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soir, il est réveillé, mais il ne parle pas. Les convulsions avaient cessé avant la visite et n’ont pas reparu durant la journée. |
Le surlendemain, GC... est mieux ; toutefois, il se plaint de souffrir de la gorge. Il ne veut pas avouer qu'il s’est pendu et prétend être victime d’une erreur médicale,
Le 8 août, le sillon est toujours marqué, même sur la partie qui a supporté le vésicatoire.
Le 12 août, le sillon est brun parcheminé,
Le 25 août, CG... est devenu plu; calme et parle d'une façon sensée. Il avoue ne se souvenir de rien de ce qui s’est passé pour la tentative de suicide. Il s’est trouvé à l’infirmerie sans savoir comment. Il dit encore que durant le mois de juillet, en pleine nuit, il avait déjà essayé de se pendre aux barreaux de son lit mais la corde s'était rompue.
Au mois de décembre, le sillon est blanchâtre ; la trace du vésicatoire à la nuque apparaît brunâtre encore.
OBS. VI. — RéGis. Amnésie rétrograde après tentative de suicide par pendaison. Archives cliniques de Bordeaux, 1894, tome IIL page 520).
Tentative de suicide par pendaison chez un homme de soisante-un ans atteint de lypémanie anxieuse avec délire de culpabilité imaginaire. Amnésie rétrograde portant sur une période d'environ vingt-qualre heures, Pas de modificalion du délire, :
Un matin du mois de novembre 1887, vers sept heureés,je suis appelé en hâte auprès d’un malade de l'asile d’aliénés, NANUUT venait de se pendre, C'était un homme de soixante et un ans, atteint de lypémanie anxieuse, avec délire de culpabilité imaginaire et d'indignité, peur de l'excommunication et de l'enfer, refus d'aliments, propension très marquée au suicide, etc,
PRET Pa
L'interne en faisant sa tournée du matin, l'avait trouvé accroché par sa serviette au boulon du volet intérieur de la fenêtre de sa chambre qu'on venait d'entr'ouvrir, environ à un mètre cinquante de hauteur. Les genoux, repliés sur eux-mêmes, touchaient presque le sol ; la tête était inclinée en avant et à droite, la joue gauche appuyée fortement contre le volet ; la langue était pendante et tuméfiée, le pantalon mouillé d'urine. Après l'avoir décroché en le soulevant, puis étendu et dégagé de ses liens, l’interne était venu me chercher.
A mon arrivée, je trouvai M. X... ne respirant plus, insensible, les pupilles dilatées, avec toutes les apparences de la mort. Je pratiquai la respiration artificielle qui finit, au bout d'un certain temps, par amener un très léger mouvement de respiration et à partir de ce moment j'aciivai le retour de cette fonction par l'adjonction de ffagéllations énergiques. Vers dix heures, la vie commença véritablement à revenir et je pus quitter le malade ; mais ce ne fut que le soir, vers six heures, qu'il reprit entièrement connaissance.
Je ne sais si. dans l'intervalle et durant mes absences, il eut des convulsions et des mouvements automatiques de la marche ; je ne les constatai pas pour lma part et ils ne me furent pas signalés. IL faut dire aussi que je ne me préoccupai aucunement de l'existence possible de ces phénomènes. Mais le fait qui me frappa fut le suivant : le soir même, lorsque M. X... fut revenu à lui, jessayai de l'interroger sur sa tentative de suicide et de le gronder doucement à ce sujet. À ma grande surprise, il eut l'air de ne pas savoir de quoi je lui parlais et quand je lui déclarai nettement qu'il savait bien qu'il avait voulu se pendre, il demeura comme stupéfait. Ma première pensée fut qu'il dissimulait. Avec les aliénés, en effet, il faut toujours songer à la dissimulation et il en est beaucoup quinient leurs tentatives de suicide, soit par réticence pure, soit pour pouvoir recommencer à l'aise. Aussi mis-je comme un ‘point d'honneur à obtenir
Maintenon. 6.
du malade un aveu, de sorte que pendant plusieurs jours je le retournai pour ainsi dire en tous sens, essayant même de le faire confesser par l’interne ou par son fils qu'il adorait ; à toutes les questions, à toutes les instances, il opposa les dénégations les plus absolues, se refusant à croire aux détails qu'on lui donnait de l'accident, allant malgré ses craintes religieuses, jusqu'à prendre Dieu à témoin de sa sincérité. Finalement, j'arrivai à croire qu'il disait vrai et qu’il apait, en effet, perdu le souvenir de sa tentative de suicide, ce qui, je l’avoue, me surprit fort à ce moment. En l'interrogeant dans ce sens, je m'assurai même que la lacune de sa mémoire remontait en arrière jusqu'à la veille, au moment du repas du soir, ef qu’elle s’étendait en avant à toute la période de ranimement, à ce point que M. X... ne se rappelait avoir eu ni perte de connaissance, ni malaise quelconque.
