‹ Contribution À L'Étude Des Anus VulvairesChapitre 15 sur 16 · Régnat. Thèse de Paris · texte numérisé non relu

Régnat. Thèse de Paris

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Il incise selon le procédé de Rizzoli, dissèque, : mais insiste sur la dissection de la partie fibreuse de l’orifice anormal. Il y a même lieu de réséquer cet anneau fibreux qui peut, lorsqu'il existe, donner lieu à de la rétention des matières après la nouvelle opération.

IL termine selon le même procédé en insistant beaucoup sur le soin apporté aux sutures.

Quelques précautions en effet sont bonnes à prendre. La situation du champ opératoire, menacé par le contact des matières fécales, oblige à redoubler de précautions. La péritonite peut menacer le chirurgien si son bistouri septique, mal dirigé, vient à perforer la séreuse abdominale ; mais la disposition du péritoine est telle dans ces abouchements que la péritonite ainsi causée n’a jamais été observée.

Des hémorragies sont venues obscurcir le champ opératoire. Elles n’ont jamais eu de caractère inquiétant et ont pu être arrêtées.

Le thrombus des parois rectales, l’abcès méconial n’ont été mentionnés nulle part.

Le prolapsus de la muqueuse rectale constitue une complication peu redoutable. Il faut un temps variable pour sa disparition suivant son degré.

L'incontinence des matières fécales est normale dans les premières heures et même les premiers jours. Elle peut persister, quoique légère, six semaines après l’opération ; mais on voit les fibres mus-

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culaires d’abord très faibles prendre une force de plus en plus suflisante et devenir le siège de contractions qui vont permettre un fonctionnement régulier de la défécation.

On peut donc dire que la transplantation de lanus au périnée, ainsi pratiquée, est une opération simple, bénigne, rationnelle.

Elle est simple :

En effet, elle ne nécessite aucune attention minutieuse et ne présente pas de réelles difficultés d’exécution.

Elle est bénigne :

En dehors en effet des cas où elle a été employée trop tardivement, elle n’a jamais causé la mort.

Elle est rationnelle.

Elle peut en elfet être suivie d’une restitution anatomique et fonctionnelle des organes de cette région aussi voisine que-possible de la normale.

Comme nous l’avons vu, les résultats de cette intervention sont satisfaisants et encourageants.

A cet égard faut-il encore distinguer les résultats immédiats et les résultats éloignés. Les premiers sont toujours meilleurs que les seconds.

A la suite de l'opération, en effet, les choses sont parfaitement remises en place. L'anus occupe sa situation normale. Par la vulve, il ne sort plus de matières. On ne voit plus de ces évacuations intermittentes et insuffisantes qui aboutissaient à de vraies crises d’occlusion.

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Au point de vue esthétique et fonctionnel, voilà donc des résultats immédiats qui sont bons. Ils sont, même en dehors de légères complications, toujours excellents.

Mais il faut un peu songer aux résultats éloignés. Seront-ils toujours aussi bons au point de vue fonctionnel ? Ne surviendra-t-il pas dans l’anus nouvellement créé des modifications lentes et progressives ?

Assez fréquemment en effet surviennent de ces modifications quelle que soit la perfection du résultat opératoire.

L’orifice anal peut en effet se rétrécir progressivement, comparable en cela à une cicatrice. C’est ce que nous trouvons signalé dans notre observation I. L'enfant, opérée avec un beau succès, est ramenée pour être dilatée aux bougies d'Hégar pendant deux mois.

Ce resserrement progressif de l’orifice anal, comparable à une rétraction cicatricielle survient de préférence lorsque la réunion primitive a échoué. D’où cette indication de s’efforcer à obtenir une réunion par première intention, d’où aussi la nécessité de ces dilatations répétées, voire même de débridements au bistouri si l’on veut éviter la rétention stercorale.

D'autres fois on tombe dans l'inconvénient mverse et on peut être en présence d’un relâchement de lorifice anal, qui ne retient d’abord plus les gaz, puis peu à peu laisse passer les matières liquides. I est exceptionnel que l'incontinence existe pour les

matières solides.

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Malheureusement contre cette dernière complication on serait désarmé. Elle a pu tenir à l'échec de la réunion par première intention de la plaie opératoire, Elle semble plus souvent devoir être due à une insuffisance locale des sphincters ou du releveur anal.

Il faut encore penser à une fistulation possible du rectum au périnée ou à la vulve, fistule supplémentaire qui pourrait venir de ce que le rectum a été blessé au cours de sa libération ou qu'on a compris sa tunique dans un des fils de la ligature périnéale, ou enfin qu'il a été trop insuffisamment libéré.

Ces fistules pourraient guérir spontanément, comme guérissent les orifices vulvaires du rectum quand on se contente comme on le fait souvent d’un simple abouchement de ce dernier au périnée. C’est néanmoins un mode heureux de terminaison sur lequel il ne faut pas trop compter et il existe des cas où une, parfois deux opérations nouvelles ont dû venir remédier à l’insuflisance de la première.

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