LP ADE
moyenne de la cuisse. La circulation de retour paraissait bonne, et pourtant, trois mois plus tard, après échec d’une désarticulation d’orteil faisant suite à une artériectomie, puis d’un Syme, la cuisse était amputée.
F) Du TRAUMATISME OPÉRATOIRE CHEZ L'ARTÉRITIQUE.
1° La sympatheclomie lombaire.
Nous ne ferons que rappeler que la sympathectomie lombaire est une intervention dangereuse, à partir d’un certain âge (soixantaine) ; dans les poussées évolutives de l’artérite ; dans les états pré-gangréneux. La littérature ne manque pas de publications de malades ayant présenté à la suite de cetie intervention des phénomènes ischémiques rapidement évolutifs. Aussi, avons-nous toujours été extrêmement prudent dans les indications de cette intervention, moyennant quoi, nous n'avons pas eu à déplorer d'accidents.
Si nous envisageons les observations de nos malades sympathectomisés lombaires, auxquels nous avons dû pratiquer ultérieurement des amputations de cuisse, nous constatons :
— que dans l'observation N° VIII, l’amputation a été réalisée deux ans après la sympathectomie ;
— que dans l'observation N° XII, le déjai a été également de deux ans.
il est incontestable que, pour notre part, en aucun cas, la sympathectomie n’a pu être reconnue comme responsable des accidents ischémiques observés ultérieurement.
20 Les interventions sympathiques mineures.
Nous avons, par contre, eu à déplorer des échecs à la suite des interventions type artériectomie, sympathectomie péri-artérielle.
Il nous a paru en effet, non seulement que, chez certains malades, cette thérapeutique ne les avait pas améliorés (voir observation N° XXIII échec d’artériectomie fémorale), mais encore avait aggravé l’évolution de l'affection de facon très rapide.
Cest ainsi que dans l’observation N° XXV, nous constatons dès le lendemain d’une sympathectomie péri-fémorale effectuée dans d'excellentes conditions, un syndrome ischémique du membre inférieur rebelle à tout traitement. Il semble qu’il existait avant l'intervention un équilibre vaso-moteur, et que celui-ci, du fait du traumatisme opératoire, ait été rompu. Cette femme avait 73 ans. Nous avons retenu de ce cas la prudence dans les indications des interventions sympathiques même mineures, à partir d’un certain âge, et en cas d’ischémie menaçante.
3° D'ailleurs, n'importe quel geste chirurgical peut chez l’artéritique être responsable d’une évolution défavorable.
L'observation N° XII nous montre, à la suite d’une amputation de cuisse gauche, le développement rapide d’une ischémie du membre inférieur droit ayant nécessité Pamputation.