I s’agissait donc bien d’une amnésie rétrograde ou, plus exactement, rétro-antérograde, et je restai convaincu que lestentatives graves de suicide par pendaison pouvaient s'accompagner d’une perte lacunaire du souvenir, tout comme les traumatismes du crâne ou les violents chocs moraux.
Je dois dire que cet événement n'eut aucune influence sur l’état mental du malade, dont le délire mélancolique et anxieux persista avec la même acuité jusqu'au moment où, deux mois après, il fut repris par sa famille et ramené dans son pays.
OBS. VIL.— LurHMANN.— Conpulsions et amnésie après retour äla vie chez les pendus.(Ueber Krampfe und Amnésie nach Wiederbelebung.Erhangter) par Lürhrmann (Dresde). Allgemeine Zeilschr, für Psychiatrie, t. LIL.fasc.1, p. 185, 1895. — Revue neurologique, 1895, p. 566.
Antécédents héréditaires. — Alcoolisme. A quatre
reprises, perte de connaissance, une fois avec crises de larmes, très grande excitabilité. Tentative de suicide par pendaison suivie de convulsions épileptiformes ; amnésie rétrograde ne s'étendant qu'à la tentative.
L'auteur repousse l'hypothèse d'hystérie malgré la réussite partielle de l'hypnose, pour admettre une lésion mécanique du cerveau (?) en raison de certains symptômes d’ailleurs très passagers : la disparition du réflexe cornéen, la dilatation pupillaire, l'élévation de la température, etc.
OBS. VIII. — Antécédents héréditaires. — Alcoolisme. Attaques hystériformes. Idées de suicide.Tentative de pendaïison, suivie de convulsions et d’amnésie ; on constata une hémianesthésie complète ; le lendemain, il n'existait plus que les zones d’anesthésie. L'auteur admet l'hypothèse d'hystérie.
OBS. IX, -— Un mélancolique, après une tentative de strangulation, présente une amnésie rétrograde ne s’étendant qu’à sa tentative, et antérograde s'étendant à quelques jours.
OBS. X.— WoLLENBERG. — Arch. f. psychiatrie, t. xxx, f. 1 et 2, 1898 (p. 15, 1obs. Bibl.) Revue neurologique, 1899 p. 189.
Tentative de suicide par pendaison chez un homme de trente-neuf ans, atteint de paranoïa. Perte de connaissance d’environ vingt-quatre heures avec couxulsions généralisées. Amnésie rétrograde comprenant l'acte et les faits qui le précédèrent immédiatement.
Un homme de 39 ans, atteint depuis un an de paranoïa, fait une première tentative de suicide par pendaison, puis
She 2e
une seconde. Après la première, secouru de suite, il n'a pas
perdu connaissance.
Dans la seconde, la pendaison a duré environ 3 minutes :
état comateux, avec ralentissement et irrégularité de la respiration,.parfois type de Cheyne-Stokes, secousses fibrillaires, puis fasciculaires, enfin secousses généralisées de forme tonique, allant jusqu'à l’opisthotonos. Exagération des réflexes, tremblement épileptoïde. Dilatation et immobilité pupillaire dans les crises ; réaction lumineuse faible dans les périodes calmes,quelques mouvements d'apparence automatique. La connaissance revient lentement au bout de 24 heures, les réflexes redeviennent aussi normaux. On constate de la confusion des idées, mais surtout une amnésie rétrograde pour la dernière tentative de suicide, amnésie qui persiste jusqu'à la sortie du malade.
OBS. XI.— NuéGoroperr.— Troubles consécutifs à l'auto. pendaison. (Revue neurologique, 1899, p. 438).
La malade, âgée de 56 ans, est une délirante chronique depuis quinze ans, elle a des accès aigus. Dix jours après une tentative de pendaison, elle présenta de la paralysie faciale gauche avec hémiplégie droite; de l’aphasie, de l’amnésie et de l'agraphie. Cécité et surdité psychiques.
OBS. XII. — Jorrroy. — Amnésie rétro-antérograde conséculive à la pendaison. (Revue neurologique, 1900 p. 992). ;
Tentative de suicide par pendaison chez un homme de cinquante-deux ans atteint de mélancolie avec quelques idées délirantes de persécution, La corde casse, pas d'interruption de la respiration, secousses convulsives dans les membres, Amnésie rétro-antérograde, complète pour les évènements qui ont précédé et suivi la tenlalive, pendant deux jours
environ. Amnésie rétro-antérograde incomplète pour les faits qui ont précédé et suivi la période d'amnésie complète, pour une période de quelques jours.
