‹ Contribution à l'Étude des Amputations de Cuisse pour Gangrène dans les Oblitérations Artérielles des Membres InférieursChapitre 46 sur 53 · A) DE L’AMÉLIORATION DE LA MORTALITÉ · texte numérisé non relu

A) DE L’AMÉLIORATION DE LA MORTALITÉ

Les premières statistiques d’ampulation de cuisse atteignent le chiffre de 80 % de mortalité, et ne descendent pas au-dessous de 45 %.

Par la suite, les chiffres descendent aux alentours de 35 Aro

Les travaux de Wertheimer et Gauthier montrent, entre 1934 et 1944, une amélioration nette du pronostic des amputations de cuisse.

Pour notre part, notre chiffre de 22,6 % nous paraît satisfaisant, compte tenu du délai de { mois que nous nous sommes imposé, et du fait que nous avons opéré absolument tous les malades qui nous semblaient justiciables d’une chirurgie mutilatrice, sans rencontrer de contrindication opératoire formelle.

L'amélioration du pronostic de cette intervention nous semble due :

a) D'une part, à la réfrigération ; b) D'autre part, aux soins pré et post-opératoires.

Notons la plus grande gravité de lamputation de cuisse chez la femme :

4 décès pour 9 femmes :

os décès pour 18 hommes.

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TASER B) Du NIVEAU DE L'AMPUTATION.

En présence d’une gangrène plus ou moins étendue d’un membre inférieur, l’expioration €@e Ia valeur fonctionnelle des artères s’obtient grâce à l’oscillométrie, la méthode de Moschowitz, enfin Partériographie qui précise le lieu d’arrêt de la circulation, la valeur des collatérales, lexistence ou non d’une circulation de retour. Ces méthodes sont susceptibles de poser l'indication opératoire et de préciser à quelle hauteur sera pratiquée l’amputation. Cependant, comme l’a dit Bréhant, avec beaucoup de justesse : « C’est finalement sur l'impression clinique d’ensemble, apportée par les données de toutes ces méthodes que la décision opératoire sera prise. »

1° Les gangrènes parcellaires du pied.

a) Ilen est pour lesquelles l’'amputation peut être évitée.

Le nettoyage soigneux, quotidien, les pansements humides, les antiseptiques, les antibiotiques, les intra-artérielles, les infiltrations lombaires, l’artériectomie, la sympathectomie lombaire sont susceptibles d'amener la cicatrisation d’une ulcération péri-unguéale.

b) Parfois, en présence d’une extrémité noirâtre d’un orteil, la guérison peut être obtenue par simple résection de la partie sphacélique de l’orteil, à la demande, sans anesthésie.

c) Mais souvent, la désarticulation de Porteil est nécessaire.

Nous connaissons les précautions recommandées par Leriche dans les amputations d’orteil (R. Leriche. Thromboses artérielles. Masson. 1 volume, p. 366).

« 1° I faut amarrer le tendon fléchisseur avant de Île couper et le fixer par un fil au bord du lambeau plantaire, faute de quoi il se rétracte, emportant des germes avec lui, et, secondairement, il faut pousuivre à la plante une fusée purulente qu’entretient la nécrose du tendon.

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