‹ Contribution à l'étude des Apocynacées toxiquesChapitre 25 sur 33 · PR · texte numérisé non relu

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raturé et entièrement solidifiée à + 13, d'uné saveur agréable rappellent celle de l'huile d'amande douce. C'est également ces caractères que lui attribue War.

Par contre, Sorrr (1) parle des propriétés émétiques et purgatives de cette huile, et, en 1881, Kanny Lo Dex (2), à propos d'un noyau moyen d'empoisonnement employé aux Indes Anglaises, dit que cette huile possède une saveur âcre et amère et constitue un poison narcotico-âcre très actif.

Personnellement, nous avons extrait l'huile des graines de Thevetia, tantôt par l’éther de pétrole, tantôt par l’éther rectifié du commerce (D—0,724) et nous avons remarqué que dans le premier cas l'huile est toujours limpide, brillante, de coloration jaune clair, d'’odeur fade très peu marquée et de goût agréable, que l'extraction ait été faite à chaud ou à froid, tandis que par l’éther de D—0,724, l'huile obtenue est toujours amère, d’odeur faible, d'aspect jaune rougeâtre et trouble. Ces caractères sont d'autant plus marqués que l’extraction a été faite à chaud.

Quel que soit le mode d'extraction, l'huile que nous avons obtenue se trouble fortement vers 15° et laisse déposer un abondant précipité cristallin, blanchâtre, qui disparaît complètement dès qu’on réchauffe l'huile vers 17-18°. Si l’on abaisse la température au-dessous de 4%, ce précipité augmente, au point d'envahir toute la masse, mais si l’on retourne le vase qui contient l'huile, celle-ci est encore suffisamment fluide pour s'écouler au dehors. Il ne faut pas confondre ce précipité avec un autre dépôt blanc, dense, granuleux, généralement peu abondant qui se forme, même au-dessus de 16°, au bout de quelques jours, dans les échantillons d'huile extraite à l’éther rectifié et dans ceux-là seulement,

Par exposition à l'air, aucun des deux échantillons ne présente de tendance à la siccativité, même au bout de deux

mois.

(1) SHontt.— În Dymock : Loc. cil., p. 418.

(2) Kanny Lozz Dex. — Indian tous in cases of poisoning. Pharin,

Journ., London, 1881, (3), 12, p. 397.

He 0)

Caractères physiques. — Les caractères physiques de l'huile diflèrent également suivant le mode d'extraction.

L'indice de réfraction a été déterminé à la température de — 22%, au moyen de l’oléo-réfractomètre de JEAN et AMAGAT. Nous avons obtenu pour des échantillons d'huile fraîchement extraite : — 9° pour l'échantillon extrait à l’éther de pétrole, soit un indice de réfraction de 1,4675 — 0,00025 X 9 = 1,4658. et — 7° pour celui extrait à l’éther de D : 0,724, soit un indice de réfraction de 1,4675 — 0,00025 x 7 = 1,4657.

La déviation polarimétrique est également différente dans les deux cas. Prise à +16° dans un tube de 20 cm. de long, elle est nulle pour l'huile extraite par l’éther de pétrole et lévogyre (= — 036’) pour l'huile retirée au moyen de l’éther rectifié.

La densité des deux échantillons a été déterminée par la méthode du flacon à la température de 16°. Nous avons obtenu D — 0,9141 pour l'huile extraite à l’éther de pétrole et D = 0,9187 pour celle extraite à l'éther rectifié.

Parmi ces caractères, la densité seule avait été déterminée auparavant: DE Vry et Warr donnent le chiffre de 0,9148 à + 25° pour une huile extraite par la benzine, ce quise rapproche sensiblement de la densité de notre échantillon obtenu au moyen de l’éther de pétrole.

Caractères chimiques. — 1° Jndice d'acidité. - Ce dosage à été effectué sur un échantillon retiré par l’éther de pétrole et sur un autre extrait par l'éther ordinaire, tous deux de préparation récente :

a) 9 gr.,565 de la première huile ont été émulsionnés dans 30 cm d'alcool neutre à 95°, et additionnés de quelques gouttes de phénol-phtaléine. Il nous a fallu 5 em#,l de solution de soude N/10 pour amener le mélange au rose.

Soit en acide oléique et pour 100 gr. d'huile :

ps LC 9,565 ;

b) 9 gr.,854 du second échantillon, traités de la même façon ont absorbé 5 cm°,4 de solution de soude N/10.

Soit en acide oléique et pour 100 gr. d'huile :

28 5,4 0,0282 — x 100 PT

2° Indice de saponification. — a) Déterminé par saponification au B.-M. pendant 20° de 3gr.,036 d'huile extraite à l'ether de pétrole, par 50 cm* de solution alcoolique titrée de potasse. Ces 50 em° correspondent à 23 em*,1 de solution acide normale. Après saponification, il a fallu 12 em°,5 de solution normale acide pour neutraliser l'excès d'alcali.

L'indice de saponification de l'huile est donc:

b) La même opération a été effectuée sur 4 gr.,722 d'huile extraite à l’éther rectifié du commerce, saponifiée par 50 em* de solution alcoolique titrée de potasse correspondant à 23 cm°,1 de solution normale acide. Il a fallu 6 emè,9 de solution normale acide pour neutraliser l'excès d’alcali.

L'indice de saponification de cette huile est donné par :

3° Indice d'iode. — Cette indice a été fixé par le procédé de Hügz, à froid, en présence de bichlorure de mercure, Durée de contact : 2 heures.

a) 0 gr.,755 d'huile extraite à l’éther de pétrole ont absorbé üne quantité d’iode égale à 84 cm°,4 — 35,2 — 49 cm°,2 de solution N/10 d’hyposulfite.

Soit un indice d’iode de :

pre) 0,755

b) 0 gr.,758 d'huile extraite à l'éther rectifié ont absorbé une quantité d’iode égale à 84,4 — 39,8 — käcm,6 de solution N/10 d'hyposulfite,

Do d Soit un indice d'iode de :

44,6 x 0,0127 X 100 ., à 0,758 air

hs Indice d'acétyle. — On sait que la mesure de cet indice permet de reconnaître la présence d’acides-alcools parmi les constituants d’une huile, en traitant par l’anhydride acétique les glycérides à fonction alcool et en mesurant ensuite la quantité d'acide acélique ainsi combinée. BENEDIGKT et Ucser qui préconisèrent ce procédé opéraient sur les acides gras ; LEWKOWITSCH montra que ce mode opératoire était défectueux et qu'il fallait opérer sur les glycérides et non sur les acides eux-mêmes. Car les acides gras à fonction simple (laurique, palmilique, etc.), traités par la méthode de Bexepickr, sont convertis partiellement en leurs anhydrides, non décomposables par l'eau bouillante, mais d’où la saponification par la potasse r'égénère les acides primitifs. D'où un irdice d'acétyle plus ou moins considérable.

Nous avons donc suivi la méthode indiquée par LEwxowirsca (4), méthode adoptée au Congrès International de Rome (2), de 1907.

a) 1 gr.,275 du produit acétylé provenant de l'huileextraite à l’éther de pétrole, saponifiés par une quantité de potasse alcoolique correspondant à 45 cm°,5 de solution normale, ont absorbé 15 cm#,5 — 10 cm°,7 = 4 cem°,8 de solution N de potasse. L'indice de saponification de cette huile acétylée est donc :

4,8 > 0,056 x 1000 LH De

En adoptant la formule indiquée par M. Em. AKofté (3), on en tire l'indice d’acétyle, connaissant l'indice de saponification [195,5] du produit lui-même:

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