Le sujet de cette observation est un homme de 52 ans, présentant depuis plusieurs mois un état de mélancolie anxieuse, avec quelques idées délirantes de persécution ; les idées de suicide, d'abord vagues, se sont progressivement développées et sont devenues par la suite très impérieuses,
On ne recueille aucun renseignement intéressant ni sur le père, ni surla mère du malade ; mais on apprend qu'un de ses frères eut des accidents vésaniques caractérisés par des idées de persécution, el qu'une de ses sœurs a présenté, à deux reprises, des troubles mentaux nettement caractérisés.
Le malade est marié, a toujours mené une existence absolument régulière, il est très sobre et n'a jamais eu aucune affection vénérienne. Il a une fille âgée de 20 ans, intelligente, mais présentant un strabisme congénital et ayant des attaques d'épilepsie.
Il semble même que le retour de ces crises convulsives, suspendues pendant plusieurs années sous l'influence d’un traitement bromuré, ait joué un rôle important dans l’apparition de l’état mélancolique du malade : il s’en montra, en effet, très affecté, devint de plus en plus triste, puis nettement mélancolique.
C’est dans ces conditions qu'il songea à se suicider ; il en parla à différentes reprises à sa femme et il lui proposa même de s’asphyxier en commun avec leur enfant.
Peu après, le malade, profitant d’une courte absence de sa femme, se pendit ; la corde cassa et il tomba à terre. Quand sa femme rentra, elle le trouva inerte, mais respirant toujours.
La figure cyanosée était grimaçante.Il y avaitde l'écume aux lèvres,les membres présentaient un certain degré de raideur et bientôt après ils étaient agités de secousses convul-
RCE
-sives. Ensuite le malade s’endormit d’un sommeil comateux pendant près d’une demi-heure. Au réveil, il présentait une agitation extrême, et en proie à des hallucinations terrifiantes il poussait des cris et agitait les bras comme pour repousser des êtres imaginaires. Cet état dura plus de deux heures, après quoi le malade dormit d’un sommeil calme pendant
quatre heures, et quand ensuite il se réveilla, il se montra toujours fort anxieux ettrès troublé, mais. cependant il reconnut sa femme.
La nuitse passa sans aucun incident et le lendemain sa femme s'aperçut avec étonnement qu'il avait complètement -pérdu le souvenir de ce qui s'était passé la veille.
On prit alors la résolution d’amener le malade à l'asile Sainte-Anne etpour cela on prétexta un voyage d'affaires à Paris ; le malade s’y décida facilement et s'habilla seul, sachant fort bien retrouver tous les objets dont il avait besoin.
Le lendemain, dans le service on constate chez le malade lestraces de la pendaison. Un sillon parcheminé, brunûtre, passe au niveau dela partie supérieure du cartilage thyroïde, et s étend symétriquement sur les faces latérales du cou, en remontant vers la partie postérieure des régions mastoïdiennes.
‘ La voix est voilée. .
Le malade ne se rend pas compte de sa situation. Il vient d'apprendre qu’il est à Sainte-Anne. IL en est fort étonné. Il ignore, en effet, qu'il a fait une tentative de suicide, il a oublié son voyage à Paris, il ne se rappelle pas quelles sont les personnes qui l'ont accompagné soit pendant ce voyage, soit au moment de son entrée à l'asile. Il ne se rappelle pas non plus exactement depuis combien de temps il est à Sainte-Anne et enfin, s'il se souvient qu'autrefois ila eu de vagues idées de suicide, il ne se rappelle pas avoir jamais pris une résolution bien ferme d'en venir à l'exécution.
En tout cas, il a perdu, de la manière la plus absolue, le
TOI eu
souvenir des préparatifs et de la tentative de suicide,et pour montrer combien cette perte du souvenir est absolue dans ce cas, nous rapporterons une question que le malade nous a posée cinq jours après sa tentative, lorsque nous essayions vainement de réveiller sa mémoire ; «Eh bien, puisque vous dites que j'ai essayé de me pendre, voudriez-vous me dire en quel endroit cela ce serait passé ? »
On constate cependant que le souvenir est assez fidèle pour les faits qui ont précédé de plusieurs jours et surtout de plusieurs semaines la tentative de suicide, et en particulier le malade fournit les renseignements les plus précis sur l’épilepsie dont sa fille est atteinte et les accidents les plus récents qu'elle a présentés il y a environ cinq ou six semaines.
En résumé, il y a une amnésie totale qui comprend tout ce qui a précédé ou suivi immédiatement la tentative de suicide, pendant deux jours environ. En outre, il y a une amnésie incomplète s'étendant, avant et après la période d'amnésie complète, à un laps de temps de plusieurs jours. Il y a donc amnésie rétro-antérograde.
En présence d'une amnésie aussi nettement caractérisée, il y a lieu de rechercher si le malade présente des stigmates d'hystérie. Or, jamais antérieurement on n'a observé chez lui aucun accident imputable à l'hystérie, il n'y a pas de troubles de la sensibilité, pas de zone hytérogène, pas de rétrécissement du champ visuel. On ne peut donc, a ce qu'il nous semble, dans ce cas du moins, qualifier l’amnésie
d'hystérique.
