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de la région. Mais comme de telles lésions existent presque toujours avant l'atteinte pneumobacillaire, il est difficile de vérifier le fait.
En résumé, nous ne pouvons que confirmer au point de vue clinique, le double caractère de bénignité et de ténacité, déjà mis en évidence par Nicolle et Hébert, pour les angines à pneumobacille de Friedlaender.
EX. — Angines à baciiles diphtérique et de Friedlaender associés.
Il était à présumer que, du moinent où l’on trouverait comme hôte assez fréquent des cavités bucco-nasales des sujets sains, le bacille de Friedlaender vivant à l’état de saprophyte et doué d’un pouvoir pathogène latent, au moins dans sa descendance, étant donné cette circonstance, on devait voir la virulence du bacille se manifester à l’occasion d’une infection angineuse diphtérique et donner lieu à des formes associées de la maladie.
Le bacille de Friedlaender devait se comporter, dans ce cas, de la même façon que les associés habituels de Loœffler, nous avons nommé les strepto, staphylo et pneumocoques, le coccus Brisou, le tétragène et les bacilles du groupe coli qui, comme le pneumobacille, figurent aussi, fréquemment, dans la flore bactérienne du rhino-pharynx et de la bouche des sujets en bonne santé.
L'observation a confirmé cette assertion a priori. Nicolle et Hébert (observation XXXV), Pakes (observations XXXVI et XXXVII), Billet (observation XXX VIII),
nn Curry (observations XXIX à XXXIV), ont signalé des cas de ce genre.
Comme on le verra, en parcourant les observations de ces auteurs, il est difficile de tirer des conclusions au sujet de l'allure et de l'évolution de la maladie, en se basant sur les deux seuls comptes rendus qui soient suffisamment explicites.