OBSERVATION II
« P, R., âgé de 37 ans, soudeur, entre dans le service le 12 février 1938 avec le diagnostic de rubéole. La maladie a débuté brusquement la veille par des frissons, de la dysphagie, une sensation de malaise. Le soir même apparaît une éruption qui, débutant à la face, se généralise rapidement. Pas de coryza, Iêger catarrhe oculaire. Le lendemain, le malaise persistant, le malade entre à Claude-Bernard. A l’examen, le 13, T° 37°8, on se trouve en présence d’un malade ayant bon état général; l’éruption est discrète : faite d’une rougeur uniforme de la face, du thorax, des faces d’extension des avant-bras, des cuisses. Pas de prédominance aux plis de flexion, pas de signe de Pastia. La gorge est rouge, sans enduit pultacé. La langue est blanche, uniformément. Mais là encore, on est frappé par la multiplicité des adénopathies sous-maxillaires, carotidennes, axillaires, sus-épitrochléennes, inguinales. La rate est percutable sur la largeur d’une paume de main. »
On pratique un examen hématologique le jour même, qui montre
Globules rouges ......... Æ.980.000 Globules blancs. : ....... 7.800 L'OPNSAnDEUIrTOS PEER 30 Moyens monos ......... 43 Grands monos .......... 9 LVMDHOS LL TS Un : 12
Le diagnostic serait très hésitant, malgré l’éruption qui
On
serait en faveur d’une rubéole, car des éruptions de types divers ont été décrites au cours d’angines à monocytes. On pratique alors une séro-réaction à la mononucléose infectieuse qui est négative, le taux des agglutinines étant inférieur à 5 unités.
Il s'agissait donc d’une rubéole.