OBS. XII. — Sérieux et Micnor. — Débilité mentale, délire de persécution à base d’interprétations, épisode mélancolique, tentative de suicide par penddison ; conséculivpement, crises conpulsipes, amnésie rétro-antérograde, alténuation du délire. (Journal de psychologie normale et pathologique, 1905, page 129).
Tentalive de suicide par pendaison chez un homme atleint de débilité mentale, de délire de persécution à base d'interprélations. Crises convulsives. Amnésie rélro-anltérograde ; amnésie rétrograde de conservavation portant sur les quatre ou cinq heures antérieures à Ia tenlative ; amnésie anlérograde partielle, de conservation et de reproduction porlant sur une période de près de quinze jours. Atlénualion du délire.
Après avoir assisté à midi au déjeuner, X... rentra dans la chambre mise à sa disposition ; vers 5 h. 30, il demanda une corde à un domestique et ayant fixé cette corde au crochet de la fenêtre,il se pendit, les genoux touchant le sel. Le malade était dans cette attitude qui lors du suicide du prince de Condé donna lieu à une si vive controverse.
Presque aussitôt débarrassé du lien et porté sur un lit X. présenta une série d'accès convulsifs très intenses, avec morsures de la langue et des lèvres, mais sans incontinence des réservoirs. Les crises se succédèrent à intervalles rap. prochés jusque vers 8 heures du soir ; à la suite survint un état comateux avec stertor résolution complète, congestion de la face et des yeux,qui dura jusqu'à minuit ; à ce moment se produisirent quelques mouvements coordonnés mais la conscience ne revint que le 3 mai vers quatre heures du matin, soit douze heures environ après la tentutive de pendaison.
X... fut amené à Ville-Evrard le 5 mai.L’examen somatique ne nous révéla ni troubles réflexes, ni troubles moteurs, ni troubles de la sensibilité, ni troubles sensoriels, ni trou-
bles pupillaires ; les urines ne contenaient ni sucre, ni albumine. Sur le bord droit de la langue et à lalèvre inférieure existaient des morsures assez profondes rendant l4 parole embarrassée. Au niveau des parties antérieures et latérales du cou, on voyait un sillon linéaire,rougeâtre, dont les extrémités se perdaient en arrière dans le cuir chevelu ; derrière les oreilles, on constatait des traces de sangsues.
Au cours de cet examen, la tenue du maladeet ses discours dénotaient un état de satisfaction anormal aussi peu de temps après une tentative de suicide. Interrogé sur l'origine des lésions observées au niveau de la tête et du cou, X..., sans paraître y attacher d'importance, nous expliqua que « s'étant trouvé indisposé chez son frère, le médecin avait ordonné des sangsues ; le sillon du cou ne devait être que la trace produite par un col trop étroit ; les ulcérations de Ia langue provenaient d’une dent cariée. » Jointe à la satisfaction, la nature de ces réponses nous invita à étudier l'état de la mémoire du malade.
Le souvenir des faits anciens était conservé ; le malade lui-même nous avait fourni tous les renseignements rapportés ci-dessus concernant ses antécédents et son délire de persécution. [1 précisait les dates éloignées, se souvenait de détails, par exemple de son numéro de tirage au sort, de son numéro matricule, etc.
Les événements immédiatement antérieurs au 2 mai, jour de la tentative de suicide, n'étaient également pas oubliés ; X... en faisait un récit circonstancié et exact : le dimanche 29 avril il avait diné chez son père et l'on avait parlé à table de l’'évènement du jour, de l'accident de la passerelle de l'Exposition. 11 nous racontait enfin que le 2 mai,de grand matin, pour échapper à ses persécuteurs, il était venu chez son frère où il s'était couché, et que, sur l'invitation de sa belle-sœur. il s'était levé pour assister au déjeuner.
Les troubles de la mémoire commençaient à partir de cet
- instant : l’amnésie rétrograde ne s’étendait donc que sur les quatre ou cinq heures antérieures à la tentative.
En questionnant le malade directement et sans ménagements sur les événements consécutifs on constatait que la plupart des faits survenus depuis le déjeuner du 2 mai jusqu'au 5 mai n'avaient pas été conservés par la mémoire. Tous les préparatifs du suicide étaient oubliés. La tentative
de pendaison était énergiquement niée :« Gertes, j'ai été très persécuté, très malheureux, mais ma force de caractère me permettra toujours de triompher des ennuis et de lutter contre l’adversité »,
Les troubles amnésiques contemporains de la pendaison avaient été constatés par l'entourage du malade : on avait remarqué que non seulement il ignorait sa tentative de sui-
-eide, mais encore qu’il oubliait au fur et à mesure tout ce qui
...$e passait autour de lui. C’est ainsi que le médecin venu au-
près de lui quatre ou cinq fois en trois jours fut obligé à chacune de ses visites de se présenter à nouveau, il n'était pas reconnu par son client.
