PRÉPARATION DU MALADE
Il arrive que Pon soil amené à pratiquer des amputations d'urgence. C’est lorsque lon a affaire à des gangrènes très rapidement extensives, évoluant en quelques heures, avec signes généraux marqués, pyrexie très élevée, douleurs très intenses.
Mais le plus souvent, l’on dispose d’un certain temps de latence pendant lequel on &evra mettre en jeu une préparation pré-opératoire d’un très gros intérêt.
A) Le traitement général.
A base d’antibiotiques, de tonicardiaques, de diurétiques, au besoin d'insuline, il va permettre &e proposer l’intervention à des malades âgés, plus où moins intoxiqués, défaillants cardiaques, urémiques, diabétiques, ou autres.
B) Le traitement local.
Celui-ci va tenter de corriger autant que faire se peut, les douleurs toujours plus ou moins intenses, l'œdème, la lymphangite tronculaire, les ulcérations infectées. On pourra ainsi intervenir sur des membres sinon sains, du moins stabilisés du point de vue vaso-moteur €t inflam-
matoire.
a) La novocaïne péri-arlértelle,
On emploie cette thérapeutique lorsque la fémorale ne peut être ponctionnée. Il s'avère qu’ainsi se calment les phénomènes infectieux, disparaît la Iymphangite. En associant à ce geste simple, le décapage des ulcérations, les ‘pansements humides, on améliore considérablement la situation locale, et on calme les douleurs.