‹ Contribution à l'étude des amyotrophies spinales progressives au cours du tabèsChapitre 28 sur 31 · NE: SR · texte numérisé non relu

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Pour NaG£orTE les lésions des racines antérieures seraient prédominantes. Ces foyers de radiculite transverse expliqueraftnt, pour lui, les troubles trophiques musculaires. Mais dans ce cas la topographie des atrophies devrait rcvêtir le type radieulaire, ce qui est exceptionnel (WiLsox).

Enfin, pour A. Leri, il s’agit non pas d’une poliomyélite antérieure primitive, mais d’une méningo-myélite vasculaire syphilitique diffuse. L’atrophie des cornes antérieures lui est secondaire ct se trouve constamment associée à des lésions plus ou moins accusécs de la substance blanche, des vaisseaux et des méninges. Au début, ces altérations consistent en une infiltration lymphocytaire généralisée qui disparaît plus tard pour faire place à des lésions scléreuses atteignant les cordons postérieurs et parfois les faisceaux antéro-latéraux de la moelle.

Le processus de vascularite spécifique serait primordial pour LapiNsxI et provoquerait l’ischémie de la moelle, ce aui expliquerait les caractères histologiques de Patrophie cellulaire, sa topographie en foyers et l'absence de réaction névroglique.

Mais que ce soit le processus méningitique ou la vascularite qui prédominent, c’est toujours l'infection syphilitique qui est en cause. C’est le processus de méningo-myélite vasculaire spécifique qui, après avoir sclérosé les cordons postérieurs de la moelle en déterminant le tabes, produit la dégénérescence des cornes antérieures qui est la

cause de l'amyotrophie progressive. .

Conclusions

Les amyotrophies spinales progressives se développent chez les tabétiques surtout de sexe masculin entre 35 ci 90 ans.

Le début de laffection, en général lent et progressif, peut, dans quelques, cas, se faire rapidement et l'atrophice frappe alors en quelques semaines un territoire musculaire étendu.

Les premiers muscles touchés sont, en général, ceux des éminences thénar et hypothénar. Puis viennent, par ordre de fréquence, les muscles de la loge antéro-externe de la

jambe et enfin ceux de la ceinture scapulaire.

L'amyotrophie spinale progressive se caractérise par l'existence de contractions fibrillaires et d’une réaction de dégénérescence partielle des muscles atteints. Elle progresse classiquement par poussées évolutives subaiguës séparées par des périodes de rémission souvent très longues. Elle s'étend par sauts en atteignant successivement des ter-

ritoires parfois éloignés les uns des autres.

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