L'amnésie antérograde n'était que partielle ; au moment où nous l’examinions, le malade se souvenait d'avoir été souffrant, d’être resté au lit, d'avoir reçu la visite d'un médecin dont il donnait un signalement détaillé, mais dont le nom lui échappait. Il se rappelait bien également les circonstances ayant accompagné son placement à Ville-Evrard et la supercherie empioyée par les siens pour le conduire, à son insu, à la maison de santé, Malgré la persistance de ces quelques souvenirs, X... se croyait ce jour là (5 mai) à la date du à mai, c’est-à-dire au lendemain de sa tentative de suicide. L'amnésie antérograde sans être absolue était done du moins très marquée pour une période de quarante-huit heures.
À partir du jour de l’internement et pendant une quinzaine les troubles de la mémoire persistèrent, mais leur intensité alla progressivement en diminuant ; l'amnésie cons-
tatée pendant cette période était lacunaire et sans aucune systématisation. La perte des souvenirs s'étendait à quelquesuns des événements plus ou moins complexes auxquels le malade était mêlé : tel fait était oublié alors que le souvenir de tel autre persistait sans qu'il existàt de différence perceptible dans leur importance ni d’autres raisons susceptibles d'expliquer cette sélection. Quelques exemples suffiront le lendemain de son placement, X... avait oublié qu’il avait été interrogé par nous la veille et pourtant il nous reconnaissait. Il niait nous avoir écrit et demeura stupéfait quand nous lui mimes sa lettre devant les yeux. Pendant plusieurs jours, il nous posa chaque matinles mêmes questions concernant sa situation au point de vue administratif, la date de sa sortie, les motifs de son internement, etc..., et il s’étonnait lorsque nous affirmions lui avoir déjà répondu à ces divers points. Malgré cela le malade savait où il était, connaissait le nom de personnes qui précédemment lui étaient étrangères, etc. -
Des idées longuement développées par le malade ou d'une grande importance personnelle étaient oubliées, aussi bien que des faits de détails : après quelques jours X.. nese souvint plus d'avoir écrit au procureur de la République pour protester contre sa séquestration. De même, quelques heures à peine écoulées, il perdit le souvenir d’une visite faite par lui dans le pavillon voisin et pourtant cette visite avait provoqué des associations d'idées complexes ; X... avait refusé de s'installer dans ce pavillon, le local étant occupé par des aliénés conscients et curables, il craignait d’être reconnu d'eux plus tard dans le monde et d’en subir un préjudice.
Le malade se rendait compte en partie des lacunes de sa mémoire, mais il s’efforçait deles dissimuler, soit en niant énergiquement les faits qu’on déclarait avoir existé, soit en mettant sur le compte d’une distraction passagère la perte du souvenir.
A partir du milieu de mai, c'est-à-dire une quinzaine après
le début de l’amnésie, nous ne constatämes plus de nouveaux troubles de la mémoire mais aucun des souvenirs disparus ne fut récupéré ; le maladene connaissait que par nous $a tentative de suicide.
Le délire de persécution, très actif au moment de la tentative de pendaison, subit à la suite de celle-ci une véritable rémission.
Dans les derniers jours d'avril le malade n'avait pas un instant de répit, il se sentait traqué de toute part et ne voyait autour de lui qne machinations destinées à assurer sa perte. À partir du 3 mai X.,. cessa de formuler des interprétations délirantes nouvelles ; il croyait toujours à la réalité de ses anciennes conceptions morbides et voyait même dans son internement une nouvelle preuve de la malveillance dont il était l'objet, mais le délire ne se développant plus sans cesse comme auparavant, au gré des événements journaliers, il ne subsistait qu'aux dépens du passé et ne provoquait plus cette anxiété et ce découragement qui avaient poussé le malade au suicide. En somme, la pendaison avait brusquemeut mis un terme au paroxysme du délire.
Après six semaines d'internement, J'atténuation des troubles mentaux devint telle qu'il fut possible de mettre le malade en liberté. Depuis nous l'avons perdu de vue.
OBS. XIV. — Dermas. — Uncas d'amnésie par tentatire de pendaison. (Société de psychiâtrie de Paris, séance du: 19 novembre 1908). — (L'Encéphale, année 1908 i, 2 p. 627).
Tentative de suicide par pendaison chez une femme de vingt-huit ans at-
teinte d'un délire de persécution. Etat de mort apparente, amnésie rétro-antérograde.
Il s’agit d’une jeune femme de vingt-huit ans atteinte d’un délire de persécution à base d’interprétations, tel qu'il a été
PLUIE Cade
décrit en France par Sérieux et Capgras. Les accidents ont débuté chez elle en juin 1907 et ont nécessité un internement dans une maison de santé privée en janvier 1908.
