‹ Contribution à l'étude des Amnésies AsphyxiquesChapitre 20 sur 28 · TÉMOIGNAGE · texte numérisé non relu

TÉMOIGNAGE

Le témoignage pourra être aboli ou inconsciemment faussé.

Il est certain qu’un asphyxique sera incapable, dans les cas que nous prévoyons, de fournir des renseignements détaillés sur une affaire à laquelle il aurait été mêlé et dont il aurait oublié jusqu'à l'existence. [l serait en conséquence, et sans qu'il y ait aucun mauvais vouloir de sa part, incapable d’aider la marche d’une instruction.

Il y a plus.

Un magistrat pourrait très bien avoir des doutes sur la moralité d’un personnage muet d’une manière aussi surprenante pour lui.

Prenons l'exemple de plusieurs personnes étranglées, L'une d’elles peut être ramenée à la vie et, par la suite,

-ne donne aucun détail sur la scène du crime. Pour beau-

Se coup,sielle ne porte pas des blessures bien apparentes, la complicité ne fera pas de doute,

Il n’est donc pas impossible de voir condamner à des peines sévères un inculpé simple témoin au début de l'instruction.

La victime isolée d’un attentat ne pourra par contre donner aucun détail sur son affaire ni sur la personne de son agresseur.

Faisons une autre supposition, Une personne vend ou donne un certain nombre d'objets de valeur. Puis, voulant en finir avec l'existence, elle se pend ouse noie. On la ramène à la vie et aussitôt, faisant de l’amnésie rétrograde, elle accuse de vol les personnes aux mains desquelles elle voit lés objets lui ayant appartenu. Il appartiendra au juge, mis par le médecin expert au courant de la possibilité d'une amnésie dans ces conditions, d'établir, par un ensemble de dépositions l’inanité des accusations.

Enfin d’autres cas ont pu et pourront encore se présenter ; comme preuve nous rapporterons ce propos de Tourdes : « Nous avons entendu alléguer que, par suite d'une hallucination, une femme, revenue à la vie (après strangulation), avait pris pour le meurtrier une personne qui lui avait donné des soins » (1),

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