenter, résumée par Ribot (obs 1}, Nous verrons quel intérêt spécial s'y rattache au point de vue pathogéniqué.

Bien entendu, il ne s’agit ici pour nous que de tentatives avortées,

Après des soins éempressés, nos malades sont revenus à la vie, mais ils étaient passés par une période pathologique plus ou moins longue au cours de laquelle on a noté des troubles respiratoires, circulatoires, des convulsions épileptiformes, etc.

La plupart, au moment où on venait les secourir, étaient bien dans l’état que Maurice Perrin déerit comme étant celui qui correspond au mot asphyxie : « Cemot, (de à privatif et sovêx, pouls) dans son acception

(2) Tounpes. Diclionnaire des sciences médicales. Art. Strangulation. (2) Tourpes. Ouvrüge silé, Art. Submersion.

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