Deux jours après son internement, le 18 janvier 1908, un samedi ; elle fait une tentative de pendaison. Le matin, elle avait pris une purge qu'elle avait vomie presque aussitôt, puis s'était levée, jusque là ses souvenirs sont parfaitement conservés.
Mais dès ce moment commence une courte période de laquelle elle a conservé seulement certains souvenirs. C'est ainsi qu'elle se rappelle avoir fait sa toilette, avoir mis une jupe noire et un corsage et avoir reçu des mains de la garde un livre qu'elle a commencé à lire. Mais, par contre, elle ne peut affirmer si elle a fait son lit avant ou après sa toilette ou si même elle l’a fait ; elle ne sait ni quand, ni comment la garde est descendue, ni ce qu'elle a pu lire dans le le livre que la garde lui avait remis.
Le fait qu’elle s’est mise à lire constitue son dernier souvenir.
La suite des évènements sont rapportés d’après ce qu’elle en a appris et d'après les renseignements de la famille.
La garde serait descendue pour aller chercher de l’eau chaude, par conséquent pendant peu de temps; ce temps aurait suffi néanmoins à Ja malade pour déchirer la lisière de son drap et se pendre au pied de son lit.
Retrouvée dans cette situation par la garde, elle aurait été aussitôt secourue par le médecin qui l’a d'abord crue morte et ce n’est qu'avec beaucoup de peine qu'elle aurait pu être ranimée.
Elie n'a aucun souvenir de la journée du samedi qui a suivi, ni de la nuit du samedi au dimanche, ni de la journée du dimanche. Elle aurait été pendant tout ce temps un peu excitée et loquace, parlant de faits se rapportant surtout à son enfance.
Le dimanche soir seulement, elle commence à retrouver quelques souvenirs encore très imprécis et très parcellaires,
Elle a demandé « où suis-je ici ? » mais ne sait passi on lui a répondu.
Elle a dormi dans la nuit du dimanche au lundi, et ce n'est que depuis le lundi matin que tous ses souvenirs sont parfaitement fixés et évoqués.
C'est à ce moment seulement qu’elle a appris par le mé. decin quelle avait tenté de se pendre et qu'elle a senti que son cou était douloureux. Elle portait au cou les traces d'un sillon qui était disposé symétriquement à gauche et à droite et se perdait seulement au niveau de la nuque.
En parlant de sa tentative, la malade dit: «je ne me rappelle ni avoir déchiré le drap ni avoir fait le nœud, je ne me rappelle pas non plus l'endroit où je me suis pendue.…. on n’a dit que j'avais les jambes repliées et touchant le sol ; il a fallu que j'aie une force de caractère que je ne comprends pas >.
Elle ne se rappelle pas d’ailleurs avoir eu avantla tentative, l’idée du suicide et il faut que celle-ci soit survenue au cours de la période sur laquelle porte l’amnésie rétrograde.
Un fait intéressant à noter c’est que la malade qui Be prète à tout propos, a interprété aussi à propos de sa tentative de suicide et l’a incorporée à son délire. « Pour que je ne me rappelle pas ma tentative, dit-elle, il faut que j'aie agi malgré moi ; donc mon mari (le persécuteur) m'a fait hypno-
tiser et j'ai fait cela étant hypnotisée. »
OBS. XV.— MarGnAND. — Etat de mal épileptiforme, con- ‘fusion mentale et amnésie rétro-antérograde consécutifs à une tentative de pendaison. (Journal de neurologie sous la direction de X. Francorre et J, Croce, n° du 5 avril 1909).
P..., cultivateur, âgé de 46 ans, entre à l'asile de Blois le 26 décembre 1908.
Antécédents héréditaires. — Mère morte paralysée à l’âge de 67 ans, père très violent, nerveux, mort d’ulcère de l'es- tomac à l'âge de 75 ans.
Antécédents personnels. — P.,. est d’une constitution robuste ; il n'a jamais eu de maladie grave.A l’âge de 42 ans, de 15 ans et de 18 ans, il présenta des accès de mélancolie d'une durée très courte. À l’âge de 20 ans, il ‘eut un nouvel accès qui dura six mois.'P... fit quatre ans de service dans un régiment d'infanterie coloniale et était sous-officier au moment de sa libération. A l’âge de 27 ans, il reçut un éclat de fer dans l'œil droit ; la blessure détermina une opacité de la cornée ; la vue est perdue de ce côté. A l’âge de 34 ans, nouvel accès de mélancolie qui disparut sans traitement au bout de cinq ou six mois.P... se maria à 39 ans ; il a actuellement un enfant âgé de 9 ans. Dans l'intervalle des accès de mélancolie, P..., avait un caractère très gai.
