VIII, — CONCLUSIONS
À. — On peut décrire rois formes d'amnésies asphytiques :
1° l'amnésie de l'acte et des circonstances qui l'ont précédé, ou amnésie asphyxique simple, dite par certains auteurs, amnésie rétrograde ; |
2° l’amnésie asphyxique rétro-antérograde ;
3° l'amnésie asphyxique antérograde de conservation et de reproduction.
Ces variétés d’amnésies sont le plus souvent localisées et complètes, enlevant au sujet la notion de toute une partie de son existence.
Enfin ce sont des amnésies soudaines, passagères et presque toujours fonctionnelles, Nous n'avons trouvé qu’un cas (Obs. III) d'amnésie organique.
B.— Ici, comme dans tous les cas d'amnésie, le diagnostic n'est réellement difficile que dans les cas de simu- Jation. Il sera fait dès que l'on aura acquis la notion indispensable de l’asphyxie initiale dont nous ferons préciser les circonstances. Il sera affirmé si nous trouvons dans l’évolution des symptômes un rapport de similitu:
de plus ou moins étroit avec l'ensemble des cas rappor-
tés,
Ce pronostic est favorable. Sans doute, dans l'une de nos observations, le malade a évolué vers la démence, mais c'est là un fait exceptionnel,
Pourtant l'affection est en réalité le plus souvent incurable, l'amnésie étant définitive.
D.— Au point de vue médico-légal, nous avons vu l'importance qu'on doit attribuer à ces faits.
Le témoignage pourra être aboli ou inconsciemment faussé. Au criminel certains événements, certaines attitudes pourront paraître très suspectes à un magistrat instructeur n'ayant pas la connaissance de ces états amnésiques.
Au civil, les personnes pourront être lésées dans leurs intérèts,
E. — Pour la pathogénie nous avons cru devoir, avec Joffroy et Wagner attribuer les phénomènes pathologiques à un #rouble de la circulation, Cette opinion est basée, d’une part sur les constatations faites au cours de la période de ranimement (irrégularités et petitesse du pouls, période de congestion), d'autre part sur le mode de production de l’asphyxie (compression des gros vaisseaux du cou. dans, la pendaison), Nous avons cru trouver un bon argument dans ce fait que, pour notre noyée, il y eut syncope au moment de l'entrée dans l’eau, syncope dont l'existence est bien établie par la longue durée de la sub-
mersion n'ayant entrainé nila mort ni aucun accident du côté des organes respiratoires.
Vu :
Le Président de thèse, RAYMOND, Vu : le Doyen, LANDOUZY.
Vu et permis d'imprimer :
Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris, LIARD,
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es
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