CONCLUSIONS
De l'étude qui précède nous pouvons conclure :
1° Que les anévrysmes cirsoïdes, dont le siège Je plus habituel est la face et le crâne. reconnaissent comme origine soit un traumatisme, soit un nœvus artéricl, cette dernière éliologie étant fort probablement plus fréquente, en réalilé, que la première. /
2° Que les anévrysmes cirsoïdes sont constitués, non pas seulement par des varices artérielles, comme le croyalent les anciens auteurs, mais que, à côté de lecasie des vaisseaux et des capillaires artériels, on note une ectasie identique et équivalente des vaisseaux et capillaires veineux.
3° Que l'anévrysme cirsoïde est une affection grave, à marche continue et rapide. Dans quelques cas très rares on a vu la tumeur rester stationnaire où même guérir spontanément, c'est pourtant une évolution exceplionnelle sur laquelle il ne faut pas compter. L'accident le plus redoutable est sans contredit l’hémorragie.
4 La gravité du pronostic commande la nécessité et la précocité de l'intervention. Le procédé dé choix est l'extirpation de la tumeur ; les anciens modes de traite-
ment par la compression, la ligature des vaisseaux, Îles injections coagulantes n'étant plus employés que dans
les cas où l'opéralion radicale est impossible.