Au mois de novembre 4908, pendant un séjour au bord de la mer, P... estpris brusquement de l’idéeobsédante de tuer son enfant. Sous l'influence de cette idée, il devient triste ; il a peur d’être obligé d'accomplir des actes dangereux.Traité dans une maison de santé, il en sort un mois après sans présenter aucune amélioration.
Outre l’idée obsédante de tuer son enfant, il est pris d’im-
pulsions à des actes ridicules ; il est poussé irrésistiblement à imiter le cri des animaux, quelques jours plus tard, il est atteint d'idée de suicide et tente une première fois de se
pendre.
P..., entre à l'asile de Bloïs le 26 décembre 1908 ; il est ob-
sédé par l'idée qu'il aurait pu faire du mal à sa femme et à son enfant, l'obsession au suicide persiste. P... à conscience de ses troubles mentaux ; il manifeste également quelques idées hypochondriaques. Au cours du mois de janvier on note une certaine amélioration dans son état, seule l’idée
obsédante de suicide est aussi prononcée.
16 février 1909. P...,à 7 heures du matin, fait une tenta- :
STTIOGN ES
tive de suicide ; il se pend à l'espagnolette de la fenêtre de sa chambre au moyen d’une corde à laquelle il avait fait un nœud coulant ; les pieds touchaient le sol. L’infirmier qui était chargé de sa surveillance ne l’avaitlaissé seul que quelques minutes ; on peut évaluer à six minutes le temps que P... est resté pendu.
Au moment où P... est délivré, il a perdu complètement connaissance, la face est cyanosée ; les membres sonten résolution complète ; les réflexes cutanés, tendineux et pupillaires sont abolis ; le pouls est à peine perceptible et rapide ; la respiration est complètement suspendue.
On ne constate aucune fracture ou déformation du larynx ; pas d'émission d'urine, de matières fécales, de sperme.
On pratique immédiatement la respiration artificielle, les tractions rythmées de la langue et la flagellation des membres,Au bout de quelques minutes,on obtientune inspiration et dans la suite les mouvements respiratoires deviennent de plus en plus fréquents ; ils sont normaux une demi-heure après le début de l'intervention,
Le pouls est à ce moment nettement perceptible et précipité.
À 9 heures 1/2, P..., qui n'avait pas repris connaissance, est atteint de crises convulsives présentant les caractères des crises épileptiques ; les accès se succèdent sans interruption pendant une heure et demie.
L'état du malade est alors comparable à celui des épileptiques en état de mal. La température est de 38°,1 ; le pouls est très rapide (160 pulsalions par minute). Les crises débutent par une phase tonique durant environ trente secondes ; pendant cette période, les membres inférieurs sont contracturés en extension, les membres supérieurs en demi-flexion ; le corps est en orthotonos et dans certaines crises en opisthotonos. Après celte phase apparaît une période très courte de clonisme ; les secousses musculaires sont très limitées : une bave spumeuse s'écoule de la bouche; la crise se termine par une période de relàchement musculaire incomplète.
PA
On constate pendant cette phase que les réflexes patellaires sont très exagérés, spasmodiques ; les réflexes cutanés “plantaires sont absents. Pendant touté la période. de l’état de mal, les réffexés pupillaires sont complètement abolis : la pupille gauche, seule pupille que l’on peut examiner, est moyennement dilatée. P... a gâté plusieurs fois àu cours de ses accès ; Ra face est violacée et la sueur profuse sur
tout le corps. ‘On constate un piqueté Rens à la face externe des cuisses.
Comme traitement, nous ordonnons un lavement, purgatif; nous pratiquons une saïgnée de 200 grammes ; plusieurs sinapismes sont appliqués aux membres inférieurs,
A 10 heures 1/2, les crises s'espacent ; les mouvements convulsifs sont moins violents ; à 11 heures. ellés ne se reproduisent plus. P... est dans un état comparable à l'indi vidu frappé d'apoplexie cérébrale. La sensibilité et les mouvements sont abolis ; les réflexes pupillaires sont absents ; le pouls est de 120 pulsations par minute.
Le même état persiste les heures suivantes ; la température est de 37°9 à cinq heures du soir.
11 février. — A 9 heures du matin P... a repris connaissance ; il semble chercher à reconnaître ce qui se passe autour‘ de lui ; il ne peut prononcer aucun mot ; il entend cependant et donne la main quand on la lui demande, il semble faire effort pour exécuter les moindres mouvements. P... ne peutécrire, il a de la difficulté à tenir un crayon. Râles bronchiques disséminés. Les réflexes pupillaires sont normaux, les réflexes patellaires sont forts ; pas de troubles dé la sensibilité objective ; la température axillaire est de 37°3 le matin et de 38‘3le soir.P..., a pu avaler un peu de lait. Sillon non parcheminé surtout marqué au niveau du
côté droit du cou. , 12 février. — P.,.. peut parler, la voix est bitonale ; la
confusion dansles idées est très prononcée, P..,. sait qu'il est à l'asile de Blois, il croit qu’il n'est ici que depuis
Maintenon. 7:
45 jours ; on est, d’après lui, au mois de décembre,1900 ; il ne sait pas son âge; il dittantôt qu’il a 88 ans, tantôt 40 ans. Il trouve facilement le nom des objets usuels mais il ne peut dire le nom des personnes qui le soignent. Interrogé sur sa tentative de suicide il se-souvient qu'il a essayé de ‘se pendre «avecune petite corde, dit-il, qui servait à amuser, son enfant ». Il dit d’abord que, la tentative à eu lieu dans la salle des bains, puis à la patère du dortoir et il montre l'en-
droit du doigt.
