‹ Contribution à l'étude des angines à bacille de FriedlaenderChapitre 42 sur 42 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° Le pneumobacille encapsulé de Friedlaender, qui vit fréquemment à l’état de saprophyte dans la cavité buccale chez l’homme, peut y acquérir de la virulence, surtout chez des sujets prédisposés aux infections rhinopharyngées.

2° Il provoque alors des angines et des amygdalites de types variés, mais qui, le plus souvent, affectent la forme pseudo-membranenuse. Dans les fausses membranes, on trouve presque toujours le bacille à l’état de pureté.

3° Dans des cas plus rares, le Friedlaender peut agir en infection mixte, avec le Lœffler, pour créer des angines diphtériques associées,

4° Au point de vue clinique, la marche de la maladie est surtout chronique ou subaiguë, témoignant d’un caractère de ténacité et de bénignité remarquables.

Il existe aussi des cas aigus, et tous les intermédiaires entre ces deux extrêmes.

5 Le diagnostic peut en être fait quelquefois, rien que par l’examen des seuls signes objectifs.

Mais c’est uniquement l'investigation bactériologique qui est susceptible de nous donner des résultats certains. On devrait, sinon en faire usage dans tous les cas d’angine, du moins y avoir recours toutes les fois qu’il s’agit d’angines pseudo-membraneuses.

En procédant ainsi, il est plus que probable que le chifire relativement restreint d’angines à bacilles de Friedlaender connues dans la littérature médicale {total de trente-huit observations publiées jusqu’à ce jour), -s’accroitrait dans une notable proportion.

6° Le pronostic des angines pneumobacillaires est bénin, bien que le traitement ait peu de prise sur elles.

Les cautérisations par le thermo ou le galvano-cautère ont seules semblé donner quelques résultats.

Vi: AE Nancy, le 9 juillet 1908. Nancy, le 10 juillet 1908. LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, LE Doyen DE LA FACULTÉ, MACÉ. | GROSS.

Vu et permis d'imprimer :

Nancy, le 11 juillet 1908.

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