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Est-ce que ces quelques mots ne sont pas pour nous toute une observation ? Combien d’autres faits du même genre se sont produits et n'ont pas été mentionnés,
Ainsi donc, avec Wagner et Joffroy, nous pensons que nos amnésies asphyxiques sont le résultat d'un trouble de la circulation encéphalique. Dans la pendaison et la strangulation, anémie consécutive à la compression des gros troncs artériels cervicaux avec où sans obstruction des voies respiratoires supérieures, phénomène d’importance secondaire à notre avis. Dans la submersion, syncope dès l'entrée dans l’eau,
Dans les deux cas, congestion au outre pendant le ranimement.
Par intoxication, Régis à notre sens a voulu parler d'un trouble cérébral très spécial qui doit nécessairement se produire mais qu’on ne peut pas suivre el encore moins étudier sur place, Ce serait une autointoxication de la cellule nerveuse par absence de désassimilation. Mais alors, on néglige du même coup un facteur au premier abord aussi important, l'absence d'assimilation,
De plus à notre avis ces phénomènes très importants certes, mais si petits si ténus, puisque intra-cellulaires, ne doivent pas nous retenir. Nous croyons au contraire faire œuvre utile en portant notre attention sur les autres troubles organiques plus gros qui sont à la base du phénomène.
Mœbius parle de choc émotionnel, d'émotion vive, d'hystérie,
En réalité nous croyons que, dans certains cas, l'émo-
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tion vive peut jouer un rôle. Mais cette émotion, ressentie vraisémblablement par un petit groupe de cellules cérébrales, comment peut-elle agir sur toutes les autres, puisque nous avons, en dernière analyse, une amnésie générale et qu’au début nous avons admis que les différents centres de la mémoire étaient épars dans tout le cerveau ?
Ne produirait-elle pas par hasard une vaso-constriction des vaisseaux avec grand ralentissement de La circulation cérébrale ?
Il est légitime pour nous de faire cette supposition,
Des gens frappés d'une émotion vive ne prennent-ils pas un visage blême, la pàleur du visage ne se rencontret-elle pas au début de la crise épileptique avant les convulsions et au moment précis où nous savons qu'il y a pour un temps anémie cérébrale rapidement suivie de congestion, Et ces mêmes épileptiques ne présentent-ils pas une forme spéciale d'amnésie dite épileptique en tout point comparable à notre ‘amnésie asphyxique simple?
Pour toutes ces raisons, nous voulons, quant à nous, voir un trouble de la circulation, comme facteur de première importance, dans la production de ces amnésies asphyxiques.