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Et ces quelques considérations nous montrent que pour établir une classification clinique, c'est-à-dire pouvant répondre à l'esprit d’un travail pratique, on est
obligé de se placer à plusieurs points de vue, ne Savage, Calmeil, Falret, Voisin, Legrand du Saulle, Ribot, Janet, Rouillard, Pitres, Sollier, et d’autres encore ont proposé différentes classifications des amnésies. Ce n'est pas ici le lieu de les reproduire. Contentons-nous de rappeler qu'on peut les grouper de la façon suivante :
a. Classifications psychologiques ; b. Classifications étiologiques ; c. Classifications cliniques ;
d, Classifications anatomo-pathologiques.
Les classifications psychologiques sont très élégantes, mais elles ne sont guère utilisables au point de vue pratique, Est-il toujours possible par exemple d'affirmer au lit du malade qu'une amnésie est une amnésie de conservation ou de reproduction ?
Les classifications étiologiques ne sont pas beaucoup plus pratiques pour le clinicien et l'expert. Sans doute, la notion de cause commande le diagnostic, le pronostic et letraitement, mais cette notion sépare des amnésies cliniquement identiques et comme telle ne peut servir de base à la séméiologie.
Des classifications anatomo-pathologiques, il est à peine besoin de se préoccuper. Outre qu'elles ne répondent pas au but séméiologique, elles nous paraissent singu-