Il prétend qu'il s’est décroché.lui-même, car iltient à la
vie. Les troubles amnésiques entraînent une tendance prononcée à la fabulation ; P...raconte qu'il a été se promener hier à Brest sur le port il donne des détails sur sa promenade ; il dit. ensuite qu'il a été au marché de C...ily a huit jours ; il a fait des emplettes ; il a acheté un.cheval, P
: donne tous ces détails avec la conviction que tout ce qu il raconte -est-exact.
La mémoire de: fixation, est complètement .abolie.. P
ne se rappelle rien de ce qui s'est passé la veille ; le soir il ne peut dire ce qu'il a fait le matin, P.., a conscience de ce trouble.
- Les réflexes oculaires sont normaux ; les réflexes patellaires sont très exagérés, les mouvements sont mal assurés; la marche est instable ; l'écriture est tremblée, des motset des lettres sont omis. La température est de.37° le matin et.37°9 lesoir.
13 février. — P.,. a causé toute la nuit ;. il. se. levait à chaque instant et demandait à partir chez lui. Même. état. de confusion mentale: P... ne peut encore dire son âge ; il ne sait pas en quelle année nous sommes, il croit qu'il a été au marché de GC... il ya trois semaines, Mêmes. troubles amnésiques portant sur les faits dela veille. La voix est en-
core bitonale. La température est de 37° 7 le matin et de 37°,3 le soir. Teinte subictérique des conjonctives.
14 février. — P... a dormi très peu la nuit; il a deman-
Se er
plusieurs fois sa femme, puis il s’est remémoré les divers “faits de son existence ; les idées sont toujours confuses ; il ne peut donner aucun fait récent avec exactitude. Il ne se souvient plus qu'il a fait une tentative de suicide et proteste quand on luien parle. Les mouvements musculaires sont encore mal assurés, la température:est de 37°4le matin et de 37°8 le soir.
15 février: — Mêmeétat de confusion mentale. P... est très loquace ; la fabulation est très prononcée ; il invente de toutés pièces des faits qui n'ont jamais existé. Mêmes troubles de la mémoire de fixation, P... ne peut se souvenir des faits qui ont eu lieu depuis quelques jours. La température est de 37°4 le matin et de 37°7 le soir. L'écriture est moins tremblée ; quelques mots sont encore omis,
16 février.—P...ne se rappelle plussatentative de suicide ; sa mémoire est très troublée pour les faits récents et les noms propres ; il dit qu’il a 38 ans, qu'on est en 1900 ; puis il dit en 1907, en 1908, il a conscience de ces troubles.
P... porte au pli du coude gauche une plaie résultant de la saignée qu'on lui a faite le jour de sa tentative desuicide, il prétend que cette plaie existe depuis trois semaines ; c’est une épine qui l’aura piqué et il est survenu un abcès.
La teinte subictérique des conjonctives est moins prononcée.
La température axillaire est de 37° 4 le matin et de 37°6 le soir.
La voix n'est plus bitonale ; le sillon du cou est encore apparent.
17 février. P... est plus calme : les troubles de la mé- : moire sont moins accentués.
La mémoire de fixation est moins troublée, P... se rappelle que nous avons appliqué la veille un pansement au niveau de son coude. La température est de 37°1 le matin et de 37° 5 le soir.
18 Février. — P... présente encore quelques lacunes de
la mémoire portant sur les faits récents et sur les noms propres ; il n'a gardé aucun souvenir de sa tentative de suicide. La température axillaire est de 37° 3 le matin et de 37°5 le soir.
19 février. — La température est de 37°2 le matin et de 37°4 le soir. Même état mental.
20 février. — La confusion des idées est complètement disparue ; il persiste encore quelques troubles. amnésiques. La température est de 37°2 le matin est de 374 le soir.
25 février. — P...donne facilement les noms propres des personnes qui le soignent. La mémoire de fixation est normale ; il persiste encore de la lenteur dans la recherche des dates. L'écriture est normale. L'état mental est exactement le même que celui que présentait le malade avant sa tentative de suicide ; il craint d’être poussé encore à se suicider et manifeste quelques idées hypochondriaques.