CONCLUSIONS
I. —— La gangrène est malheureusement l’aboutissement fréquent, à plus ou moins brève échéance, des artérites oblitérantes des membres inférieurs et des embolies. Le nombre d'observations que nous avons pu réunir en lespace de quatre ans en est le témoignage.
IT. — Il s'avère que beaucoup d’artéritiques arrivent à ce stade où la thérapeutique mutilante est la seule possible, sans avoir été suivis et traités.
III. — L'application précoce des thérapeutiques médicales et l’apport des méthodes chirurgicales sont susceptibles d’enrayer ou de retarder lapparition de la gangrène.
1V. — Notre statistique restreinte ne nous permet pas de porter un jugement définitif en ce qui concerne l’aggravation de l’évolution des artériles à la suite des interventions sympathiques. Nous ne rapportons, en effet, qu’un seul cas. Il est vrai que nous avons été très prudent dans les indications de ces interventions à partir d’un certain âge, et dans les périodes évolutives des artérites.
V. — L’amputation de cuisse apparaît le plus souvent comme une nécessité dans les gangrènes artéritiques. Si la médication vaso-dilatatrice à titre pré-opératoire nous a paru intéressante pour corriger les phénomènes inflammatoires et vaso-moteurs, et permettre une meilleure cicatrisation ultérieure du moignon, il ne nous a pas semblé que cette médication permettait d’abaisser de façon sensible le niveau de lamputation.
VI. — Cette amputation reste grevée d’une mortalité considérable. Il est vrai qu’elle s’adresse à des malades d'âge avancé.
VII — Cette mortalité est pourtant très diminuée par apport aux statistiques anciennes. Elle est pour notre part de : 226 %
VIII. — Les facteurs qui ont modifié les résultats sont, à notre avis :
a) La préparation des malades, aui est pratiquement toujours possible. On ne pratique d’amputation d'urgence que de façon lout à fait exccptionneile.
b) La réfrigération qui permet de minimiser le choc opératoire, autorise la fermeture partielle du moijignon, donne une cicatrisation relativement rapide. Elle diminue les risques d’un décubitus prolongé, et augmente ainsi d'autant les chances d’une récupération fonctionnelle.
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LE DoÿEN : LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE :